Les cadres victimes d'un accord sur l'assurance-chômage injuste et inefficace

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(Crédits : DR)
Les mesures de redressement des comptes de l'Unedic, décidées ce week-end par les partenaires sociaux, sont globalement très limitées. S'agissant des cadres, elles auront en revanche un impact non négligeable. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’ESSEC

 

En 2014, l'Unedic accusera un déficit de 4,3 milliards d'euros, sa dette cumulée atteindra 22 milliards, chiffre qui pourrait grimper jusqu'à 37 milliards en 2017. Dans ce contexte, l' accord signé le 21 mars par les syndicats patronaux, la CFDT et FO, qui va générer 400 millions d'économie par an, n'est en aucun cas la réforme sérieuse dont l'Unedic a besoin.

L'absence de réforme en profondeur a toujours la même cause, le manque de courage réformiste face au pouvoir politique (c'est-à-dire le pouvoir de nuisance et de blocage) des différents groupes concernés par une réforme. La « non-réforme » se traduit par une panoplie de mesures pesant sur les groupes au pouvoir politique faible, mesures systématiquement cosmétiques au niveau de l'ampleur des déficits à combler, mais pesantes au niveau individuel pour ceux sur qui elles tombent.

 Mesures à la marge concernant les intermittents du spectacle

 L'accord du 21 mars ne fait pas exception à cette règle. Le régime des intermittents du spectacle par exemple, qui génère un milliard de déficit par an pour 255.000 cotisants, n'a fait l'objet que de mesures à la marge, ce qui est cohérent étant donné le rapport de force. En effet, les populations concernées votent massivement à gauche, les élections municipales sont imminentes et les européennes se profilent. Le gouvernement n'aurait donc pas signé un accord de réforme de ce régime et le Medef, focalisé sur son marchandage de baisse des charges de dix milliards avec le gouvernement, n'avait manifestement pas l'intention de braquer celui-ci pour un petit milliard de déficit de l'assurance chômage en plus.

Les cadres fortement mis à contribution

Les cadres au contraire, dont le régime génère 39% des recettes et 18% des dépenses, sont fortement mis à contribution dans l'accord au travers notamment de l'allongement du délai de carence. Cette mesure va permettre de racler quelques centaines de millions moyennant un certain coût social généré par le malaise et le ras-le-bol des cadres, mais avec un coût politique faible. Le calcul comptable est simple : les cadres licenciés retrouvant plus rapidement un emploi que les autres travailleurs, l'allongement du délai de carence va faire qu'un grand nombre d'entre eux ne touchera pas d'allocation s'il retrouve un travail avant les 180 jours.

 Les ruptures conventionnelles impactées

Actuellement, tout cadre qui quitte l'entreprise après un licenciement ou par rupture conventionnelle et ayant reçu une prime extra légale ne peut solliciter l'allocation de chômage qu'une fois écoulé un délai de carence d'un maximum de 75 jours. L'accord prévoit de faire passer le délai de carence maximum de 75 à 180 jours, excepté pour les licenciements économiques. Le nombre de jours de carence correspondra au montant de la prime obtenue divisé par 90. Cet allongement du délai de carence devrait notamment toucher les départs par rupture conventionnelle.

Cette forme de séparation, mise en place en 2008, apportait un peu de flexibilité dans le fonctionnement du marché du travail. Selon la DARES, en 2012 et 2013, elle concernait environ 32.0000 séparations par an et l'indemnité de départ moyenne était en 2011 de 6.600 euros. La nouvelle règle de calcul ne change donc rien, en moyenne, puisqu'avec ce montant, le délai de carence serait à 73 jours. En revanche, au-delà de 6.600 euros, ce qui est la situation de quasi tous les cadres, la nouvelle règle commence à jouer.

 Une question d'éthique

Au-delà de l'inconvénient financier de cet énième pressurage pour les cadres, cette mesure, outre injuste, nous apparaît inefficace et présentant un réel problème d'éthique.

