PORTÉ DISPARU (1/6) — L’ancien ministre de la Santé Olivier Véran, qui avait choisi de se mettre en retrait de la politique après sa défaite aux élections législatives de 2024, prépare son retour. Confidences.
Il joue franc jeu. Quand, en ce début de juillet, on demande à Olivier Véran si la politique lui manque, il ne dissimule pas son sentiment. « Ça commence, avoue l'ancien ministre de la Santé battu l'année dernière lors des législatives anticipées déclenchées par Emmanuel Macron. De toute façon, ça ne sert à rien de lutter, j'ai ça dans le sang. »
Au fond, est-on vraiment surpris par sa réponse ? On ne peut pas dire que l'ancien ministre de la Santé ne nous avait pas prévenus. « Ce n'est pas un adieu, avait-il annoncé le 5 novembre. De toute façon, en politique, "jamais", ça veut dire "pas tout de suite". »
À l'époque, il avait posté un message sur les réseaux sociaux pour expliquer pourquoi il avait décidé de ne pas tenter de récupérer son siège de député de la première circonscription de l'Isère lors de l'élection partielle organisée après la démission de l'Insoumis Hugo Prevost qui l'avait défait le 7 juillet.
Parlementaire et chirurgien esthétique
Quelques semaines plus tôt, Olivier Véran avait entamé un break. Il allait le poursuivre. « Il est temps pour moi de prendre du recul, salutaire, nécessaire », avait-il alors écrit. Pour lui, les mois précédents avaient été compliqués. En janvier 2024, le porte-parole du gouvernement Borne qu'il était n'avait pas été reconduit dans le dispositif ministériel de Gabriel Attal.
Le Grenoblois avait repris sa place à l'Assemblée, mais il avait eu du mal à se trouver un nouveau rôle, alors qu'il avait parfois tutoyé les sommets des sondages de popularité. En mars, il avait fait part de son choix de se reconvertir dans la chirurgie esthétique, qu'il exercerait un jour par semaine à côté de son activité parlementaire, dans une clinique des Champs-Élysées.
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