Football : des coachs déjà classiques
Damien Burnier
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Roberto De Zerbi (à gauche) et Luis Enrique volent la vedette aux athlètes.
LTD/MIGUEL MEDINA/AFP ; FRANCK FIFE/AFP
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Roberto De Zerbi (à gauche) et Luis Enrique volent la vedette aux athlètes.
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Quand pep guardiola vous dépeint comme « l'un des entraîneurs les plus influents des vingt dernières années », vous pouvez coacher tranquille. Ce compliment, Robert De Zerbi le renvoie évidemment au décuple à l'idole de la confrérie. Il en est un disciple, bien qu'on doute que ça signifie encore grand-chose tant l'influence est revendiquée à tout bout de champ. Luis Enrique connaît aussi son Pep illustré par cœur. Après avoir savouré ses passes pendant cinq ans à Barcelone, et presque le double en sélection espagnole, il lui a succédé - à un an d'intervalle - sur le banc blaugrana (en 2014).
Titré à de multiples reprises, c'est au pied d'un volcan qu'il s'apprête à croiser pour la première fois De Zerbi, joueur modeste devenu entraîneur tendance. Ses faits d'armes ? Avoir fait beaucoup avec peu à Sassuolo (deux fois 8e de Serie A) et confirmé à Brighton (6e de Premier League en 2023, acmé du club). Le Vélodrome a déjà adopté l'Italien et il le vénérera si Marseille venait soudainement à doubler Paris. Présentation de deux hommes de banc qui restent rarement assis dessus. Avec le concours de Benoît Cheyrou, rompu aux Classiques avec l'OM (2007-2014), lui aussi en bordure de pelouse ce soir au micro de DAZN (20 h 45).
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Avec leur génération d'écart, Roberto De Zerbi (45 ans) et Luis Enrique (54 ans) s'accordent sur un principe cardinal : sans maîtrise du ballon, la puissance n'est rien. D'où un jeu qui repose sur la possession et, par extension, sur une volonté de récupération rapide. En Ligue 1, personne ne passe plus de temps avec la balle dans les pieds que Parisiens (66,8 %) et Marseillais (60,6 %). Même rentré dans le rang l'an passé (11e du classement), le Brighton de De Zerbi restait la quatrième équipe en matière de possession. L'Italien aime appâter patiemment l'adversaire, le faire sortir pour mieux ouvrir les espaces et piquer.
Damien Burnier
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