De Muselier à Lisnard, pourquoi Barnier est plébiscité
Laurence Bottero
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Rémi Benoit
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En moins de 24 heures, son nom est passé de rumeur à annonce officielle. Mettant ainsi fin à 51 jours d'attente, la France retrouvant un Premier ministre et mettant fin aux conjectures.
Dans le Sud, de Christian Estrosi à David Lisnard, de Camille Galtier à Renaud Muselier, pas un homme politique qui ne dise, quelques minutes après la nomination officielle, sa confiance en Michel Barnier.
Et le discours prononcé sur le perron de Matignon par le nouveau Premier ministre ne fait, sans doute, que les conforter en ce sens. Avec une certaine force tranquille, le Savoyard, ancien ministre, ancien commissaire européen, n'y est finalement pas aller par quatre chemins, promettant de dire la vérité sur la dette financière comme sur la dette écologique.
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Une promesse qui va dans le sens de ce que martèle par exemple David Lisnard. Lors de sa rentrée politique la semaine dernière, le patron de Nouvelle Energie se disait atterré par l'absence du sujet dette publique lors des débats entourant les élections législatives. Le président de l'AMF qui appelait le monde politique à regarder « la réalité en face ». Apparemment, voilà une confrontation qui ne fait pas peur à Michel Barnier.
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En évoquant, dans une seconde partie de son discours les territoires, les entreprises industrielles, celles issues du monde agricole, le Premier ministre est ainsi raccord avec une certaine idée de la décentralisation. Celle que plaide Christian Estrosi, ex-ministre de l'Industrie, président de la Métropole Nice Côte d'Azur qui déjà avait titillé le président de la République sur un manque d'écoute vers les régions. Un discours qui plaît évidement aussi à Camille Galtier, maire de Manosque et président de la communauté d'agglomération Durance Verdon Lubéron dans les Alpes de Haute-Provence. Un discours qui plaît encore davantage au président délégué de Régions de France, Renaud Muselier. En juillet dernier, lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, les deux anciens ministres s'étaient retrouvés sous le soleil et les arbres du parc Jourdan, pour une discussion à bâtons rompus en apparence, mais sans doute plus profonde que cela. Avec, peut-être, un sujet commun : les futurs Jeux Olympiques de 2030 qu'accueilleront les Alpes françaises. Michel Barnier, pour rappel, a été le patron des Jeux d'Albertville.
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