L'Argentine dégradée en raison de la "quasi-chute libre" de ses réserves

 |   |  327  mots
L'Argentine est privée d'accès au marché de la dette depuis plus de 10 ans après avoir fait défaut. (Reuters/Marcos Brindicci)
L'Argentine est privée d'accès au marché de la dette depuis plus de 10 ans après avoir fait défaut. (Reuters/Marcos Brindicci) (Crédits : Reuters/Marcos Brindicci)
La note souveraine de l'Argentine a été abaissée de B3 à Caa1 par l'agence de notation Moody's, en raison de la diminution spectaculaire de ses réserves financières.

Pour Gabriel Torres, analyste de l'agence de notation Moody's, la diminution des réserves financières de l'Etat s'apparente à une "quasi-chute libre". Alors qu'elles avaient atteint 52,7 milliards de dollars en 2011, ces réserves sont tombées à 27,5 milliards depuis.

"Surveiller les réserves plus que tout"

L'agence a annoncé lundi avoir abaissé la note souveraine de l'Argentine de B3 à Caa1, en expliquant que la fonte rapide des réserves officielles augmentait le risque de voir Buenos Aires incapable d'honorer le service de sa dette en devises.

"Nous allons surveiller les réserves plus que tout", a ajouté Gabriel Torres :

Si l'Argentine trouve de nouvelles options de financement, quelles qu'elles soient - un appel au marché, une augmentation des prêts bilatéraux, une augmentation des flux de capitaux, quoi que ce soit qui leur facilite les choses - alors ce sera positif en terme de crédit.

Privée d'accès au marché de la dette

L'Argentine est privée d'accès au marché de la dette depuis plus de 10 ans après avoir fait défaut. Elle "pourrait par exemple accéder à un financement du FMI mais il faudrait qu'elle ait avec le FMI une relation complètement différente de celle qu'ils entretiennent aujourd'hui", juge Gabriel Torres.

En février 2013, l'institution avait menacé l'Argentine d'exclusion après avoir découvert que le pays avait maquillé des chiffres de son bilan financier.

Critique du FMI

La présidente argentine, Cristina Kirchner, critique depuis régulièrement les prescriptions économiques du FMI en leur attribuant la responsabilité des difficultés économiques de son pays, entre autres une inflation que les économistes indépendants estiment à plus de 30% par an, l'un des taux les plus élevés au monde.

Moody's estime que l'Etat argentin devra honorer des paiements en dollar de plus de 20 milliards de dollars entre 2014 et 2015, explique l'agence dans un communiqué.