Le Medef et les confédérations syndicales signataires s'attaquent ici à une somme censée représenter une compensation négociée entre les parties pour un préjudice dont l'entreprise accepte la charge. Il peut être vu comme le prix de la flexibilité, les entreprises pouvant « acheter le départ » d'un salarié qui n'est plus en ligne avec les objectifs de l'entreprise. Si cette compensation est annulée via une baisse des allocations chômage, cela signifie que le préjudice n'est plus compensé. Le recours à la rupture conventionnelle devrait alors diminuer. Il est à craindre que les entreprises chercheront à compenser l'accès plus difficile à la rupture conventionnelle par des licenciements pour faute professionnelle. Les cadres ainsi licenciés devront aller systématiquement devant les Prud'hommes pour faire valoir leurs droits.

 Une augmentation de la congestion des tribunaux

Cette mesure va donc, en premier lieu, augmenter la congestion des tribunaux de Prud'hommes avec des situations qui pourraient se régler à l'amiable. La baisse de qualité du service publique de justice qui en découle va diminuer le bien être collectif. En second lieu, cela aggrave la judiciarisation de l'économie et la judiciarisation des rapports humains notamment dans l'entreprise qui n'en a pas besoin. Cette tension va à l'encontre du discours officiel du Medef, que l'on retrouve dans tous les rapports trimestriels à la page RSE et qui prétend que « le cœur de l'entreprise est l'humain ».

 

Si, comme l'affirme la CFDT, cette mesure vise à dissuader l'usage abusif de la rupture conventionnelle comme préretraite masquée, il y aurait d'autres manières de régler ce problème, plutôt que d'imposer une règle qui in fine pénalisera tout le monde.

Pour améliorer les comptes de l'Unedic: lutter vraiment contre le chômage

Les problèmes financiers de l'Unedic sont la conséquence directe du problème du chômage trop élevé en France. Les réformes à mettre en œuvre sont donc celles qui pourraient permettre la baisse du chômage, dont il est largement accepté aujourd'hui, qu'il provient en grande partie de la rigidité du marché du travail et notamment d'une protection légale de l'emploi excessive.

Ni le Medef, ni la CFDT ni le gouvernement ne comptent s'attaquer à ce problème amont et trouvent plus simple de dépouiller en aval les cadres, en attendant le retour hypothétique de la croissance. Les deux syndicats en charge de la gestion de l'Unedic font donc passer manifestement leur intérêt catégoriel avant le bien commun, à savoir la flexibilisation du marché du travail, et cela se fait aux dépens d'une catégorie politiquement faible.

 Il apparait clairement que les gérants historiques de l'assurance chômage ont des incitations qui les empêchent d'assurer une gestion efficace du système. On peut donc légitimement se poser la question de savoir s'il ne vaudrait pas mieux qu'une autorité indépendante gère l'Unedic.

 

