Basket : Nolan Traoré, le futur Tony Parker
Damien Burnier, envoyé spécial à Saint Quentin (Aisne)
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Nolan Traoré, 18 ans, marche dans les traces de Tony Parker.
LTD/Matthieu Métivet/FFBB
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Nolan Traoré, 18 ans, marche dans les traces de Tony Parker.
LTD/Matthieu Métivet/FFBB
Le son du filet chahuté par la balle se mêle à ceux de la playlist hip-hop. L'enceinte a été déposée au pied du panier, mais Nolan Traoré s'en éloigne volontiers : ce jour-là, sa session de travail individuel porte sur le tir à trois points. Pas sa spécialité, en tout cas pas encore. Nous sommes à Pierre-Ratte, Palais des Sports défraîchi à deux pas de la basilique, mais complet et bouillant dès que le Saint-Quentin Basket-Ball (SQBB) s'y produit.
Le meneur-artilleur est venu « à pied, malheureusement ». Malheureusement ? « Je n'ai pas encore le permis, soufflet-il. Mais ce n'est peut-être pas utile de le mentionner vu que ça va arriver bientôt. » Petite coquetterie du jouvenceau pressé d'être vu comme un adulte à part entière. Ou alors l'habitude d'évoluer une classe au-dessus.
Nolan Traoré a disputé l'Euro U18 à 16 ans, obtenu son bac avec un an d'avance et battu, début mai, le record de points inscrits par un mineur dans l'élite (25), détenu depuis 1989 par Antoine Rigaudeau. Pigiste médical, il avait débarqué cinq matchs plus tôt du Pôle France et de Nationale 1 (3ᵉ niveau). À l'origine du grand bond, la blessure du meneur américain maison, la difficulté à lui trouver un remplaçant et, in fi ne, l'envie de faire confiance à un jeune talent français.
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Traoré est arrivé chez le promu un mardi. Le vendredi, il battait Monaco, champion en titre. Et les premiers cartons ont suivi. « J'ai été surpris d'un tel impact aussi vite », admet Julien Mahé, le coach des Picards, qui n'avait « pas du tout la vision de le faire venir sur la durée ».
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