Le retour du beau classique

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Longtemps délaissé, le mobilier du XVIIIème siècle retrouve un peu de son éclat. C'est surtout le cas pour les plus belles pièces, dont les prix sont à nouveau soutenus. Exemple.

Milliardaire décédé en 1982, Antenor Patiño possédait la quasi totalité des mines d'étain de la Bolivie. Amateur d'art averti et mécène reconnu, il avait un attrait particulier pour le XVIIIème siècle et meublait ses somptueuses demeures d'objets fastueux, dénichés pour lui par les plus grands antiquaires. Sotheby's France procède ainsi à la dispersion, après la mort de son épouse l'an passé, de ce qui décorait son immense palais portugais d'Estoril et son luxueux pied à terre parisien. Déjà, le contenu de sa réputée résidence new yorkaise avait fait l'objet d'enchères soutenues en 1986, suivie d'autres vacations, concernenant ses remarquables collections de livres anciens, de manuscrits, de tableaux, d'orfèvrerie, etc...

En deux jours, Sotheby's France met aux enchères des meubles, des peintures, de l'argenterie, des bibelots d'une évidente qualité, confirmant ainsi le retour en grâce d'un style classique encore délaissé il y a peu. En effet, le mobilier des XVII et XVIIIèmes siècles a vu, sauf pour les pièces d'exception, ses prix dégringoler de 20 à 50% au cours de cette dernière décénie, et le tout venant ne trouvait même plus preneur du tout. Ce n'est désormais plus le cas, en particulier pour tout ce qui porte une estampille ou une origine précise.

Ainsi la vente Patino propose, entre autres objets que se disputeront les amateurs, une paire de miroirs à parecloses en bois doré, travail italien (estimation 80.000 euros), une paire de chaises à dossier plat (50.000 euros), une paire de tables marqueterie Boulle (60.000 euros), une paire de flambeaux attribuée à Etienne Martincourt (80.000 euros) ou une paire de sculptures porte-torchères portugaises (100.000 euros). Coté orfèvrerie, on trouve deux paires de plats en argent par Alberti (35.000 euros) , des couverts en vermeil au chiffre de Catherine II de Russie (20.000 euros) ou une paire de jattes et leur cloches en argent d'Hallmuth (70.000 euros).

Enfin, de nombreux tableaux, en particulier de l'école hollandaise du XVIIème siècle sont mis en vente: une composition de Jan Jansz (12.000 euros) ou une nature morte de Maerten de Boelema de Stomme (35.000 euros), ainsi qu'une toile de Robert Griffier (60.000 euros) ou un portrait de jeune femme de Jean-François Garneray dans son cadre d'origine Louis XVI (60.000 euros).


Les 22 et 23 septembre, 76 rue du Faubourg Saint Honoré, Paris 8, renseignements: www.sothebys.com

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