En matière de communication financière les comités d'audit s'appliquent

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Dans un cas sur deux, le dispositif de gestion des risques est jugé inefficient.

Définir les risques plutôt que les anticiper. C'est en cela que les comités d'audit français se distinguent de leurs homologues américains. Selon une étude mondiale menée par KPMG auprès de 1.212 membres de comités d'audit issus de 38 pays, les français « placent l'identification des risques au premier rang des défis à relever en matière de gestion des risques (21 %) ».

Ils se démarquent ainsi « de l'échantillon mondial et plus particulièrement des États-Unis, où les comités sont respectivement 23 % et 30 % à se concentrer plutôt sur l'anticipation des évènements à risque et les réponses à y apporter ». D'après les auteurs du questionnaire, « ce constat pourrait être le symptôme d'une moindre maturité des dispositifs de gestion des risques français ».

D'ailleurs, du côté de l'Hexagone, près d'un comité sur deux estime que le dispositif de gestion des risques de leur groupe nécessite des améliorations substantielles, alors que 36 % le jugent robuste et mature. A l'inverse, en Europe, 53 % des comités jugent que le dispositif est efficient.

Qualité des anticipations

Autre thème central : la communication financière. En France, deux tiers des comités d'audit français y consacrent « une attention plus soutenue ».

Les axes d'amélioration portent à 49 % sur les communiqués de presse, suivis par les estimations des bénéfices (38 %). La tendance est globalement la même aux États-Unis mais aussi en Europe. Sur le Vieux Continent, les membres des comités sont sensibles, en priorité, aux projections de résultats. D'ailleurs, 28 % d'entre eux se déclarent « peu » ou « pas » satisfaits de la qualité des anticipations de la direction. Contre seulement 13 % en France. En outre, 49 % des comités d'audit européens s'attachent à revoir de façon étendue les hypothèses clefs sur lesquelles reposent « les estimations et les jugements comptables significatifs de la direction ». Ce chiffre atteint près de 60 % aux États-Unis, ce qui se traduit logiquement par un taux de satisfaction élevé au niveau de la qualité des prévisions fournies, in fine, par la direction.

Plus globalement, la crise a eu pour effet de mettre les comités d'audit devant leurs limites. Ainsi, en France, 50 % d'entre eux seulement se considèrent efficaces alors qu'ils étaient 88 % il y a un an.

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