Croissance : l'omission de Michel Rocard

 |   |  1413  mots
Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan
Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan (Crédits : DR)
Michel Rocard a raison d'appeler à un réengagement des pouvoirs publics dans l'économie. Mais, tout à sa volonté de relancer la demande, il oublie la question de la productivité, et plus généralement celle de l'offre. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

L'entretien de Michel Rocard avec Ivan Best publié dans La Tribune exige de l'attention. Il est long, ce qui ne surprendra pas les familiers de l'ancien Premier Ministre et son approche des problèmes est multiforme.

Contrairement à la grande majorité des hommes politiques, le regard est distancié, il se situe dans le temps long, ce qui lui permet d'échapper à des contraintes immédiates, comme le poids de l'endettement. Autre originalité, l'importance qu'il porte à une réflexion interdisciplinaire mobilisant les « détenteurs du savoir économique, financier, écologique » et préalable à une réorientation de notre politique économique, bref à une planification stratégique à horizon de dix ans.

Le réalisme de l'ancien responsable politique le conduit à écarter les thèses écologiques sur la décroissance, source d'inégalités supplémentaires, qui aboutirait à une « catastrophe » sociale, voire à la guerre civile.

Une tonalité alarmiste

Mérite supplémentaire -ou audace-, il s'efforce de lier la théorie et la pratique en particulier la monnaie et l'économie réelle, alors qu'une théorie monétaire cohérente reste à écrire. Sait-on, par exemple, quels sont les effets à terme de l'explosion des liquidités émises par la FED ou la BCE ?

Insistant sur les phénomènes monétaires et financiers, il croit à la probabilité d'une "nouvelle explosion financière... qui pourrait avoir un effet aussi dévastateur que la crise des années 1930". Cela donne à l'entretien une tonalité alarmiste.

Contrastant avec cette vision mondialiste et globale, le traitement qu'il propose est principalement national et keynésien, soit une augmentation de la demande à partir d'une "remontée de la masse salariale dans le PIB" et d'un effort massif d'investissement public en vue d'accélérer la transition énergétique. Keynésianisme, certes à l'échelle européenne. Le retournement de la politique européenne résulterait d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, pour laquelle il milite ardemment. Mais les monétaristes les plus intransigeants en Europe ne sont-ils pas les Allemands ?

Ne pas oublier que le monde a basculé...

La perspective rocardienne méconnaît une réalité qui pèse sur l'ensemble des économies depuis une vingtaine d'années. Le monde a basculé, et l'effet de bascule a été accéléré par la crise. De nouvelles puissances ont émergé, particulièrement en Asie (Chine, Corée, Inde) et, demain, en Afrique. Ces pays ne sont pas mentionnés dans l'entretien.

L'émergence de nouveaux pays industriels a entraîné des transferts massifs d'activité et de richesses, ainsi qu'un rattrapage spectaculaire au profit du Sud. Le socialiste internationaliste qu'est Michel Rocard doit se réjouir d'un phénomène qui a permis une réduction de plusieurs centaines de millions de pauvres à l'échelle de la planète, ce qu'il mentionne d'ailleurs. Le ralentissement de la croissance, voire la stagnation, dans le Nord, ne doit pas faire oublier la croissance qui persiste dans le Sud.

L'exemple des Etats- Unis illustre bien à quel point cet effet de bascule a eu des effets structurels et durables. La pression concurrentielle s'étant accrue, des millions d'emplois industriels ont disparu et les délocalisations se sont multipliées au profit de pays à bas coût de main d'œuvre. La classe ouvrière et les syndicats ont été affaiblis.

Michel Rocard, si bon lecteur de Marx, connaît le rôle des rapports de force et des luttes sociales comme facteurs explicatifs du développement économique. Cette inflexion du rapport de forces est l'explication principale de la compression des salaires. Les employeurs ont été aidés par le triomphe du néolibéralisme, concrétisé par l'avènement du couple Reagan-Thatcher.

Le poids de de la finance, une réalité persistante aux Etats-Unis

L'affaiblissement de l'économie réelle s'est accompagné d'une montée de l'économie financière. Les banquiers n'ont pas comploté pour baisser les salaires mais ils ont profité du contexte pour augmenter leur prélèvement sur l'économie et les rémunérations dans les banques, créant de fortes inégalités entre les secteurs productifs et le secteur financier.

Cet enrichissement spectaculaire a été d'autant plus accepté, que ces mêmes banquiers contribuaient au soutien de la croissance par des prêts massifs aux particuliers sous des formes variées (consommation, logement, études). Le crédit bancaire a partiellement comblé l'insuffisance des revenus salariaux à la grande satisfaction des pouvoirs publics soucieux d'éviter un ralentissement de la croissance engendrant une montée du chômage. Cela a duré jusqu'au krach bancaire.

Cette situation est-elle révolue suite à un choc pétrolier favorable et à une politique monétaire expansionniste ? Non, les bas et moyens salaires n'ont pas sensiblement remonté et une grande partie des classes moyennes ne considère pas que leur sort se soit amélioré avec la reprise. Le rendement du capital investi dans la production reste faible, au point que des capitalistes préfèrent les rachats d'actions suivis d'une augmentation des dividendes à l'investissement productif.

L'Europe applique le catéchisme monétariste

La plupart des pays européens ont connu une évolution comparable. L'industrie s'est contractée, le chômage a crû, les salaires ont stagné ou baissé. Compte tenu de différences de comportement et de règles, l'endettement privé supplémentaire a été plus modéré. Mais la sortie de crise est plus lente et incertaine, du fait du "policy mix" bruxellois, qui a donné la priorité à la réduction des déficits publics, sans obtenir de résultats globalement convaincants.

L'hégémonie néolibérale l'a emporté à Bruxelles au point que le catéchisme monétariste a été appliqué avec plus de rigueur qu'à Washington. L'investissement n'est pas vraiment reparti et la productivité ne progresse que lentement.

Ne pas oublier la question de l'offre

Ce mot productivité, on aurait aimé lire dans les réponses de Michel Rocard. C'est elle qui est la clé d'une augmentation soutenable des salaires. Elle est évidemment liée à une augmentation des investissements et à une modernisation de l'appareil de production.
S'en tenir à l'augmentation de la masse salariale comme levier de sortie de crise, c'est croire que la crise est seulement une crise de la demande et que l'économie française est une économie fermée.

Or nous avons à traiter simultanément une crise de l'offre et une crise de la demande.
Dans le traitement, le « volet revenus » a toute sa place. Une politique des revenus, qui ne serait pas seulement fiscale et qui aurait une dimension contractuelle, diminuerait les rentes et les rémunérations excessives, réduisant des inégalités qui freinent la croissance. Elle faciliterait les hausses de salaires partout où l'augmentation de la productivité donne des marges de manœuvre, ce qui implique un système productif plus souple, organisation du travail incluse.

Une remontée de la masse salariale dans le PIB obtenue par une hausse généralisée des salaires se traduirait, dans le contexte actuel, par une dégradation supplémentaire de la situation financière des entreprises, des réductions d'activités et un déséquilibre accru de notre balance commerciale et des comptes, donc par un surcroit d'endettement.

Les pouvoirs publics doivent d'abord pousser à l'investissement

Un traitement équilibré implique un « volet offre » particulièrement offensif. Le réengagement des pouvoirs publics dans l'économie réclamé avec raison par Michel Rocard doit porter en priorité sur l'investissement sous toutes ses formes, condition d'une hausse de la productivité.

L'investissement ne repartira pas tout seul compte tenu des perspectives d'un faible retour sur investissement, de l'insuffisance des fonds propres et des contraintes supplémentaires pesant sur les banques. Ces handicaps doivent être compensés par des dispositifs novateurs, financiers et fiscaux, accélérant une transition énergétique, souhaitée par Michel Rocard : prix élevé du carbone, fonds d'investissements associant capitaux publics et privés, incitations données aux économies d'énergie dans le bâtiment, à la recherche et à l'innovation dans le secteur de l'énergie. La plupart de ces dispositions n'ont de sens qu'à l'échelle européenne.

Au moment où le policy mix européen s'assouplit, une porte semble s'entrouvrir à Bruxelles. Toutes les forces politiques, dont Michel Rocard, doivent pousser dans ce sens.
Puisse Michel Rocard élargir sa réflexion à la crise de l'accumulation capitaliste qui frappe les économies développées. Il est parmi les rares hommes politiques s'intéressant à l'économie un de ceux capables d'aborder ce redoutable problème dans toutes ses dimensions.

Pierre-Yves Cossé
1 Juin 2015

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/06/2015 à 22:36 :
Le keynésianisme ne peut s'appliquer actuellement .En effet, à l'époque, les pays vivaient en quasi autarcie et consommaient la presque totalité de ce qu'ils fabriquaient .Toute relance par une augmentation du pouvoir d'achat ,donc de la demande ,se traduisait aussitot par des commandes dans les usines locales ou nationnales avec un effet direct sur l'emploi,entrainant un cercle vertueux sur le pouvoir d'achat donc sur l'emploi à nouveau .A l'heure actuelle vu l'implication voire l'intrication des économies généralisées ,ça serrait essentiellement profitable aux pays qui exportent chez nous alors que l'économie française est absente sur toutes une serie de produits de grande consommation (automobiles pour le sportif et haut de gamme ,jardinage ,électro menager ,electro portatif ,machine outil pour les entreprises ext.......)!On arroserait .....du sable faisant plonger notre balance commerciale .Un keynésianisme européen à la rigueur peut s'envisager mais pour l'instant trop d'obstacles restent à franchir .Au niveau mondial vaut mieux pas en parler .La France à un besoin crucial de laisser ses frontieres ouvertes, car il ne faut pas oublier qu'à coté de la France qui perd, il y a la France qui gagne et qui exporte comme l'aéronautique !Toutes tentatives de protectionnisme meme à l'echelle européenne se traduirait par une reciprocité des pays vers lesquels on exporte !Aucun pays asiatique n'est obligé d'acheter des Airbus et ça serrait faire le jeux de Boeing que d'aller dans ce sens ,d'autant que les emplois dans l'aéronautique sont trés bien payés et de ce fait engendre du pouvoir d'achat qui se redistribue dans l'économie et des recettes fiscales et sociales consequentes .
a écrit le 05/06/2015 à 22:02 :
Les investissements productifs se font toujours au detriment de l'emploie ,l'histoire recente dans tous les secteurs industriel et marchand le demontre .Les activités et produits nouveaux ne compensent pas, et de loin ,les pertes d'emplois .Cela se traduit par une contraction de la masse salariale nationnale engendrant un affaiblissement des cotisations sociales necessitant une augmentation des taux de prelevement au detriment du pouvoir d'achat des salariés et des finances des entreprises,sans compter les pertes de recettes pour l'état .Celui çi ne peut plus compenser ces artifices par une augmentation de la dette .L’hypothèse d'une croissance molle décennale voire une quasi stagnation, va poser le probleme du financement de notre systeme social de redistribution qui paradoxalement à d'autres pays anglo-saxons, nous a permis de mieux resister à la crise .Il devra donc etre revu à la baisse ,sauf à imaginer d'autres recettes fiscales et sociales mais sur qui ,si les entreprises, bloquées par la concurrence internationale n'ont pas suffisamment de marges pour assurer la rentabilité du capital et une pression plus lourde des prélevements sociaux .Vu le niveau des deficits publics et celui de la dette ,l'état ,pour un bon bout de temps ,n'a plus aucune marge de manoeuvre pour aider efficacement l'économie du pays .Toute une serie d'éléments négatifs se conjuguant entre eux vont engendrer un cercle vicieux de regression sociale et derriere de regression économique .La politique vertueuse actuelle (.........) menée par le gouvernement n'a comme seule vertue de permettre à la France d'emprunter à des taux trés bas hypothéquant moins l'avenir en alourdissant moins la dette ,et donc la pression fiscale future .Il n'en demeure pas moins vrais que des choix cruels nous attendent demain sur fond de regression sociale et de delitement de la société .De la croissance encore et encore oui ,mais il va falloir demain apprendre à vivre avec moins voire avec des periodes de stagnations proche de 0 .C'est ça le vrais defi politique pour le futur et ça se fera pas dans le calme connaissant le temperament vindicatif des français ;
a écrit le 02/06/2015 à 23:27 :
les investissements ne sont pas toujours des facteurs de gains de productivité hélas. Combien de ronds points , d'aménagements urbains stupides et laids.... qui n'augmentent en rien la productivité?
a écrit le 02/06/2015 à 15:11 :
Si la politique conduite était réellement celle de l'offre, on aurait assisté à une grande réforme du secteur public, or ce n'est pas le cas.
Le problème de la relance uniquement par l'offre est aussi inefficace, on le constate depuis des décennies. Il faut que l'offre corresponde à la demande mais il faut surtout pouvoir être aussi compétitif que des pays en phase de forte croissance, ce qui parait impossible, au niveau du pays.
C'est théoriquement possible pour les entreprises, pour de grands groupes (ceux qui se sont déjà confrontés à la concurrence mondiale), mais apparemment pas pour l’état et la fonction publique, qui ne montrent pas l'exemple. Exception faite de quelques victimes des coups de rabots successifs, Méthode archaïque pour justifier des économies de façade, qui produit tout sauf de la performance.

