Alico va passer sous la marque MetLife en Europe de l'ouest d'ici la fin mars

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(Crédits : Bloomberg)
L'ancienne filiale d'assurance-vie d'AIG est valorisée 16,2 milliards de dollars.

L'acquisition d'Alico par MetLife a été bouclée le 1er novembre, conformément au calendrier communiqué par les deux sociétés en mars lors de l'annonce de l'opération. Le vendeur, l'assureur américain AIG, en retirera finalement 16,2 milliards de dollars, contre 15,5 milliards annoncés initialement. Une somme qu'il compte utiliser, au même titre que les 17,9 milliards qu'il vient de lever en introduisant en bourse son autre filiale d'assurance vie AIA, pour réduire sa dette envers le Trésor américain, qui lui avait apporté 182 milliards pendant la crise.

Ce « bonus » de 700 millions s'explique par la hausse du cours de l'action MetLife, qui a dopé la valeur de la partie de la transaction réglée en titres. Mais aussi par l'absence d'ajustement à la baisse, Alico ayant « rempli toutes les obligations prévues par l'accord de cession en matière de chiffre d'affaires et de solvabilité », précise Marc Sevestre, l'ancien patron d'Alico en Europe de l'ouest, désormais président directeur général de MetLife pour la même région.

A l'issue des travaux d'intégration, la décision a finalement été prise de faire passer les activités d'Alico en Europe de l'ouest sous la marque MetLife d'ici la fin mars 2011, et même d'ici la fin 2010 en Italie. « Nous avons consulté nos équipes, nos clients et nos apporteurs d'affaires, et ils se sont montrés favorables à cette évolution, car MetLife jouit d'un nom attractif et d'une image positive », explique Marc Sevestre. En revanche, le nouvel ensemble opèrera sous la double marque Alico-MetLife dans d'autres régions comme le Japon, où Alico jouit d'une très forte notoriété. Ces changements de marque s'appuient sur une campagne de communication mondiale déclinée dans 44 pays et 23 langues, qui a débuté lundi. Une campagne dont le budget est pris en charge par MetLife, au même titre que les autres coûts d'intégration. Malgré l'abandon de sa marque, « Alico maintient sa stratégie en Europe de l'Ouest », annonce Marc Sevestre, qui précise que le rapprochement n'aura « aucun impact négatif sur l'emploi, bien au contraire, puisque nous continuons à recruter ». Le nouvel ensemble donnera davantage de précisions sur ses ambitions le 6 décembre lors d'une présentation aux analystes américains.

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