Peintures marines à vendre

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La Citadelle Vauban de Belle-Ile-en-Mer expose et vend une partie de sa collection.

Malgré de très nombreux collectionneurs, la marine n'a plus le vente en poupe : les grandes ventes sont devenues rares et seuls les cartes anciennes, les instruments de navigation ou les objets de décoration tiennent la barre. Voici pourtant une vacation qui tient le haut de la vague : une partie de la collection de la Citadelle de Belle-Ile-en-Mer est dispersée.

Bien qu'il y ait d'innombrables amateurs, souvent très informés, et malgré la quantité imposante d'objets touchant cette activité, la marine affiche pavillon bas : les "grandes" vacations dédiées  sont au creux de la vague alors que les ventes publiques sont submergées par une flottille de sextants, cartes, maquettes, ancres, scaphandres, récits de voyages, uniformes, transats, bateaux en bouteilles, coffres, pavillons et autres tableaux évocateurs, souvent à des estimations revues à la baisse.

Les collectionneurs sont devenus méfiants: trop de faux ou de meubles reconstitués inondent le marché tout comme on déverse régulièrement trop de souvenirs d'anciens paquebots, pas toujours dignes d'intérêt. On trouve ainsi aux enchères aussi bien de banales poignées de cabine que des pièces du service à thé d'un ancien transatlantique... ou une étrave d'un navire mis à la casse.

Les acheteurs s'attardent aux objets en bon état dont on connaît l'historique : une maquette anonyme même ancienne vaut jusqu'à cinq fois moins qu'une maquette authentique du récent "France". Même sélectivité pour les instruments scientifiques, compas, sextants, chronomètres, qui doivent être d'origine, pour les curiosités en ivoire, les livres de bord ou les très nombreux tableaux: ces derniers doivent être signés d'un artiste reconnu, notamment un peintre officiel de la marine.

La vente des 16 et 17 juillet qu'organise Piasa peut retenir l'attention des marins: Les 200 lots mis à l'encan proviennent pour la plupart de la collection du musée de la Citadelle de Belle-Ile-en-Mer : on trouve notamment des cartes anciennes (de 300 à 500 euros pour la majorité, avec quelques estimations autour de 12.000 euros pour des dépôts de la marine et 25.000 euros pour un Atlas du Neptune Oriental de 1775), des globes et planétaires (5 à 8.000 euros), de nombreuses maquettes dont un vaisseau et ses 64 canons par Augustin Pic (80.000 euros), un récit de voyage du capitaine Cook en 13 volumes (12.000 euros), 18 volumes illustrés de Dumont d'Urville de son voyage avec l'Astrolabe (45.000 euros), une figure de proue du début XIXème (10.000 euros), un coffret en acajou de chirurgien de l'Oeanic vers 1840 (4.000 euros), une paire de canons de marine en bronze sur affûts (15.000 euros), une aquarelle votive d'Antoine Roux (6.000 euros) ou une roue de barre en chêne (1.500 euros).

Bon vent....

 Les 16 et 17 juillet, 15h, Citadelle Vauban de Belle-Ile-en-Mer, 56360 Le Palais , renseignements: www.piasa.fr
 

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