Les avantages souvent multiples, des uns :
- nbre de fonctionnaires, emploi garanti, 35 h, retraite à 55 ans...
contrastent avec les sacrifices des autres et n'incitent pas le secteur privé à accepter de travailler jusqu'à 67 ans, avec des contrats précaires et une incertitude quasi quotidienne pour l'avenir.
C'est donc un choix entre cet état d'esprit quasi dépressif et l'esprit d’état.
a écrit le 02/06/2015 à 9:42 :
suite. D'où l'idée de financer les retraites par une taxe sur l'énergie.
Réponse de le 05/06/2015 à 18:47 :
EXAT?BONNE IDDEE???
a écrit le 02/06/2015 à 9:40 :
Monsieur Cossé, il faut répartir les charges sociales sur le travail, sur le capital et sur l'énergie. Il faut les répartir sur la production et sur la consommation..
Réponse de le 05/06/2015 à 18:48 :
DE NOUVEAUX EXAT? BONNE IDEE ENCORE???
a écrit le 01/06/2015 à 22:56 :
L’Europe c’est le vieillissement et la croissance molle, du travail de petit boomer immoral. La France aurait-un Etat, est-ce un Etat traitre ou bien menteur ? Si 50% s’abstiennent on pourrait imaginer une protestation systémique, un procès de la République en déroute industrielle ou pour le chômage. Il existerait aussi des employés dans l’administration sans contrat… Nous avons là un Etat sous performant à 1,5% de croissance et menteur sur le social, des allocations ne sont pas versées et des ingénieurs déclarés inaptes au travail alors qu’on est 10ème en innovation. On n’est pas dans la revanche type Vichy contre un régime défaillant. On ne comprend pas un traitre mot sur la croissance, où sont les ETI, où sont les emplois, on annonce une hausse en Mais de 26200 foyers démolis. Aura-t-on indemnisation de la précarité, réforme du point à l’avantage des jeunes, les professeurs auraient un salaire de poubelleux payés moitié moins que dans les autres pays, on n’est pas dans les pelleteux de nuages de haut comité. Pourquoi ne pas intégrer le temps de travail dans le calcul de l’impôt. Pour l’euro aura-t-on un procès en suicide monétaire ? On fait dans le terros d’Etat subventionné, les organismes d’Etat antisémites, on n’est pas dans les milices pour faillite de l’Etat de droit comme sous l’Occupation avec du terrorisme d’Etat inréformable, la république des paroleux sur la croissance et l’emploi. Si on indemnise le burn out à quand des indemnités précarité alors qu’on parle diminution du public de 1,5 million et réforme des statuts. La république n’est-elle pas une poubelle chômagiste ? On entend parler suppression de l’éna et du bac, c’est pour l’abêtissement ou la paresse d’Etat ?
a écrit le 01/06/2015 à 21:45 :
Quelle que soit l'estime que je porte à Michel Rocard, cette obsession de la demande, que l'on ne cesse de relancer depuis les années 1970 pour obtenir toujours moins de croissance et toujours plus de chômage, est un dogme mortifère. Le plus drôle est d'ailleurs que le grand dépensier en chef, Sarkozy, qui a suivi ce dogme à la lettre lors de la crise, a été ensuite critiqué par les mêmes pour avoir accru le déficit.
Même un étudiant médiocre de première année d'économie a appris que la relance keynésienne est une vaste fumisterie et que ce qui a soutenu la croissance durant la grande période des Trente Glorieuses c'est le progrès technique, l'augmentation qualitative et quantitative de la main d'oeuvre, et la plus grande abondance du capital. Ce sont les gains de productivité redistribués sous forme de salaires qui font diminuer le chômage, pas la ponction préalable systématique du capital et du travail qui compromet ces gains de productivité.
Le système français est si perverti et focalisé sur les salaires que la plus grande part des sommes su CICE ne sont pas allées dans l'investissement, mais a été utilisée par les entreprises pour accorder des augmentations de salaires, qui ont progressé en 2014 bien plus vite que l'investissement. Mais par démagogie, on essaie de faire passer les salariés français pour des SDF. N'ayez crainte: avec une telle politique, ils finiront bien par le devenir.
