Directeur de cabinet d'Élisabeth Borne à Matignon, Aurélien Rousseau est retourné dans son ancien bureau pour rendre visite à Jérôme Fournel, le bras droit de Michel Barnier. Passé dans l'opposition, l'ex-macroniste devenu député des Yvelines (apparenté socialiste) a constaté avec plaisir que son successeur avait conservé sur les murs à la fois le tableau de Pierre Soulages et la représentation de Robespierre. Mais le nouveau directeur de cabinet lui a signifié que l'œuvre du maître de l'outrenoir sera retirée.
Le sang d'Aurélien Rousseau ne fait alors qu'un tour. Il décide d'écrire un mot au Premier ministre. Fait jouer la corde sensible de la trace de Georges Pompidou, grand promoteur de la peinture contemporaine et premier homme politique à accrocher une des toiles de l'artiste aveyronnais en 1962 dans son bureau de Matignon. Surtout Aurélien Rousseau sait l'attachement du gaulliste Barnier à la figure de l'ancien président de la République. Aux dernières nouvelles, le tableau trône toujours dans l'hôtel du Premier ministre. Avec humour, Aurélien Rousseau se félicite d'avoir « sauvé » son « bilan à Matignon ».
Gérald Darmanin a été très marqué par l'impact du tweet qu'il a posté sur X le 13 novembre, dans lequel il jugeait « profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible et, ainsi, ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français ». Cette prise de position de l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a été beaucoup critiquée, a été vue plus de 5 millions de fois, bien plus que les tweets qu'il pouvait diffuser lorsqu'il était Place Beauvau.