Un bis repetita de MP2013 ? Dix ans après avoir été capitale européenne de la culture, Marseille saura-t-elle transformer l'opportunité d'être hôte d'un événement planétaire comme les Jeux olympiques pour transformer son image ? Si la notion d'héritage est avant tout associée aux infrastructures, elle n'est pas neutre pour ce qui concerne la notoriété. En clair, c'est l'opportunité de mettre en lumière le territoire, loin des régulières piqûres médiatiques liées au narcobanditisme et à l'insécurité qui en découle.
Il y a d'abord une facette touristique moins connue. Considérée comme une référence en matière de cuisine provençale et méditerranéenne, la ville fait des JO un continuum de Marseille Provence Gastronomie qui, depuis 2022, multiplie les événements gourmands avec la volonté de mettre en avant les saveurs de la région. Le programme est surtout un outil de valorisation des filières agricoles locales. C'est ainsi qu'est née l'idée du banquet solidaire de Notre-Dame de la Garde, qui permettra mercredi d'admirer l'entrée du Belem dans le Vieux-Port depuis le parvis de la basilique. Construite sur le modèle des dîners suspendus, l'opération permet de mettre à disposition des associations caritatives 150 repas sur les 300 places prévues. Installés le long de la digue du large pour trois jours, du 10 au 12 mai, les Déjeuners de la Flamme participent du même objectif de valorisation.