Réponse de le 02/06/2015 à 9:53 :
Vous associez le travail, le capital et l'énergie, et vous avez raison
a écrit le 01/06/2015 à 21:44 :
Plus de productivité mais demande atone = moins d'emplois
a écrit le 01/06/2015 à 19:20 :
Manifestement Monsieur Cose est un neo-liberal. Michel Rocard a partiellement raison sur la relance de la consommation. J Y Cose dit que ce n'est pas possible, vu le peu d'investissement en France. qui ne peuvent ameliorer la productivitè. La faute à qui ? Aux banques privèes qui excluent 80 % des PME françaises de fonds, de credit. Relancer l'industrie primaire et de transformation n'est pas uthopique du tout. La Chine s'est eleve au 2 rang mondial grace a son industrie lourde et de transformation, par de programmes informatiques. En France, on ne voit plus que par les services. Mais on oublie que n'importe qui est capable de monter une operation de service, s`il a les fonds. Voir MICROSOFT, GOOGLE, qui tous deux reviennent vers le produit physique, automobile, lunettes, avion sans pilote et autres gadjet physique. Si on avait en France, la tresorerie, on serait tres capable de faire pareil, sauf que les banques preferent speculer qu'investir, et le gouvernement laisse faire.......Exemple : En Bretagne on a le dispositif de la commande vocale, système qui serait facile d'adapter pour concevoir une voiture sans pilote ........Mais la finance ne suit pas....
Réponse de le 01/06/2015 à 21:34 :
Toute personne qui ne suit pas les dogmes étatistes qui ont mené la France au marasme sont traités de néo-libéraux par des gens qui ignorent jusqu'au sens de ce mot, de la même manière que les staliniens traitaient de fascistes tous leurs adversaires politiques, y compris les socialistes.
Les développements de frbonvin sont une suite d'affirmations aussi vaseuses qu'erronées qui poursuivent un but: accuser la finance sans visage d'être la coupable de la mauvaise situation économique.
Que certains lecteurs de la Tribune puissent manquer à ce point de connaissances économiques et de cohérence intellectuelle laisse pantois.
Réponse de le 02/06/2015 à 2:24 :
Christophe 31. Pour votre gouverne personnelle le liberalisme, c'est le laisser faire laisser passer du 19 eme siecle. Peu d`etat tout privè. Pas un peu de code de commerce, pas de syndicats, comme sous la 3 eme republique, ou le travailleur avait un livret de travail qui le suivait dans tous ses postes de travail. C'est cela le liberalisme mon cher. Cela confine a l' annarchie que nous voyons aujourd'hui ou l'on laisse aux banques faire ce qui leur plait. Meme detruire son personnel (Voir Societe Generale), La crise Grecque n'est qu'une crise financiere, non economique. Vous savez pourquoi ? Les methodes liberales financieres imposees par le FMI sont les memes recettes qui avait mis l'Argentine a genoux il y a 10 ans. Privatisation de tout, reduction des services sociaux, et liberisation du marche du travail. Il faudrait peut-etre s'informer de ce qui se passe lors des interventions bancaires liberales. La derniere en date, cèst vous et tous les francais qui avez contribue a suver les banques grace a vos impots. Mais on ne vous a rien dit. Il faudrait s'informer, mon cher, sans rancune.
a écrit le 01/06/2015 à 17:32 :
Il est parfois difficile de saisir le sens des propos qui sont émis par les uns et les autres Quand M. Rocard parle d'une remontée de masse salariale, je ne pense pas qu'il l'envisage par effet direct, mais par l'assemblage de dispositifs qui permettent de retrouver un meilleur pouvoir d'achat. En tous cas plus équilibré. En outre la transformation d'une économie passe par une progression qui permet justement la souplesse d' exécution. Maintenir la croissance actuelle, même si celle-ci est faible, mais l'orienter vers une économie de marché moins coûteuse dans ses artifices. En ce qui concerne l'écologie, et notamment la production