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Commentaires
a écrit le 28/01/2016 à 13:24 :
Ayant été licencié (de façon abusive) à presque 60 ans (trop vieux, trop cher), licenciement cause réelle et sérieuse, j'ai perçu uniquement la prime de licenciement prévue par la convention collective nationale. Cette prime est supérieure aux minima légaux. De ce fait, après le traumatisme du licenciement, 2ème douche froide, un différré d'indemnisation de 6 mois qui s'ajoute aux congés payés (ce que je ne conteste pas) + le différé d'indemnisation de 7 jours. Il est vrai que cela ne fait que 41 ans que je travaille sans avoir jamais bénéficié de la moindre prestation. De plus à 62 ans, Pôle Emploi si je n'ai pas retrouvé d'emploi d'ici là, m'invitera à aller voir ailleurs : caisse de retraite obligatoire alors que la retraite c'est 67 ans je crois - Chercher l'erreur.
a écrit le 03/06/2014 à 15:26 :
J'ai demandé la rupture conventionnelle pour le 31 décembre 2014 et je dois toucher une somme légale de rupture de 38000 euros, mais seulement pour indemnités légales de rupture,(Cadre depuis 7 ans et 37 ans d'ancienneté.)Dans ce cas le délais de carence pôle emploi est-il de 75 ou 180 jours sans indemnités? Je n'ai pas négocié de prime supra-légale.
a écrit le 06/04/2014 à 18:41 :
Comme souvent on pollue les concepts : le chômage comme la retraite n'ont rien à voir avec de la solidarité. Ici il s'agit d'une assurance et donc statistiquement la contribution des cadres devrait correspondre à ce qu'on leur donne. En réalité il faudrait surtout plafonner les cotisations des cadres et donc plafonner aussi leurs allocations dont le plafond est beaucoup trop élevé en France. Pour ce qui concerne les intermittents, il n'est pas certain que ce mécanisme statistique soit des plus adapté. Cette question devrait être traitée à part.
a écrit le 26/03/2014 à 18:11 :
La réforme est tout autant catastrophique pour les intermittents, car elle précarise les plus pauvres (avec le nouveau différé) et fait bien rire tout le monde avec le plafonnement à 5000 euros brut par mois des allocations (ce qui ne représente que 2% des intermittents).
Les intermittents demandaient eux-même que le plafond soit abaissé à 3000, ce qui a été refusé par le medef, un comble !!!
Pour ceux que ça intéresse, voici les propositions et études pour réformer l’intermittence afin que ce système soit plus juste et moins couteux. Le medef a tout simplement refusé d’y jeter un coup d’oeil.
http://www.syndeac.org/assets/POLITIQUES_PUBLIQUES/intermittence_rapport-public-syndeac2014.pdf
a écrit le 26/03/2014 à 18:02 :
les cadres ont qu 'a diminuer leurs train de vie, rouler en voiture plus modeste , ce serré un peu la ceinture
perso, j 'aurai descendu le plafond a 3000 euros
Réponse de le 27/03/2014 à 8:16 :
Y a des cadres (jeunes comme moi) qui roulent en Xantia vieille de 15 ans (même si en bonne condition) et vivent en HLM parce qu'impossible d'accéder au logement privatif... faut redescendre sur terre cadre n'a jamais voulu dire riche !
Réponse de le 27/03/2014 à 14:23 :
Réponse à Wave : Etre cadre ne veut pas dire être riche, contrairement aux idées reçues.
a écrit le 26/03/2014 à 7:22 :
Les cadres une fois de plus sacrifiés avec une mesure debile digne de ce gouvernement .

On a oublié de tenir compte de 2 elements :

-L'indemnité peut compenser un prejudice moral (et pas seulement financier )

-le salaire du cadre licencié : un salarié qui gagne 5000 euros / mois et part avec 3 mois d'indemnité ne sera pas payé avant 6 mois par l'unedic !!!

