• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Suzanne Berger: "aux Etats-Unis, le processus de recherche-innovation est bloqué"

Photo de Ivan Best

propos recueillis par Ivan Best

Publié le 07 juillet 2014 à 16:28 - Mis à jour le 08 juillet 2014 à 09:35

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Professeur au MIT, spécialiste de la mondialisation, Suzanne Berger a étudié de près l'écosystème des start ups aux Etats-Unis. Son verdict: s'il existe un dynamisme évident dans le domaine des médias sociaux, la fragmentation de la recherche ne permet pas de renouveau industriel.

Professeur de Sciences politiques au Massachussetts Institute of Technology (MIT), Suzanne Berger a travaillé ces dernières années sur les questions de mondialisation. Elle s'est penchée récemment sur le problème de la désindustrialisation aux Etats-Unis, dont une des origines est l'échec du modèle actuel de recherche-développement. Dans une interview accordée à la Tribune, en marge des rencontres économiques d'Aix, elle souligne ses craintes sur le développement de l'industrie américaine, y compris dans le domaine de la high tech.

-Les Etats-Unis ont perdu 6 millions d'emplois industriels, depuis le début de la crise. Vont-ils les retrouver à la faveur de la reprise ?

Ce n'est pas certain. Ce que nous avons vu disparaître, ce sont des pans entiers de l'industrie. Et cela ne correspond seulement à l'industrie traditionnelle, mais aussi à celle qui innove, dans les hautes technologies. Prenez une firme comme IBM, qui avait en son sein des structures dédiées à la recherche, des centres de formation, les salariés y faisaient leur carrière, ils pouvaient entre les différents métiers (recherche, fabrication, services...), ils étaient constamment mis à niveau : tout cela a disparu. C'était tout aussi vrai pour des firmes comme Dupont (chimie), Bell ou Rank Xerox, qui avait son « Xerox park », centre de recherche renommé, qui a  disparu.
Quand les chercheurs de Dupont ont découvert le nylon, ils ont su très vite convaincre toute l'entreprise de l'intérêt de ce nouveau produit, et il a remplacé la viscose, pour le plus grand profit de tous. Aujourd'hui, une telle aventure n'est plus imaginable. Car Dupont n'investit plus dans la recherche fondamentale. Et, là comme ailleurs, comme dans les autres secteurs, c'est l'Etat qui doit le faire, le contribuable se trouve désormais au service de l'industrie.
En outre, l'activité s'est totalement fragmentée, aussi bien en ce qui concerne la production -on sait qu'un produit conçu aux Etats-Unis sera fabriqué avec des pièces issues de différents pays d'Asie et assemblé en Chine-, que la recherche.
Avant, une firme comme Kodak, avec ses 60.000 employés à Rochester à la fin des années 50, avait bien sûr son centre de recherche, mais le groupe travaillait évidemment avec des dizaines d'entreprises spécialisées dans l'optique, qui formaient un véritable écosystème. Aujourd'hui, tout est fragmenté...

-Est-ce si grave ?
Oui, dans la mesure où le processus d'innovation est grippé. Aujourd'hui, on compte beaucoup sur les start ups, pour ce faire. Mais le problème, c'est qu'elles sont bloquées dans leur développement. C'est seulement une minorité qui entre en bourse, et celles qui n'y ont pas accès manquent cruellement de capitaux, à un moment ou un autre.

-Pourtant, nous avons bien vu apparaître les Google, Facebook, qui sont devenus des géants...
-C'est vrai, comme il est vrai que le secteur des « social medias » peut se développer. Mais ce n'est qu'une partie de la high tech ! Le reste -électronique, bio-tech-  a beaucoup plus de mal.
Nous avons étudié le sort de 200 start ups nées sous l'égide du MIT entre 1997 et 2008. 50 d'entre elles étaient spécialisées dans les « social medias ». Les 150 autres, spécialisées dans les bio-techs, dans les semi-conducteurs, avaient réussi à lever, initialement, des fonds considérables, 75 millions de dollars en moyenne. Mais quand elles ont voulu passer à une phase ultérieure de leur développement, quand il s'est agi de fabriquer des produits, donc d'implanter des usines, en vue d'une commercialisation, elles ont eu besoin de fonds supplémentaires, et les « venture capitalists » ont refusé de suivre. Quant aux introductions en Bourse, elles sont étonnamment peu nombreuses.
Ce sont donc autant de développements qui ont été bloqués, faute de financement.

-Comment débloquer cette situation ?
-L'Etat fédéral tente de le faire. L'administration Obama finance des « Manufacturing innovation institutes », le premier créé l'a été dans le domaine des imprimantes 3D. Les industriels hésitaient à investir dans cette technologie, dont les débouchés sont encore incertains, l'Etat a donc pris le relais. Plus que jamais, il joue donc un rôle majeur, mais il risque d'être insuffisant.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

propos recueillis par Ivan Best

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »