Football : compte à rebours enclenché pour Mbappé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kylian Mbappé
© Mika Volkmann/ddp via Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kylian Mbappé
© Mika Volkmann/ddp via Reuters
Dans quinze jours, Kylian Mbappé sera libre de s'engager où il veut pour la saison prochaine, mais le feuilleton, qui renouvelle les lois du genre saison après saison, a, sans surprise, déjà repris de l'autre côté des Pyrénées. Vendredi, au surlendemain de la 12e qualification consécutive du PSG pour les 8es de finale de la Ligue des champions, le quotidien sportif madrilène As a fait sa une sur l'attaquant français, annonciatrice d'autres à venir, en relayant ce qui ressemble à un message de la direction : le Real ne le recrutera pas à n'importe quel prix, car il s'estime déjà bien achalandé avec Jude Bellingham et Vinicius.
Seule certitude concernant l'avenir de Mbappé, son contrat arrive à échéance en juin et il n'a pas levé l'option pour 2025. Pour le reste, tout est imaginable. Même ce qui était inimaginable l'été dernier en plein cœur d'un bras de fer surréaliste : une prolongation au PSG, qui tente de bâtir une équipe cohérente autour de lui. Depuis, le silence des deux parties donne l'illusion que l'épisode n'a jamais existé. Sur le terrain, le numéro 7 parisien, qui a eu une préparation tronquée, a fait le boulot en championnat (15 buts dont 4 penalties) sans irradier en Ligue des champions (3 buts dont 2 penalties).
L'algorithme de l'UEFA le classe 8e en matière de performance, loin derrière Erling Haaland - le Norvégien, vainqueur de la C1 avec Manchester City, sera aussi favori du trophée The Best de la Fifa face aux Français et à Lionel Messi le 15 janvier. Mbappé n'a pas pesé quand son équipe était dans les cordes, à Newcastle (4-1) et à Milan (2-1). Mais il n'a pas tremblé sur le penalty qui a maintenu le PSG en vie (1-1 contre Newcastle). Et sa prestation à Dortmund (1-1) doit se juger à l'aune des ratés de Randal Kolo Muani sur ses offrandes, d'un sauvetage démentiel de Niklas Süle et de son implication sur l'égalisation.
À lire également
Luis Enrique lui donne « une liberté totale » au sein d'une attaque qui se cherche et penche côté droit, mais l'intéressé continue de prendre la sienne en défense. Après un triplé à Reims, l'entraîneur espagnol l'avait piqué. À Dortmund, le capitaine des Bleus, qui disputera l'Euro en juin et se verrait bien aux JO dans la foulée, s'est agacé des consignes consistant à assurer la qualification au lieu de chercher la première place. La frustration était légitime, la manifester de manière aussi ostentatoire était déplacé. Mbappé sait peut-être à quoi s'en tenir.
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse