• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Dette: pourquoi il faut sanctionner l'Argentine

Photo de Ivan Best

Pascal de Lima

Publié le 18 juin 2014 à 08:44 - Mis à jour le 18 juin 2014 à 11:53

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
  • L'inflation atteint 32,6 % sur un an en Turquie
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'Argentine, qui s'est fermé l'accès aux capitaux privés par son comportement, cherche désormais à obtenir des fonds publics pour renflouer ses caisses. Mais pourquoi obtiendrait-elle des privilèges auxquels aucun pays pauvre n'a accès? Par Pascal de Lima, Fondateur d'Economiccell, Enseignant à Sciences-po Paris

L'Argentine ne veut plus honorer ses dettes. Après un défaut de paiement en 2001, elle doit toujours près de 10 milliards de dollars aux membres du club de Paris. En tant que troisième plus grande économie d'Amérique Latine, l'Argentine a pourtant les moyens de rembourser sa dette, mais elle a fait le choix d'ignorer ses créanciers, s'excluant ainsi des marchés internationaux depuis une décennie. Son comportement lui ayant donc fermé les portes des capitaux privés, l'Argentine se tourne à présent vers le secteur officiel pour renflouer ses caisses.

Une insolvabilité organisée, aucune réforme structurelle

Ainsi, en janvier Axel Kicillof, Ministre de l'économie et des finances a proposé de rembourser sa dette sur dix ans, mais à quelques conditions majeures. La première est que seulement 20% de la somme soit remboursée en liquidités et 80% par émissions obligataire, tandis que ce remboursement n'interviendra que si les créanciers investissent dans l'économie argentine et que l'ensemble de l'opération doit se faire hors du contrôle du FMI.

On ne comprend pas bien pourquoi l'Argentine s'entête. Elle a organisé son insolvabilité, par exemple en plaçant ses actifs à la BRI de Bâle, et dans le même temps, elle n'a mis en œuvre aucune réforme structurelle, élément crucial pour ouvrir des négociations avec le club de Paris. Pire encore, par une politique économique irresponsable et dispendieuse, en se reposant sur les matières premières et en choisissant de s'isoler des marchés, l'Argentine n'a pas diversifié son économie ni renforcé sa compétitivité, ce qui condamne le pays à être, selon Neil Shearing,  Chef économiste de Capital Economics spécialisé sur les marchés émergents, « au bord d'une nouvelle crise de balance des paiements ». Et pendant ce temps, la corruption demeure et Moody's a dégradé la note de l'Argentine à Caa1, au même rang que le Venezuela ou le Pakistan.

Des comptes trafiqués

De son côté, l'Argentine accuse souvent le FMI d'être responsable de la crise économique de 2001 et refuse, depuis 2006, de participer aux consultations annuelles de l'article IV (pourtant obligatoires pour tous les membres). A cela s'ajoute un signal de défiance fort envers le FMI envoyé par les pouvoirs publiques  en utilisant en 2006, ses maigres ressources en devise étrangère pour payer par anticipation les 9,8 milliards de dollars de sa dette au FMI (au taux privilégié de 4,6%), avant de remplir ses caisses par l'émission d'obligations en dollars à des taux deux fois plus élevés. A la limite vis-à-vis du FMI chacun a son point de vue.

Mais le pire c'est que dans le même temps, l'Argentine n'a eu de cesse de trafiquer ses comptes en renvoyant les statisticiens indépendants de l'INDEC, en menaçant des économistes et en interdisant les estimations divergeant des chiffres officiels. C'est pourquoi l'Argentine est devenue le premier pays censuré par le FMI pour ne pas avoir fourni des données exactes sur son inflation et sa croissance. Ça c'est quand même un problème.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des choix absurdes de politique économique

Si l'Argentine se trouve en défaut de paiement depuis plus de dix ans, elle le doit à ses choix absurdes de politique économique. Au bout d'un moment on ne peut pas toujours céder à tout, il faut un cap, une borne à ne pas dépasser quand même et il est absolument certain que si le club de Paris cède à l'Argentine, alors que sa légitimité est déjà aujourd'hui contestée par les marchés financiers et les puissances émergentes, il perdra le crédit qu'il lui reste encore et incitera ses futurs débiteurs à adopter le même comportement que l'Argentine. Il serait dommageable que le cas de l'Argentine gâche le long travail du club de Paris, qui, depuis près de cinquante ans, a négocié, sur la base de ses principes, des centaines d'accords avec 90 pays endettés, sur un montant de plus de 470 milliards de dollars.

Membre du G20, et des privilèges que n'obtient aucun pays pauvre

Comment justifier que l'Argentine, pays pourtant membre du G20, obtienne des privilèges auxquels n'ont pas droit les pays pauvres lourdement endettés qui, eux, pourraient réellement les nécessiter ? Malgré l'absurdité de cette position, la France soutient ardemment l'Argentine, au grand dam de certains des principaux créanciers du pays, comme le Japon et l'Allemagne qui détiennent les deux tiers de la dette argentine et qui exigent un paiement des dettes sous surveillance du FMI et uniquement en liquidités.

À lire également

  • La France joue un jeu dangereux en soutenant l'Argentine
  • Dette argentine: à la Cour suprême des Etats-Unis de se prononcer
  • L'Argentine dégradée en raison de la "quasi-chute libre" de ses réserves
  • L'Argentine reste engluée dans le populisme

Mais la France, hôte du Club de Paris, cherche à forcer un mauvais accord et prend le risque de s'isoler diplomatiquement. Son rôle historique devrait plutôt être au contraire de renforcer la stabilité financière internationale et de condamner tout comportement contraire aux règles internationales car il est impératif que toute restructuration de dette souveraine soit ordonnée, souple et transparente. En effet, si une entorse devait être faite à ce principe de bon sens, d'autres Etats du monde pourraient y voir une promesse d'impunité en matière d'emprunt et seraient tenter d'escroquer à leur tour d'éventuels prêteurs.

Pascal de Lima

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »