En finir avec l’État Providence, redonner le pouvoir réglementaire aux collectivités, faire de la France un « pays attractif pour ceux qui travaillent »… Lors de sa rentrée politique, le maire de Cannes et président des maires de France a aussi dit son manque de confiance en François Bayrou et l’absolue nécessité de réaliser une primaire à droite, la plus large possible.Le décor est immuable : la butte Saint-Cassien, posée loin de la Croisette, dans le quartier de La Bocca, une sorte de bulle de verdure où se sont pressés samedi soir tout ce que le patron de Nouvelle Energie compte de militants et sympathisants. Un rendez-vous « fondamental » pour le maire de Cannes, peut-être un peu plus que les années précédentes, alors que dans six mois se tiendra le scrutin municipal.
D'ailleurs l'exercice samedi soir a nécessité un subtil équilibre, entre projets pour Cannes - il ne fait aucun doute que même s'il n'est pas officiellement candidat, David Lisnard devrait solliciter un troisième mandat - et perspectives pour la France.
Pas de confiance à Bayrou
Monté sur scène au son de « There is no another way » de Blur, le président de Nouvelle Energie a donné le ton. Non, il ne fait pas confiance à François Bayrou pour redresser le pays, - « père la Vertu qui a voté tous les budgets de François Hollande et Emmanuel Macron » - oui il faut une primaire à droite, élargie à tous ceux qui se revendiquent de ce courant, car « nous ne pouvons partir divisés au premier tour ».
La réforme de l'État est la mère de toutes les batailles.
Sur la situation de blocage qui pointe le bout de son nez, David Lisnard ne se fait pas d'illusion mais soumet ce qui serait la solution : un Président de la République qui décide de partir « dans trois ou quatre mois » pour sortir le pays de l'ornière où il est enfoncé. « Mais pour cela il faut agir en homme d'État », lâche-t-il, comme pour faire comprendre que ce scénario ne risque pas d'effleurer l'esprit d'Emmanuel Macron.