Ukraine : qui peut encore arrêter Poutine ?

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(Crédits : reuters.com)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, peut-on encore arrêter Poutine en Ukraine ?

Après la Crimée, Poutine aura-t-il l'est de l'Ukraine ? Les occidentaux le disent en coeur: cette ingérence russe en Ukraine est inacceptable. Mais leurs sanctions ne font pas trembler le président russe. Jusqu'où Poutine ira-t-il ?

Poutine peut "prendre Kiev en deux semaines"

Le président russe a fait savoir à José Manuel Barroso que, s'il le voulait, il pouvait envahir la capitale ukrainienne en moins de deux semaines. Des propos musclés qu'il aurait tenus lors d'une conversation téléphonique et qui ont été repris par La Repubblica et De Spiegel. Barroso aurait en effet révélé la tenue de cette conversation lors du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles.

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Lecalvez

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

Maïdan, le jour où tout a basculé
Novembre 2013, Kiev. Suites aux pressions russes, le gouvernement ukrainien ne signe pas l'accord d'association avec l'Union européenne. Les manifestants pro-Europe occupent la place Maïdan de la capitale, point de départ d'une crise qui s'est mutée en conflit avec l'annexion de la Crimée en mars 2014. Marc-Antoine de Poret nous raconte le jour où tout a basculé en Ukraine.

VU D'AILLEURS
Par Juan Gomez

« Mangez des pommes contre Poutine ! »
Depuis le début du soulèvement de la Place Maïdan, l'engagement de la Pologne en faveur de l'Ukraine fait grincer des dents à Moscou. A tel point que la Pologne, premier producteur de pommes en Europe, a été le pays le plus touché par l'embargo russe. Mais la riposte ne s'est pas fait attendre : la pomme est devenue le nouveau symbole du patriotisme polonais !

DEBAT
Pour en débattre, la politologue spécialiste de l'Ukraine Alexandra Goujon, écrivain, Fondateur de l'ONG Centre Européen pour la Démocratie à Kiev Raphaël Glucksmann, et le directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique Camille Grand.

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Commentaires
a écrit le 03/01/2015 à 22:19 :
Moi je propose une liste de personnes qui pourront arrêter Poutine en Ukraine :

1) Bruce Willis
2) Captain America
3) Chuck Norris
4) Les X-men
5) Les Expendables

Pour les autres j'ai oublié comment ils s'appellent...
a écrit le 04/09/2014 à 7:47 :
Poutine sait que l'Europe est tenue par des banquiers et non par des guerirers.. Alors sa marge de manoeuvre est très larges...Barroso c'est la finance , point....
a écrit le 03/09/2014 à 17:07 :
Vous avez oublié de mentionner que le gouvernement russe avait proposé de rendre publique la conversation pour montrer que les paroles étaient sorties du contexte, donc, leur sens avait été changé. Devinez-vous quelle était la réponse de l’Eurocomission ? Evidemment non, on ne veut pas cela. Malgré mon désamour profond envers Poutine, je dois constater que le comportement de l’Eurocomission est honteux.
a écrit le 03/09/2014 à 15:39 :
Etant donné les perspectives de gaz et pétrole en mer d'Azov et à l'ouest de la Crimée en mer Noire, on peut supposer que Poutine va s'approprier l'ensemble des rivages ukrainiens plus de quoi faire un glacis de protection vers l'intérieur. Ainsi il aura un peu plus de réserves énergétiques permettant d'ajouter un couche de possible chantage énergétique à l'Europe de l'ouest. Pour contraindre Poutine, qui est quand même un brin paranoïaque, il faudrait déployer des troupes "invitées" et du matériel en conséquence aux frontières de l'Ukraine pour "protéger" une aide humanitaire. Mais qui va vouloir s'y coller?
a écrit le 03/09/2014 à 14:55 :
Syrie : les USA décident des vols de reconnaissance, Moscou préoccupé "Moscou a appris avec préoccupation la décision de Washington de procéder à des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie. Les Etats-Unis l'argumentent par la nécessité de contrer la menace pour ses ressortissants à l'étranger de la part des extrémistes islamistes. Certains médias l'interprètent cependant comme la préparation à des frappes aériennes contre les positions des djihadistes de l'Etat islamique (EI) sur le territoire syrien", lit-on vendredi dans le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Moscou rappelle que, selon les normes du droit international, si l'Etat concerné n'avalise pas des opérations militaires sur son territoire, l'autorisation ne peut en être délivrée que par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ne manquent pas d'humour au FSB compte tenu des troupes qu'ils envoient depuis le début en Ukraine !
Réponse de le 03/09/2014 à 15:05 :
Si vous me permettez, j'aimerais juste vous dire que la VRAIE menace à la stabilité en Europe n'est pas Poutine ni la Russie mais l'Allemagne. A ce propos, je vous recommander d'aller voir un excellent billet d'Olivier Berruyer avec une superbe carte à l'appui, peut-être que par la suite votre avis en sera tout un autre. Bonne lecture:
www.les-crises.fr/todd-3-l-allemagne-tient-le-continent-europeen/#!prettyPhoto
Réponse de le 03/09/2014 à 15:28 :
Dites vous bien que pour les Anglos-Saxons l’ennemi à abattre en Europe c’est la France à l’Ouest et la Russie à l’Est. On ne fera pas l’économie d’une révolution si l’on veut s’en sortir. Hollande est le fossoyeur de la France.
a écrit le 03/09/2014 à 14:54 :
L'opinion en vidéo d'un des soldats russes arrêté sur l'invasion russe en Ukraine : «J’estime que l’Ukraine est un pays indépendant, s’il y a des problèmes internes, ils doivent les résoudre eux-mêmes». «On nous bourre le crâne, la vérité n’est pas ce qu’on dit à la télévision russe, poursuit le jeune soldat. On sert de chair à canon». «Ce n’est pas notre guerre. Si nous n’étions pas là, il ne se passerait rien», explique cet autre prisonnier, Alexeï Generalov, capturé lundi aussi sur le sol ukrainien. «N’envoyez pas de gens par ici», implore-t-il à l’adresse des dirigeants russes. «J’ai une fille, qu’est-ce qu’elle va dire? Papa a fait la guerre, mais pourquoi as-tu fait la guerre?» Ivan Romanstev raconte quant à lui comment il a quitté son régiment de Kostroma, près de Moscou le 16 août pour être envoyé «en mission» près de la frontière ukrainienne où lui et ses camarades ont dû masquer les plaques d’immatriculation de leurs véhicules. «Notre propagande télévisée ne correspond pas à la réalité, explique-t-il. Les Ukrainiens défendent leur terre».
Réponse de le 03/09/2014 à 18:27 :
lorsque le peuple russe se lèvera , alors l'humanité pourra de nouveau se rassembler pour les destinées de ce monde .
a écrit le 03/09/2014 à 14:53 :
Etant donné mille raisons économiques et stratégiques, pour que la stratégie de sanctions économiques de l'Occident ait des chances de fonctionner, il faudrait que les coûts infligés à la Russie soient supérieurs aux bénéfices escomptés de l'opération ukrainienne pour la Russie. Or, mes amis, facile d'en parler mais pas de le faire !!

On comprend donc mieux l'intérêt de W. Poutine pour l'Ukraine, et pourquoi L. Poutine ne compte sans doute pas s'arrêter à la Crimée. Il veut venir jusqu'à Paris, croyez-moi. Les déclarations d'un von Rassmusen sont inquiétantes, et l'Occident devrait en prendre la mesure afin d'adopter des réponses appropriées et d'endiguer la crise de budget de l'OTAN. Un échec de l'Alliance en Ukraine renforcerait la Russie et encouragerait Poutine à continuer sa mission de faire renaitre l'URSS de ses cendres, aux dépends d'autres nations innocentes comme l'Allemagne, la Pologne, la France....
Réponse de le 06/09/2014 à 13:40 :
" Il veut venir jusqu'à Paris", je lis tout et n'importe quoi sur les forums....en même temps on peut voire ça comme une "libération"; cela ne fera plus 1 seul maitre au lieu de 2 (Bruxelles et Washington)
a écrit le 03/09/2014 à 14:50 :
combien de temps va tenir Poutine au rythme de ses dépenses , le temps est notre allié à nous occidentaux .
a écrit le 03/09/2014 à 14:50 :
Très bonne chose de ne pas être trop dépendant de la Russie et il est impératif de renforcer l'UNION EUROPEENNE et l'OTAN face à cet envahisseur de Poutine dont le jeu est désormais on ne peut plus clair malgré sa propagande.
a écrit le 03/09/2014 à 14:02 :
Si Poutine dit qu'il peut prendre Kiev en deux semaines, belle formule, je ne doute pas une seconde que le reste de la phrase qui n'a pas été reprise par la presse occidentale, c'était probablement: je pourrais le faire facilement alors si je ne le fais pas depuis plusieurs mois c'est bien que ce n'est pas du tout dans mes intentions alors lâchez moi la grappe.
Réponse de le 03/09/2014 à 14:47 :
Vous croyez aveuglement à ce que dit notre bon portugais de Président de la Comission Européenne, c'est ça ? selon le Kremlin ce monsieur a failli avec la déontologie qui s'impose lors d'un coup de fil entre autorités internationales, il a manipulé les mots et a donné à Barroso 2 jours pour qu'il explique ce qu'il a voulu dire avec "Poutine peut prendre Kiev en deux semaines". Faute de quoi le Kremlin rendra publique l'enregistrement de la conversation. Barroso aujourd'hui parle déjà de trouver une "solution diplomatique" pour cette histoire. Une diplomatie dont il n'a jamais entendu parler, à l'évidence.
a écrit le 03/09/2014 à 13:22 :
Juste pour l'info, une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade. Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques. La France montre ainsi aux Etats belligérants otanniens et à ceux d'outre-Atlantique la voie civilisée des négociations pour trouver des réelles solutions au conflit russe-ukrainien, c'est la diplomatie et la "real politik" qui l'emporteront à la fin. Et pas la Deutsche Mannschaft.
a écrit le 03/09/2014 à 13:20 :
Il n'a pas la moindre preuve que les troupes russes se trouvent en Ukraine, le Département d'Etat US vient de le déclarer ce matin. Pourquoi continuez-vous les journalistes à jeter de l'huile sur le feu sur cette question ukrainienne ? ça rime à quoi ?
Réponse de le 03/09/2014 à 15:14 :
Mon colonel, au grand plaisir de vous revoir par ici. Eh oui, les choses se précipitent quelque peu, la France est bel et bien décidée de quitter l'OTAN et on vous en fera part tout prochainement. Et alors, mon colonel, on bronze bien du côté de la mer Baltique ?
Réponse de le 03/09/2014 à 15:27 :
Il suffit juste de considérer son regard (hagard) et son expression (toujours de fou) pour ressentir un brin de méfiance que Fogh Rasmussen ne soit pas un cas vraiment psychotique. Sérieusement. A ses côtés les regards d'un McCain ou d'un Colin Powell, d'un Donald Rumsfled sont même rassurants.
a écrit le 03/09/2014 à 13:15 :
Il suffit d'inverser "les causes" et "les conséquences" pour s'approcher de la vérité et s'éloigner de la propagande!

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