d'énergie, il ne s'agit pas de décroissance ; bien au contraire, mais de structures adaptées aux besoins locaux, d'une énergie renouvelable. Enfin, je ne trouve pas d'opposition réelle à vos propos, par rapport à ceux de M. Rocard, mais complémentaire ; une position d'économie Européenne serait de nature à équilibrer les différents blocs économiques, Asie, Afrique, et pays émergents. Vous parlez d'hégémonie Américaine, c'est cette dernière qui est néfaste, par son coût de revient ; elle influe les autres blocs et l'ensemble contribue aux désordres auxquels nous assistons. C'est donc vis à vis de cette économie que nous devons prendre nos distances ; trop destructrice. Et comme nos amis Anglais ne jurent que par elle, il est temps que nos routes se séparent (sur le plan économique).
Réponse de le 02/06/2015 à 9:57 :
Il s'agit bien de production d'énergie: l'énergie que l'on achète appauvrit; celle que l'on produit enrichit. C'est la "rente nucléaire"
a écrit le 01/06/2015 à 17:00 :
Pour la croissance, n’avons-nous pas fait une petite ommission ? Le char de Tragicomix le jeune gaulois ne peut passer faute de zizanie sous un ménarque mérovingien de type Vercingétorix qui décrète que Napoléon est un con et qui abêtit la population avec des jeunes professeur au salaire des poubelles, la moitié des autres pays, on n’est pas chez Clovis ! On fait dans les fausses solutions à la Gracques, du pain et des jeux, pardon gras QE. Ne fait-on pas de l’encouragement à la mauvaise spéculation en faillite record, la fausse politique d’offre avec des ETI fantôme et des segments de haute technologie en carton avec une aéronautique qui est un consortium européen. La croissance française est médiocre de long terme, on fait dans l’économie de la dévaluation avec des coûts trop élevés et un classement 10ème en technologies avec une RD sous le niveau du traité Lisbonne comme le taux d’emplois sous la moyenne OCDE. Avec une croissance sous la moyenne G7 depuis 1990, on entend bien le vrombissement du démarrage du petit moteur de l’économie française en désindustrialisation avec une part au pib inférieure et une valeur ajoutée faible, un secteur agricole dont la part est inférieure à nos voisins, la France en Friche, le donjon national alors qu’on parle usine à gaz européiste. Sommes-nous suicidaires en euro fort et classés 23ème en compétitivité, les pôles sont-ils efficaces ? On n’est pas en pôle position pour la croissance. On n’est pas des flèches ! On aurait des champions vendus, on fait des poules gauloises léporistes au chef velléitaire, latitudinaire et valétudinaire inamovible et à la mauvaise pitance, l’économie mal bouffe et la pénurie d’offre alors qu’on relance l’importation de biens et services. A quand un programme à 20G de croissance et des échelons qui sautent ? Sous l’Occupation, on parle en langage codé et un con à la citron au plafond ça veut dire quoi ? A quand un petit peloton, il y aurait des traitres européistes ou sociaux ? Un remboursement dette financerait la RD… On parle de 84 mois de hausse du chômage, tout le monde n’est pas fonctionnaire ! A quand une restauration rapide de qualité alors qu’il y aurait des cantines gratuites. La marche des trainards et la vie de palais à vampiriser la population, Grasgorix le chef gauloise ne devrait-il pas se faire raser en place publique en révolution nationale avec un TE DEUM?
En 1945 la France avait peu de population après un lent déclin au 19ème siècles, aurons-nous 25 ans de déclin? Il manque 60 millions de français...
a écrit le 01/06/2015 à 13:43 :
Nos économistes sont ils capables d'amortir cette instabilité?
Réponse de le 02/06/2015 à 10:00 :
Il s'agit d'un raisonnement cybernétique: action-réaction. Il y a une relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie.
a écrit le 01/06/2015 à 13:31 :
La crise, c'est le chomage. Plus l'énergie est bon marché, plus on réduit le temps de travail, donc on augmente le chomage. Le système devient instable.