en 1 mot : DEBILE
a écrit le 25/03/2014 à 19:29 :
Toujours le manque de courage. On préfère faire payer les cadres qui travaillent 45/50 heures par semaine pour nourrir les saltimbanques qui votent socialistes et souvent travaillent au noir. C'est du hollande.
Réponse de le 25/03/2014 à 20:51 :
Non, c'est pas du Hollande, c'est du medef.
Réponse de le 26/03/2014 à 18:19 :
Pour votre gouverne, quand un intermittent bosse « au black », c’est que l’employeur n’a pas voulu le déclarer. Et ça nous met dans la merde d’ailleurs ! Car il est déjà assez difficile de trouver 43 cachets en 10 mois et demi (donc à peu près 1 par semaine) déclarés (1 concert étant déclaré 1 cachet étant compté comme 12h, la bonne blague ! Vous pensez qu’un concert de 1h30/2h, se prépare en combien de temps !). Alors ceux qui acceptent des petits cachetons au black n’ont tout simplement pas le statut. Quand on l’a, on préfère TOUJOURS être déclaré car cela fera monter le taux tout simplement. CQFD
a écrit le 25/03/2014 à 17:32 :
les cadres sont la cible privilégiée de ceux qui aujourd'hui n'ont pas grand chose à voir avec le monde du salariat et encore moins du privé...la classe politique dans son ensemble y compris les partenaires sociaux sont ineptes et inaptes à redresser ce fichu pays. il faut voter pour les nouveaux mouvements politiques issus de la société civile, ou faire la révolution !
a écrit le 25/03/2014 à 16:01 :
Une bonne démocratie ne consiste pas à ce qu’une majorité s’entendent sur le dos d’une minorité. C’est le propre d’une démocratie sans valeur et sans principe.
Même en acceptant le principe que ceux qui contribuent le plus puissent avoir, en retour, moins proportionnellement, il convient cependant de ne pas tolérer l’attitude discriminatoire du patronat quant il a osé proposer , en sus d’un déplafonnement total, une dégressivité d’indemnisation après un an pour les cadres dont la conséquence aurait abouti à indemniser les cadres en durée et en montant inférieurs à certains intermittents dont le plafond d’indemnisation/revenus a été fixé ( environ 5000 et quelques euros par mois contre un plafond de 3000 et quelques euros par mois pour les cadres après un an. C’est 2 poids 8 mesures. Effectivement, la confiance est rompue quand, dans l’organisation collective d’un consensus frauduleux, cela conduit à donner en montant absolu moins que d’autres qui ont moins contribué.
Pourquoi, ne pas faire vendre les propriétés des chômeurs avant de les indemniser ? ( Nota , on le fait presque dans le cas de réversion de pension).

Par ailleurs, se servir dans les caisses des autres est maintenant devenu une pratique de plus en plus courante.
Aujourd’hui, quand un chômeur décide de créer une entreprise, il pouvait à l’origine bénéficier, en quittant pôle emploi, d’un capital représentant 50 % des droits qu’il avait acquis. Aujourd’hui, c’est 45 %. Les 5% manquants seraient, paraît-il, pour financer le chômage des jeunes et en cas de retour de fortune, le créateur d’entreprise perd définitivement ces 5% malgré ses droits acquis.
C’est du grand n’importe quoi, du sans principe et sans logique.

Le plus effrayant, c’est que personne ne dit rien sur les 5% payés par les ex-chomeurs créateurs .

Le calme avant la tempête ?
a écrit le 25/03/2014 à 12:43 :
Votre chiffre d'un milliard de déficit pour les intermittents est faux. L'UNEDIC, qui est quand même la mieux placée, parle de 340 millions. Vous faites de l'idéologie, pas de l'information.
Réponse de le 25/03/2014 à 14:40 :
Le régime est en déficit de 1 milliard par an. Son surcoût par rapport au régime des intérimaires lui aussi en déficit est de 340 millions.
Réponse de le 25/03/2014 à 16:02 :
C'est l'officielle Cour des comptes, présidée par un socialiste, qui l'a évalué à un milliard. Ce qui pose problème n'est d'ailleurs pas tant les spécificités des intermittents mais le fait que ce soit les seuls salariés du privé qui financent un budget national pour la culture en général. Rappelons que la moitié des chômeurs n'est pas indemnisée.
Réponse de le 26/03/2014 à 18:23 :
Il y a des chiffres officiels, et la façon de les interpréter :
32 milliards d’allocations ont été distribués aux chomeurs en 2012 dont 1,2 milliard aux intermittents. Les indemnisés des intermittents représentent donc 3,75 % de la totalité des versements de l’assurance chômage (cela est très loin d’un quart ou d’un tiers très souvent relatés dans les articles de presse !)
En tout, il y avait 2.849.800 de chômeurs indemnisés en 2012 dont environ 100 000 intermittents, soit 3,51 des chômeurs. En terme de pourcentage, il y avait donc 3,51% d’intermittents.
D’où vient alors ce chiffre hallucinant d’intermittents responsables d’un quart du déficit ? Tout simplement car en raison de la crise, il y a eu une nette augmentation de chômeurs (donc moins de cotisations puisque moins d’emplois) et la caisse est devenue déficitaire d’environ 4 milliards. Il fallait trouver un bouc émissaire : voici comment on a comparé le milliard virgule 2 versé aux intermittents (reste plus de 30 milliards distribués aux autres chômeurs) avec le déficit de la caisse ! On pourrait dans ce cas dire que les autres chômeurs sont responsable de 750 % du déficit (30 milliards versés à comparer avec les 4 milliards de déficit).
De plus, un petit rappel, les employeurs des intermittents et les intermittents cotisent déjà plus que les employés du régime général.
a écrit le 25/03/2014 à 12:35 :
Les cadres n'ont qu'à massivement voter à droite, s'ils ne sont pas contents des mesures dictées par le gouvernement. Malheureusement, tout le monde se plaitn mais une fois dans l'isoloir, on a l'impression que tout le monde devient amnésique.
Réponse de le 25/03/2014 à 12:53 :
Les cadres votent majoritairement à droite, c'est aussi pour cela qu'on les dépouille de leurs droits ;).
Réponse de le 25/03/2014 à 13:15 :
C'est vrai que le MEDEF à l'initiative est très à gauche.
Réponse de le 26/03/2014 à 18:27 :
Le Medef a réussi la prouesse de se mettre à dos et les cadres, et les intermittents !
Il faut dire aussi que très peu de patrons/employeurs se sentent représentés par ce syndicat. On se demande pourquoi il a autant de pouvoir ! ;-)
Par ailleurs, si vous croyez que les intermittents votent Hollande / socialo, ça ne doit plus représenter le quart d’entre eux. Ça c’était dans les années 80 qu’ils votaient socialo !
Maintenant, ils ne votent plus en majorité, et quelques un votent FDG. Donc parler de clientélisme pour une clientèle de 20 000 personnes, c’est parler un peu vite ! Surtout qu’il y a probablement plus du double qui les haïssent (il n’y a qu’à voir les commentaires sur les forums)
a écrit le 25/03/2014 à 12:18 :
les cadres assurent 39% des recettes pour 18% des dépenses en fait ils subventionnent les intermittents .
Si les cadres ne sont pas représentés politiquement, ils pourront toujours opter pour une assurance privée et adieu les assedics
a écrit le 25/03/2014 à 12:10 :
C'est un fait que l'accord ne résoudra pas la question du déficit conséquent de l'UNEDIC, qui demande des mesures radicales. Les cadres des victimes? Faut-il rappeler que les indemnités chômage actuelles sont les plus élevées d'Europe avec un plafond supérieur à 6.000€/mois, contre 2.300 € en Belgique ou 2.200 € en Allemagne par exemple?
Réponse de le 25/03/2014 à 12:48 :
