• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La France peut-elle compter sur la reprise de l'économie mondiale?

Alexandre Kateb*

Publié le 23 mai 2013 à 09:53 - Mis à jour le 23 mai 2013 à 10:14

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Rachat de SFR : les discussions se prolongent encore 48 heures avec Bouygues Telecom, Free et Orange

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Malgré une forte baisse accusée ce matin sur les marchés européens, les bourses mondiales affichaient ces dernières semaines leurs plus fortes progression depuis 2011. Les stratégies d'assouplissement de la monnaie opérées aux Etats-Unis et en Europe justifient le goût des investisseurs pour le risque, et profitent au redressement de l'économie américaine. Pourtant, pour Alexandre Kateb, économiste et directeur du cabinet Compétence Finance et auteur de "Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les...


L?euphorie qui règne sur les grandes bourses mondiales paraît quelque peu surréaliste quand on la compare aux difficultés des grandes économies européennes, à l?exception de l?Allemagne, à retrouver le chemin de la croissance, de l?emploi et de la prospérité. Pour certains commentateurs et analystes, cette embellie ne serait qu?un feu de paille alimenté par une liquidité surabondante qui quitterait les grands marchés d?obligations souveraines pour s?investir dans des actifs privés, finalement pas beaucoup plus risqués que les actifs publics dans les circonstances que l?on sait. Cette thèse se défend, mais on peut aussi voir dans l?embellie actuelle des bourses le signe de l?enclenchement d?un nouveau cycle de croissance mondiale, porté par les Etats-Unis et les grands pays émergents, en Asie et en Amérique latine notamment.

Les indicateurs économiques aux Etats-Unis montrent en effet une amélioration de la situation conjoncturelle, avec un net redressement des prix de l?immobilier et une hausse du moral des consommateurs. Ce sont les deux facteurs qui signalent traditionnellement la reprise outre-Atlantique. A cela s?ajoute les facteurs positifs qui boostent la compétitivité de l?offre industrielle américaine et préparent la reprise de l?investissement productif : baisse du coût de l?énergie grâce à l?exploitation du gaz de schiste, et limitation de la hausse du dollar vis-à-vis de l?euro et du yen, malgré une reprise plus robuste aux Etats-Unis que dans les autres pays du G7.

Des politiques monétaires salutaires
La reprise de l?économie américaine valide ex-post la politique monétaire non orthodoxe et la stratégie d?assouplissement quantitatif de la monnaie suivies depuis le début de la crise par le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, qui s?apprête à tirer sa révérence avec le sentiment du devoir accompli. Ses travaux sur la Grande Dépression des années 1930 et sa lecture de Milton Friedman, auteur avec Anna Schwartz de l?ouvrage de référence sur cette période, auront été d?un très grand secours à « Helicopter Ben » pour comprendre les ressorts de la crise actuelle et trouver les solutions adéquates pour y faire face.

Primus inter pares parmi les grands banquiers centraux et argentiers mondiaux, Bernanke entrera dans l?Histoire comme le plus grand dirigeant des années de crise, lui qui n?est pourtant pas un politique et qui n?a jamais été confronté au suffrage universel. Même Christine Lagarde, la directrice générale du FMI qui n?est pas économiste de formation, ne s?y est pas trompée en lui rendant un hommage appuyé il y a quelques mois.

Dans la zone euro ce sont aussi les banquiers centraux, Jean-Claude Trichet et son successeur Mario Draghi, qui auront le plus fait pour soutenir, parfois à bout de bras, une construction économique et monétaire qui a frôlé à plusieurs reprises l?implosion. Si la zone euro existe encore aujourd?hui, elle le doit certainement à Mario Draghi qui s?est engagé à l?automne 2012 à tout faire pour sauver la monnaie unique et pour permettre aux grands Etats les plus exposés à la crise ? l?Espagne et l?Italie - de continuer à se refinancer dans de bonnes conditions.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Olli Rehn, a lui aussi compris qu?il fallait une autre politique pour sortir la zone euro de sa crise d?endettement

En changeant son fusil d?épaule et en donnant plus de temps aux Etats pour rétablir l?équilibre de leurs comptes publics, le Commissaire européen aux affaires monétaires, Olli Rehn, a lui aussi compris ? même tardivement - qu?il fallait une autre politique pour sortir la zone euro de sa crise d?endettement. Quant à Angela Merkel, souvent critiquée, son rôle a été déterminant pour mettre en place une nouvelle architecture financière et bancaire ? cette dernière étant encore inachevée ? au niveau européen, et pour jeter les fondements d?une Union politique basée sur un partage de souveraineté plus important au niveau budgétaire au sein de la zone.

Sans réformes, pas de reprise
Tout cela étant dit, le répit obtenu par la France en matière de consolidation budgétaire ne devrait pas se traduire par un sursaut de croissance, même en cas de reprise mondiale. Il y a à cela plusieurs raisons. D?une part, les hausses d?impôt inscrites dans la loi de finances 2013 vont peser sur la consommation des ménages qui est le moteur traditionnel de l?économie française, et prolonger le gel de l?investissement. D?autre part, et de manière plus fondamentale, la capacité des entreprises françaises à tirer profit de la demande mondiale s?est érodée au cours des dix dernières années, avec un recul de 25% de la part de marché française dans les exportations mondiales.

La France est surtout exposée à la demande provenant d?autres pays européens qui représentaient 65% des exportations françaises en 2011, contre seulement 5% pour les Etats-Unis et 4% pour les BRICSAM (BRICS + Mexique). L?Allemagne, principal client de la France qui absorbe 17% des exportations de l?Hexagone, voit ses importations croître à un rythme nettement moindre que ces exportations en période de reprise.

Il n y a pas de fatalité au déclassement et à la relégation

Contrairement à ce qu?on peut entendre ici et là, la France ne pourra donc pas s?exonérer, même avec un retour de la croissance mondiale, d?une refondation complète de son modèle économique et social, en conservant ce qui fait sa compétitivité ? une mutualisation élevée des risques sociaux et sanitaires qui est une source de cohésion sociale et de productivité des travailleurs ? tout en réformant radicalement sa gouvernance et son financement : renouveau du paritarisme et du dialogue social, politique de l?offre plus appuyée et plus cohérente, réforme de la fiscalité et de la dépense publique, refonte d?un système de sélection des élites sclérosé et inadapté à la mondialisation, investissement massif dans l?innovation et suppression des rentes illégitimes.

À lire également

  • Plombées par la Fed et la Chine, les Bourses plongent, Tokyo en tête
  • BCE : Mario Draghi baisse les taux, mais s'accroche à l'austérité
  • La banque centrale de Chypre très pessimiste sur l'avenir du pays
  • Le patron de la Fed s'inquiète de l'émergence d'une bulle financière aux Etats-Unis

A défaut d?engager ces réformes maintes fois évoquées et maintes fois repoussées, la France verra ses forces vives s?exiler, ses équilibres macroéconomiques se dégrader davantage, et elle ne pourra jouer un rôle moteur dans l?élaboration d?un nouveau cadre de gouvernance européen ? avec pour perspective l?Union politique - et mondial. Il n y a pas de fatalité au déclassement et à la relégation, mais il n y a pas de recette miracle pour redresser la situation sans un profond aggiornamento politique, économique et social.

Retrouvez toutes les chroniques d'Alexandre Kateb sur son blog, Nouveau monde, nouvelles puissances

Alexandre Kateb*

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »