Emmanuel Macron à l'heure des choix pour l'armée
Antoine Malo
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Emmanuel Macron, le 14 juillet 2024.
LTD / Ludovic MARIN / AFP
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Emmanuel Macron, le 14 juillet 2024.
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Que va dire le président ? Depuis une semaine, la question tourne en boucle dans les ministères, les rédactions et les cercles militaires. Ce soir, veille de 14 Juillet, le chef de l'État, qui prononcera le traditionnel discours aux armées à l'hôtel de Brienne, va enfin mettre fin au suspense.
Rarement, depuis qu'il s'adonne à ce rituel, l'adresse d'Emmanuel Macron à la Grande Muette n'aura été, si ce n'est attendue, au moins préparée en amont. C'est l'Élysée lui-même qui a sonné le clairon dès le 10 juillet en expliquant que des « annonces majeures » allaient être faites. Puis, vendredi 11 juillet, Thierry Burkhard, le si secret chef d'État-major des armées, prenait le relais au cours d'une conférence de presse, un événement en soi puisque cela faisait quatre ans qu'il ne s'était pas plié à l'exercice.
Le ton fut grave, le propos volontairement dramatique. « La guerre est déjà en Europe », « la France est devenue le principal ennemi de la Russie en Europe », « déchaînement de violences au Moyen-Orient »... Pendant une heure, le général dont le départ a été retardé de plusieurs mois a égrené les dangers qui pesaient sur le pays et la planète.
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Sur le fond, pourtant, le panorama mondial qu'il a décrit ne constitue pas une découverte : oui, les conflits se multiplient sur le globe et leur intensité est devenue effectivement exceptionnelle. Oui, les attaques hybrides mêlant cyber et désinformation sont désormais du pain quotidien. Le terrorisme et le narcotrafic constituent toujours des menaces. La possibilité d'une intervention russe contre un pays européen d'ici à 2030, sujet aussi évoqué par le général Burckard, figuraient déjà dans certains rapports de services de renseignement européens.
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