En Allemagne les cotisation a l'assurance chomage sont de 3% (1.5% pour l'employe et 1.5% pour l'employeur). En France elles sont de 6.4% (2.4% employe +4% employeur). Plus du double ! En plus elles sont plaffonnes a 178.5 Euros par mois en Allemagne (3% des 5950 Euros / mois qui est le plafond de reference) alors qu'en France il n'y a pas de plafonnement sur la part salarie, et un plafond de 12.516 Euros par mois sur la part employeurs. L'assurance chomage en France est une pompe a fric sur les hauts salaires, qui financent l'exception culturelle et autres absurdites, qui rendent le travail qualifie trop cher.
a écrit le 25/03/2014 à 8:54 :
En plus, ce qui est super c'est que quand vous aurez (peut-être) gagné aux prud'hommes entre 6 à 12 mois voire 24 après votre date de licenciement, vous serez forcé - néanmoins - de déclarer la somme à POLE EMPLOI lequel recommencera à faire des calculs savants pour reconsidérer votre situation et peut-etre vous demander de rembourser un trop perçu. A tous les coups, on perd.
a écrit le 25/03/2014 à 8:13 :
Pour la cfdt, le cadre est le suppôt du patronat français qui s étonne que les générations y et x soient la pour piller les entreprises sans s inscrire dans aucune pérennité de projet.
Y a t il encore des cadres assez c... Pour adhérer à la cfdt?
a écrit le 25/03/2014 à 3:23 :
Les cadres devraient être logiques et engager une sortie du régime générale d'assurance chômage. Ils sont les pigeons du régime actuel.
Réponse de le 25/03/2014 à 8:51 :
Absolument. D'ailleurs je connais pas mal de cadres qui sont sortis du système en devenant des contractants de luxe payés dans un autre pays européen ou par l'intermédiaire d'une autre compagnie non française placée sous la même holding ou GIE. Plus vous êtes haut dans la hiérarchie d'une entreprise, plus il est facile de négocier ce type d'accord à l'embauche.
a écrit le 24/03/2014 à 23:09 :
Aucun problème. Dans beaucoup de cas, les 75 jours de carence étaient négociés au départ et inclus à la prime: pour 75 jours il fallait négocier 1mois66 (je passe les détails de calcul) , pour 180 jours il faudra négocier environ 4 mois. Soit 2mois 33 en plus. Quand les entreprises n'auront plus que ce (petit) effort pour avoir une signature sur une rupture conventionnelle...
Réponse de le 25/03/2014 à 11:07 :
Soit un salaire à 2500 brut/mois (1925€ net/mois) ... 2500/30 = 83.33.
Sur cette base on ne garde que 57,4% soit 83.33*0.574=47,83
On le remultiplie par 30 pour avoir l'indemnité mensuelle : 47.83*30 = 1434 brut (~1380 net)/mensuel.
Pour 75 jours il faut donc 47,83*75 = 3583€ brut.
Effectivement cela représente 1,66 mois pour ne (presque) rien perdre, car il faut compter les 7 jours de carence obligatoire (7*47.83=307.09).
Dans mon cas, j'ai réussi à négocier très dur pour avoir 3mois... alors 4... pfffiou on va vraiment perdre de l'argent.
Je boucle sur ma première idée : les cadres vont s'encroûter.
a écrit le 24/03/2014 à 22:26 :
Cela prouve plusieurs choses :
1/ les cadres sont des moutons. Nous devrions manifester et occuper les locaux du médecin comme les branlos du spectacle,
2/ ils ne sont pas défendus par les syndicats. Normal, ils votent en majorité à droite...
3/ le medef n a rien a faire des cadres. Il faudra s en souvenir dans nos entreprises. Le but du medef est de fragiliser les cadres pour pouvoir les employer à moindre coût.
a écrit le 24/03/2014 à 19:53 :
Et pourquoi le président de la république après seulement 5 ans de pouvoir a touours le droit à son salaire a vie? Et ce n'est pas le seul dans ce cas !
Réponse de le 24/03/2014 à 21:33 :
"a toujours le droit à son salaire à vie" où avez-vous lu ça ? Des références, s'il vous plait, pas des fantasmes.
Peut-être pensez-vous à une retraite de Président une fois vieux ?
Réponse de le 25/03/2014 à 10:32 :
Il est membre du conseil constitutionnel , sinécure à 11000 par mois
Réponse de le 26/03/2014 à 18:41 :
si si son salaire et on en paie je sais plus 4 ou 5 comme ca,aaa a raison.
a écrit le 24/03/2014 à 18:40 :
Je trouve la présentation faite pas les auteurs pour le moins confuse.