>> Lire : Si vous n'avez rien suivi de la situation de l'Argentine et de son peso...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/03/2014 à 23:04 :
Kirchner, putin, chavez, yanukovitch, même combat. Milliardaires en 5 ans, pays ruiné, peuple au bord de la révolte, et les gauchos du quartier latin hypnotisés.
a écrit le 18/03/2014 à 19:17 :
Cas d'école pour ceux qui mettent tout sur le dos d'une monnaie. Ca irait mieux si l'Argentine était dans la zone euro, plus de stabilité etc.
a écrit le 18/03/2014 à 16:26 :
Ne vous y trompez pas, c'est bien une GUERRE que mène le FMI et le lobbying contre l'Argentine, "Pour l'exemple", pour ne pas donnez des idées aux autres pays (l'UE?) de se rebiffer sur les conditions unilatérales et totalitaires du FMI qui "sauvent" les pays, puis les asphyxies, jusqu'à ce que chaque parcelle de ces pays soient libéralisé ! Après on le vois comme on veut, on aime ou on aime pas, on suit ou pas, mais c'est comme ça.
Réponse de le 18/03/2014 à 17:07 :
ah pardon, ce sont les époux Kirchner qui ont commencé la guerre contre le reste du monde (et il est de notoriété publique en Argentine qu'ils se sont bien servis au passage, à la mode Poutine) !
Maintenant qu'ils ont bien pressuré le citron et que cela craque de partout, Mme Kirchner revient faire la paix pour obtenir en échange un chèque lui permettant de tenir la baraque encore un peu.
Réponse de le 18/03/2014 à 18:22 :
vous êtes bien romantique. Lisez les explications de J Vega plus bas, il vous dit clairement que le problème est à Buenos Aires, pas à Washington.
a écrit le 18/03/2014 à 13:45 :
L'Argentine a expérimenté la sortie de l'Euro. On a donc vu que celle-ci entrainait immédiatement un défaut sur la dette. Pour les Argentins, cette dette était majoritairement détenue par des non résidents, en France, les banques, VOTRE banques sont gavées d'OAT. Aux conséquences que l'on a VU en Argentine, il faudra ajouter en France la faillite de votre banque et donc la perte de vos comptes , comme à Chypre. Il n'est d'aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.
Réponse de le 18/03/2014 à 15:38 :
N'étant pas partie prenante de ma banque qu'elle fasse faillite me laisse de marbre.Qu'ils continuent leurs expérimentations financières à coup de trading et autre méthode pseudo scientifique pour faire de la laine encore et encore et qu'ils ne viennent surtout pas pleurer dans notre gilet dés qu'ils ont des pertes himalayennes.On s'en tape.
a écrit le 18/03/2014 à 12:27 :
Un exemple à ne pas suivre... malgré les recommandations de certains de laisser filer la dette et de sortir de l'euro...
Réponse de le 18/03/2014 à 13:34 :
Qu'est que ça change d'y rester ? A part de continuer à arranger les rentiers ?
Réponse de le 18/03/2014 à 23:01 :
Attendez que votre pouvoir d'achat soit divisé par deux, que les retraites,smic et cmu de vos proches soient désintégrés et vous verrez pourquoi c'était une mauvaise idée d'en sortir !
Demandez aux argentins.....
a écrit le 18/03/2014 à 12:15 :
pas de problème , Hollande va donner quelques milliards d'euro à l'Argentine et aggraver notre dette; c'est ça la solidarité socialiste .
a écrit le 18/03/2014 à 10:10 :
Je me rappelle les médias français qui saluaient la victoire de Kirchner à la présidentielle, des louanges à la télé alors que ça n'interressait personne ; comme quoi le journalistes français c'est vraiment le mal absolu.
a écrit le 18/03/2014 à 9:51 :
le gran capital continu a attaquer les nacions sociale et populaires. moodys et la cia ils travaille ensemble pour protégé les oligarques mais cela ne passera pas et biento la masse populaire elle va se debaraser des parasite, par la force il c'est necesaire
Réponse de le 18/03/2014 à 12:29 :
Vous retardez ! L'URSS s'est effondrée depuis longtemps...
Réponse de le 18/03/2014 à 13:01 :
Lol! Et qui financera l'achat des armes... Il y a un coté pathétique dans tout cela. (Qu'on se le dise, l'URSS n'est plus et la Chine a aussi une attitude de banquier...) Les pauvres peuvent se révolter en Argentine. Ils resteront pauvres.
Réponse de le 18/03/2014 à 13:46 :
Non, ils s'appauvriront encore plus.
Réponse de le 18/03/2014 à 14:33 :
Les pauvres ne se révoltent pas en Argentine, c'est bien le problème. Ils se laissent berner par la démagogie, déplorent la corruption organisée mais finissent par la tolérer et laissent leurs élus détourner des sommes colossales, distribuer les ressources à leurs alliés, attaquer la liberté de la presse, noyauter la justice, dégrader l'enseignement, freiner les investissements, manquer à tous ses engagements vis à vis du reste du monde et surtout vis à vis de ceux qui les ont élus.
a écrit le 18/03/2014 à 9:36 :
Moody's ne fait que donner une mesure à la rapacité et l'ineptie du Gouvernement en place depuis 10 ans, qui n'a eu de cesse de piller les classes moyennes et populaires sous couvert de discours national populiste. Cynisme sans limite du péronisme, raison principale de la ruine de ce beau pays: d'ultra libéral sous Menem à national-populiste sous Kirchner, ce parti lie par de sombres alliances sans cesse renouvelées une partie du patronat, syndicats, parlement, justice et gouvernement. Depuis cinquante ans, cette alliance passe par la tonte de la classe moyenne et d'une communauté internationale toujours trop naïve ou romantique à l'égard de l'Argentine, selon un cycle décennal de crise paroxystique/ défaut de l'Argentine sur ses engagements/ relance (avec l'argent des autres...)/gabegie /crise paroxystique etc...
a écrit le 18/03/2014 à 9:33 :
Oh, c'est pas bien de faire la même chose que les USA, dont la dette abyssale ne sera jamais ni remboursable, ni remboursée ! Vendez vos bons du trésor US pour acheter des cacahuètes !
a écrit le 18/03/2014 à 9:19 :
Encore quelques années et Moody's décidera de l'avenir de la planète
a écrit le 18/03/2014 à 9:11 :
On voudrait nous faire croire le contraire, que la dette est indispensable, mais elle ne l'est pas, l'Argentine n'a pas à se justifier, ni à répondre de ces agences de notation, c'est une nation souveraine, qui a le droit de faire ses propres choix.
Réponse de le 20/03/2014 à 11:15 :
Qu'elle se débrouille seule.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :