Paris 2024 : Lucas Mazur, le Français volant du para badminton
Mickaël Caron
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Lucas Mazur, lundi, en finale, à l’Arena Porte de la Chapelle.
© LTD / GARNIER ETIENNE/Presse Sports
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Lucas Mazur, lundi, en finale, à l’Arena Porte de la Chapelle.
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Défiscalisées ou non, les primes de médailles - 80 000 euros pour l'or, 20 000 pour le bronze - vont faire une heureuse : Suri, qui partage la vie de Lucas Mazur depuis huit ans et demi. « Je vais me lâcher sur les sacs de croquettes et les petits gâteaux », se réjouit le double champion paralympique de badminton en pensant à sa chienne, croisement d'un bouvier bernois et d'un berger australien, « magnifique ». Les projets plus éloignés de la gamelle restent à imaginer. Salarié depuis quatre ans par l'Armée de champions, un dispositif d'accompagnement du ministère de la Défense, et soutenu par des sponsors fidèles « engagés sur le très long terme », c'est-à-dire jusqu'aux Jeux de Los Angeles en 2028, le badiste originaire du Centre-Val de Loire fait partie des para-athlètes les mieux lotis.
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Il s'en est donné les moyens. Sacré lundi à l'Arena Porte de la Chapelle, Lucas Mazur, 26 ans, redescend « tout doucement ». Ces derniers jours ont été « un cocktail d'émotions, de souvenirs et de flash-back un milliard de fois plus fort qu'à Tokyo ». En 2021, « l'anxiété du Covid » avait terni l'éclat de sa première médaille d'or. Cette fois, il s'est laissé emporter par une « tempête de bonheur ». Les félicitations présidentielles l'ont beaucoup ému : celles d'Emmanuel Macron, un peu, mais surtout celles adressées par Damien Comolli, patron du Toulouse Football Club. « J'ai hâte d'emmener les médailles dans le virage », confie l'abonné du groupe ultra Indians Tolosa, qui a grandi dans la Ville rose et devrait être honoré avant la réception du Havre, dimanche prochain. Il y a trois ans, il avait donné un coup d'envoi au Stadium, « la seule défaite à domicile de la saison », ronchonne-t-il encore.
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