Si le cadre touche une prime de licenciement au delà de que prévoit la loi, celle-ci sera déduite de son indemnisation, sur la base d'une indemnisation de 90€ par jour.

Cette prime pouvant être énorme, le délais de carence est donc plafonné à 180 jours (soit une prime de 16200€).


Je ne crois pas qu'il soit normal qu'un cadre puisse cumuler un gros chèque lors son départ et une indemnisation chômage?


C'est donc à mon sens une bonne décision.
Réponse de le 24/03/2014 à 21:36 :
"un gros chèque lors son départ et une indemnisation chômage" surtout une indemnisation élevée, car salaire élevé. Heureusement que tout ça est soumis à la déclaration de revenus, prime incluse !! La justice pour tous.
Les personnels de la Redoute licenciés touchant 40 000 euros en partant, vont-ils toucher des indemnités PoleEmploi retardées, ou cumuler les deux ?
Réponse de le 25/03/2014 à 10:59 :
Faux, la prime n'est pas soumise à déclaration de revenus.
Elle est uniquement soumise à contributions sociales : 20% pour la partie légale et 8% pour la partie extra légale.
Ce "gros" chèque ou la "galette" comme on me l'a dit chez Pôle Emploi n'est que la juste rétribution d'une position sociale qui force à très très très régulièrement se former/se mettre à jour, bouger beaucoup (intra et inter entreprise) et prendre des risques pour rester dans la course (sans gagner réellement plus)...
En l'état actuel des choses le personnel de la redoute (ou autre entreprise) qui se fait licencier économiquement aura son chèque (imposé/chargé selon les règles dictées ci dessus), le montant de leur salaire net pendant 12 mois puis indemnisé à l'ARE sans délai de carence. Si c'est un licenciement classique ou rupture conditionnelle ils iront tout droit à l'ARE avec carence 7 jours + 75 jours + x jours pour indemnités de congés payés
a écrit le 24/03/2014 à 18:36 :
Les mesures clientélistes ne sont pas le fait de ce gouvernement, mais bien de l'ensemble des partenaires sociaux, et ce depuis la Gestion Paritaire de l'assurance chômage. Nottat en son temps à verni sa réputation en facilitant l'allongement et en restreignant la dégressivité des allocations chômage. De fait, la droite ne s'est privé de rien...et la gauche à continué, comme de bien entendu !
a écrit le 24/03/2014 à 18:12 :
Il y a des catégories comme les petits agriculteurs ou les cadres moyens qui se croient à tort solidaires des gros et à qui rien n'ouvre les yeux.
a écrit le 24/03/2014 à 17:58 :
La honte de notre pays, les intermittents du travail, profitez le vent est en train de tourner
a écrit le 24/03/2014 à 17:53 :
Si cet accord est injuste, il n'est pas pas moins excellent pour rappeler aux cadres où est leur intérêt. La mise en oeuvre des politiques de travail des entreprises, dans le cadre de leur fonction est de leur responsabilité. Par contre la mise en oeuvre des politiques sociales peut amener à les contester, au risque de se faire virer. Les cadres se sentaient alliés du patronat ? Celui ci vient de leur rappeler qu'ils ne sont que des exécutants, qui de plus ne bénéficient pas de la solidarité des autres salariés.
Réponse de le 25/03/2014 à 8:47 :
Ne savez-vous donc pas que l'immense majorité des cadres n'encadrent personne d'autre qu'eux-même? Etre cadre aujourd'hui, ça veut surtout dire faire des heures supp' gratuitement.
Réponse de le 09/04/2014 à 13:36 :
Entièrement d'accord avec@EBT:
la majorité des cadres aujourd'hui n'encadre personne, se tapent des heures sup non payées et la cerise sur le gâteau: l'espoir d'évoluer est pratiquement réduit à zéro
a écrit le 24/03/2014 à 17:47 :
Victimes de l'assurance chômage mais profiteur des formations thalassothérapie... on ne gagne pas à tous les coups!
