Trois questions à Vincent de Poret

 |   |  373  mots
Vincent de Poret est directeur des applications financières de SAP France.

Dans un entretien accordé au journal les Echos, Jean-Pierre Corniou, du cabinet SIA Conseil, stipule que les grandes entreprises françaises ont plus de licences d'exploitation qu'elles n'en ont besoin. Qu'en est-il ?

La question ne se pose pas en ces termes. La valeur du SI au sein de l'entreprise s'analyse à partir de la valeur d'usage qui en est faite. Un rapport écrit par le

Cigref (Club Informatique des grandes entreprises françaises)

en collaboration avec

McKinsey

démontre à juste titre que la performance de l'entreprise est liée à la valeur d'usage des logiciels.

Dans le contexte économique actuel, la connaissance précise des coûts de la DSI et de l'allocation de ces coûts aux clients internes est un défi crucial. Pour le relever, il faut pouvoir segmenter ces coûts et les réallouer en s'appuyant sur une clef de répartition la plus proche de la consommation réelle.

Dans ces coûts, on va bien sûr intégrer les logiciels achetés ou développés en interne mais aussi les autres types de dépenses couverts par la DSI. Le logiciel ne représente que 20% d'un budget informatique.

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ?

Dans ce contexte, le Cigref a mis à la disposition de ses adhérents une méthode d'analyse de l'ensemble des coûts d'une DSI. Cette méthode a été paramétrée dans les outils de pilotage des coûts disponibles sur le marché.

Pour résumer ?

1)la mesure de valeur d'usage permet de savoir si le Système d'Information influe véritablement sur la performance de l'entreprise. Cette mesure associe les besoins des métiers.

2)La connaissance des coûts d'une DSI n'est pas simplement la connaissance de 20% de ses coûts.

3)la gouvernance du système d'information répond enfin à dse contraintes liées aux pilotages des risques. Les entreprises sont capable de savoir qui fait quoi et quand dans leur système d'information grâce aux logiciels de gouvernance. A travers ces projets, la DSI prend connaissance de la réelle utilisation de ses applications. Les logiciels et en particulier les logiciels achetés représentent la partie la plus visible des coûts d'une DSI.

Propos recueillis par Pascal Boulard

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :