Dérapage du déficit : Elisabeth Borne peine à convaincre au Sénat
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Elisabeth Borne, lors de son audition devant la commission des finances du Sénat ce vendredi 15 novembre.
Reuters
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Elisabeth Borne, lors de son audition devant la commission des finances du Sénat ce vendredi 15 novembre.
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Comment expliquer le gouffre immense des 100 milliards d'euros d'écart de prévisions de déficit entre 2023 et 2024 ? Une semaine après Bruno Le Maire, Thomas Cazenave et Gabriel Attal, l'ex-Première ministre Elisabeth Borne est venue s'expliquer au Sénat dans une ambiance particulièrement tendue.
Auditionnée pendant près de deux heures, l'ancienne cheffe du gouvernement a peiné à convaincre le président (PS) de la Commission des finances Claude Raynal et le rapporteur du budget (LR) Jean-François Husson. Aux manettes du pouvoir jusqu'en janvier dernier, Elisabeth Borne a rejeté avec un ton très froid toute responsabilité dans la dérive brutale du déficit public en 2023 et en 2024. Pour rappel, le gouvernement d'Elisabeth Borne avait anticipé un solde public de 4,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 dans la loi de finances. Or, le déficit des administrations devrait finir l'année 2024 à 6,1%, selon les dernières estimations du gouvernement Barnier.
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« Je pense que l'on peut attendre d'un gouvernement qu'il fasse des efforts sur la dépense et de mener des réformes structurelles. J'ai pris ma part sur la maîtrise des dépenses. Les réformes structurelles ont été menées. Je n'ai pas eu d'alerte avant décembre 2023. Il est inhabituel de piloter des incertitudes sur les recettes. Cela ne relève pas de la responsabilité du gouvernement d'anticiper d'hypothétiques risques sur les recettes calculées par les services », a-t-elle déclaré devant les sénateurs.