a écrit le 24/03/2014 à 15:41 :
A vomir.
Il faut fuir ce pays qui détruit sa classe moyenne.
Réponse de le 24/03/2014 à 17:22 :
@ Ezio
C'est déjà fait...ils l'ont détruite...Maintenant , ils vont racler jusqu'à l'os...
Vous croyiez quoi ? Qu'ils étaient à votre service ???
Réponse de le 24/03/2014 à 18:44 :
Fuyez, d'autres prendront votre place.
a écrit le 24/03/2014 à 14:46 :
c'est pas ca qui va reconcilier les cadres avec le telechargement legal. Plus de 5k euros d'idemnitées pour les intermitants, plus qu'un salaire de cadre qui se fait ch**r au taff toute l'année et en plus on charge encore la mule. on croit rever.
Réponse de le 24/03/2014 à 15:37 :
On ne peut se mettre à plat ventre devant toutes les personnalités des écrans , qu'elles aient du talent ou pas du tout ( l'absence d'intelligence et de capacités est un pré-requis dans le monde du sho-bise ) sans se remettre en question en tant qu'ingénieur ou technicien...
Le résultat est là : n'importe quel cinquième couteau d'une série TV de merde sera mieux payé que vous.
Je le sais , je suis cadre sup , mais moi , je suis parti aux States .
Réponse de le 25/03/2014 à 3:56 :
Les 5k euros pour les intermittents, c'est seulement un plafond. Et ce n'est pas le plafond des allocations mais le plafond du cumul des salaires et des allocations.
Et croyez-moi, il y a bien peu d'intermittents concernés : je connais pas mal d'intermittents et aucun n'atteint de pareilles sommes, c'est plutôt entre 1200 et 2000 euros, salaires et allocations compris.
Réponse de le 25/03/2014 à 13:00 :
Voire moins pour ceux que je fréquente, ils en sont réduits à avoir un deuxième poste (beaucoup moins confort selon vos dires celui-là) parce qu'ils galèrent pour vivre chaque jour.
Réponse de le 26/03/2014 à 18:14 :
Il n’y a que 2% des intermittents qui touchent parfois plus de 5000 € par mois.
Et par ailleurs, continuez de pirater ! De toutes façons, quand vous payez pour un cd/dvd, ce sont les majors qui se servent et qui resservent 1 à 5 % aux artistes crédités. Les intermittents le sont très rarement, et parfois ont été payé à peine une centaine d’euros pour leur participation à l’enregistrement !
a écrit le 24/03/2014 à 14:38 :
Ah bon, je croyais que c'était le coût du travail qui était trop élevé, à moins que ce soit l’effet papillon ou les coefficients de marée…
A parti pris, parti pris et demi…
a écrit le 24/03/2014 à 14:22 :
Faut pas se leurrer, avec des recruteurs coincés et frileux, c'était la seule chose qui nous motivaient nous cadres à prendre des risques... à ce train là on va perdre de l'argent à être dynamique et à tenter de changer de société quand ça ne va plus... ça va juste encrouter les gens plutôt que de prendre un risque qui génèrera obligatoirement une parte.
Je l'ai fait une fois en tant que cadre, avec le délai de carence j'y ai "gagné" quelques centaines d'euros au final... mais s'il n'y a plus ce "gain" possible je me ne me recogne plus : 3 mois de bataille avec la société pour déterminer le montant de la dite prime, l'inscription à PE avec tout le temps que ça prend et le risque de ne pas retrouver de boulot (aujourd'hui dire qu'un cadre trouve facilement du boulot est une bêtise pure et simple)
Réponse de le 24/03/2014 à 20:57 :
Tout à fait d'accord sur l'encroûtement. Ce sera encore plus de peur immobilisant / incarcérant les quelques volontaires au changement. Dans ce pays, la prise de risques est systématiquement réprimée. Ouuhh c'est une honte de se tromper ! Et cela nécessite que vous en payez le prix toute votre vie....

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