a écrit le 01/06/2015 à 13:20 :
On ne veut pas loger les français ? Que dire de la part agricole inférieure à l’Allemagne ou de la part industrielle au PIB ? Aura-t-on un procès en déclin, en champions vendus, en commerce défectueux, en fausse politique d’offre, en déficit qui relancent l’import, en retraites non financées, en valeur ajoutée faible ou en euro mal ajusté ? On entend dire eurosceptique, est-ce parce que l’Europe sent la fosse en termes de chômage ? On nous publie relance financière, la BCE relance, seulement on dit qu’il y aurait des bulles, on fait dans la prime à la démolition économique, la destruction monétaire, la désindustrialisation, la paresse ? Il y aurait une alerte rouge en termes financiers, n’y aurait-il pas aussi une lanterne rouge en termes de croissance et de développement économique ou de nombre d’actifs ? Entre 90 et 2013, l’Amérique du Nord fait deux fois plus de croissance que la France sans vieillissement. L’Italie ferait 17,3%, l’Angleterre 64,2, la France 38,6%, le Japon 23,8%. Nous sommes parmi les cancres ou bien les bons ?
Si la croissance française est la moitié des USA, les ménages ne consomment que 75% des ménages américains. Si la croissance française est 2,23 fois plus élevée que la croissance italienne, les ménages français ne consomment que 22,6% de plus que les italiens. La croissance et la dépense publique c’est quoi ? La France n’est-elle pas un anti-modèle mondial ? Depuis 2007, nous faisons de la croissance inflationniste ! On parle d’une Europe à 2 vitesses, c’est la première et la seconde ? On n’est pas des flèches en termes de croissance ! Ne fait-on pas dans la dictature fonctionnaire et l’esclavagisme des précaires, le vampirisme économique avec la baisse du niveau de vie ? Aux régionales y aura-t-il protestation FN pour les excès de pondéralité administrative ou pour les impôts ? L’euro faible ne profiterait pas à la France, mais à l’Allemagne oui, est-ce parce qu’il faut le franc ou bien une politique de filière ? On nous joue le village gauloise en zizanie avec jules césar à Petit-Bonhomme ? A quand un barde ficelé et un banquet au sanglier dégommé ? En France, pour faire du pib on sort du papier d’un chapeau ! Il y aurait une Belle Endormie, est-ce par pommes pourries et bonnes poires taillable et corvéable à merci ? Si les français n’ont pas cantine à la lanterne,alors qu’on parle capitaines d’industries, capitaines de pédalos ou d’hermione à l’humanisme de grosse commission, on n’est pas dans les capitaines d’Indochine tombés pour rien, la république des talents gâchés. Y aura-t-il un petit prince dans le BOCAGE ou un petit corse dans le MAQUIS ? Bons cigalons à 604h par habitant, chantons il était un petit corse, pirouette…
Réponse de le 01/06/2015 à 14:04 :
Très bon ! Je corrige: Petibonum ! ( je crois me souvenir )
a écrit le 01/06/2015 à 13:03 :
M. Rocard, comme M. Cossé, oublie le role de l'énergie dans l'expression de la productivité. Cet oublie est la cause de ce qu'on appelle "la crise". On a: le travail, le capital et l'énergie. Il faudrait relire Benjamin Dessus, "déchiffrer l'énergie"
a écrit le 01/06/2015 à 12:49 :
Il me semble que Rocard a vu le basculement, et le signale quand il parle de baisse globale de la pauvrete. Ensuite ce basculement, peut aussi etre vu comme un simple developpement du systeme, d'ailleurs coherent. C'est pourquoi, la proposition productivite, investissement de l'article n'a de sens que si l'on se place en rupture avec le systeme actuel. A defaut, il sera toujours preferable d'aller implanter une usine en Chine plutot qu'en France, il n'y a pas de normes environnementales, sociales, les salaires sont faibles, et la conso de la partie de la population "nantie" suffit a assurer le developpement de l'ensemble, en coherence avec un systeme politique capable lui de maintenir ce desequilibre social.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :