Petites entreprises : comment éviter la défaillance ?

 |   |  470  mots
(Crédits : Reuters)
Pourquoi les défaillances d'entreprises touchent davantage les PME et TPE ? Tentative d'explication... et de résolution. Par Odile Olivier, Dirigeante de Petite-entreprise.net

Malgré l'ouverture du marché sur l'accompagnement des PME et surtout des petites structures, le nombre d'entreprises en difficulté ne diminue pas. Au 3ème trimestre 2014, le baromètre Altares indique que les TPE de 1 à 2 salariés subissent 30% de défaillances en plus par rapport à la même période de l'an passé.

Ces petites entreprises travaillent en flux tendu, n'anticipent ni les charges, ni une baisse soudaine d'activité qui impacte directement leur trésorerie. Les banques n'ont pas la réactivité requise et sont de plus en plus frileuses à apporter leur soutien aux entreprises en difficultés. Leur rôle se cantonne de plus en plus à miser sur les créateurs (avec de bonnes garanties) et le développement d'entreprises plus solides. A ce titre les PME sont moins touchées que les TPE dans le baromètre Altares.

Anticiper les virages

Les dirigeants de TPE manquent de temps mais aussi de compétences pour prendre de la hauteur et mener une réflexion sur la refonte de leur modèle commercial, l'ouverture à des marchés complémentaires (diversification) et la fidélisation de leurs clients qui sont de plus en plus volatiles. Les dirigeants misent encore trop peu sur la communication, l'utilisation du web comme vecteur de croissance (vente dématérialisée), les nouvelles technologies ou des ressources complémentaires qui leur permettraient de traverser cette période difficile.

Bien entendu de nombreuses solutions existent. La première d'entres elles peut être : la réactivité. Conduire une entreprise au succès c'est comme conduire une voiture à bonne destination.  Il faut anticiper les virages, avec un tableau de bord qui nous donne la vitesse et l'heure à laquelle on va arriver. Un simple problème mécanique peut casser le moteur, une roue crevée et l'on va dans le décor. Il est nécessaire qu'aujourd'hui le dirigeant sache à tout moment comment va son entreprise au jour le jour pour anticiper et réagir.

Se laisser accompagner

Un accompagnement adapté est aussi une solution à prendre en compte si l'on considère  que les entreprises bien accompagnées ont près de 30% de chances supplémentaires de rester pérennes. En effet, 66 % des entreprises accompagnées sont encore en activité cinq ans après leur création, contre 52 % sans accompagnement (INSEE, enquête Sine 2007).  Le monde du conseil est très diversifié, et vous avez des professionnels qui connaissent bien la petite entreprise (nous savons de quoi nous parlons, il y a en 2000 chez Petite-Entreprise.net).

Il faut que le dirigeant prenne conscience qu'il n'est pas compétent en tout. L'apport d'un œil  extérieur est parfois indispensable pour gérer une situation notamment dans des domaines plus techniques comme l'optimisation des charges ou la recherche de financement. Un dirigeant accompagné a plus de chances de s'en sortir qu'un dirigeant seul.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/10/2014 à 11:28 :
Dire que le chef d'entreprise (tpe) doit se faire assister pour l'administration, la fiscalité, le droit du travail,... c'est en soit, démontrer que ces sujets sont trop complexes !!!
Si une fiche de paie se résumait à 5 lignes, un employeur pourrait se débrouiller !
Si le code du travail était composé de moins de 200 pages, le petit employeur pourrait le comprendre !!
Si la fiscalité française sur les TPE n'était pas un empilement de taxes et prélèvements successifs, le chef d'entreprise pourrait s'y retrouver !!!
Réponse de le 26/10/2014 à 12:00 :
Les 12 travaux d'Asterix:
La maison des fous.....
C'est bien ça malheureusement !
a écrit le 26/10/2014 à 11:23 :
Le choc de simplification pour les entrepreneurs, c'est pour quand ? LE choc de simplification pour les petits employeurs, c'est pour quand ?
Pour l'instant, pour un texte simplifié, le législateur en crée 30 nouveaux !!!
a écrit le 26/10/2014 à 10:37 :
LE TISSUS ECNOMIQUE SEFAIT AUSSI AVEC LES PETITES ENTREPRISSES? ONT DEVRAIS LES OBLIGES A AVOIR UNE SECRETAIRE COMPTABLE ?CAR C EST UN DUO NECESSAIRE EN GESTION D ENTREPRISSE???
a écrit le 26/10/2014 à 8:37 :
Yakakokon. Si il y a plus de défaillances c'est que l'économie va mal. Les entrepreneurs n'y sont pour rien. Il y a moins d'argent à gérer et plus de paperasse
a écrit le 24/10/2014 à 23:16 :
En France, aucune banque n'a jamais aidé une TPE sauf achat immobilier avec garantie hypothéquaire.
a écrit le 24/10/2014 à 14:43 :
Petites entreprises : comment éviter la défaillance ?
réponse :
parce que les CCI sont contreproductives, parce les CCI Chambres de Commerce et d'Industrie donnent de mauvais conseils, des conseils erronnés, des conseil approximatif brouillon,
pour résumer parce que les CCI doivent cesser de réaliser des prestations en utilisants des pseudo fonctionnaires amateurs et amatrices dont la seule caractéristique est l'incompétence notoire et l'absence d'expérience réelle ;.
Si les CCI étaient utiles, le commerce irait beaucoup mieux, l'industrie n'aurait pas connu un tel déclin massif, et in finé l'économie ne s'effondrerait pas au point ou elle s'efffondre depuis 20 ans.
a écrit le 24/10/2014 à 14:27 :
S'agit-il d'un article ou d'un coup de com ? On peut vraiment douter de l'objectivité de ce "papier" qui ne fait que renvoyer vers des solutions, comme par hasard, proposées par le site de l'auteur....
a écrit le 24/10/2014 à 14:00 :
L'organisme qui participe à la défaillance de l'esprit d'entreprise : le RSI dont le management est certifié par l'AFAQ ! Les procédures de déstabilisation , d'entrave, envers les TPE et les entrepreneurs individuels sont exécutées sans appel (sauf à avoir les moyens d'avoir un avocat et encore ...) Absence de réponse aux lettres recommandées ; décision de pénalités sans justification, décisionnaires inaccessibles...Voilà une organisation qui a participe à la faillite économique de la France . Les faits sont réels et vécus aux quotidiens . Qu'en pensent Mrs Valls et Macron , eux qui aiment les entrepreneurs ?
a écrit le 24/10/2014 à 13:21 :
Au bout de deux jours, et parce qu'ils sont "patron", foncent acheter le dernier 4x4 à la mode.
Réponse de le 24/10/2014 à 14:06 :
Il ne s'agit pas de la France ...
Réponse de le 24/10/2014 à 23:09 :
avec quels sous ?
a écrit le 24/10/2014 à 11:09 :
beaucoup de petits patrons n'ont pas les capacités intélectuelles suffisantes pour savoir gérer une comptabilité complexe.Cela explique le faible revenu et le nombre de faillites de ces TPE.l'état doit se concentrer sur ce qui est rentable et apporte des richesses au pays.Hollande crée des pépinières d'entreprises high tech,il faut tourner la page des petites entités style vendeurs de vetement chinois,ou prof de macramé auto entrepreneur!
Réponse de le 24/10/2014 à 11:50 :
Ne pas confondre comptabilité et gestion. La gestion devrait être enseignée à l'école. C'est le bon sens, que tout le monde peut acquérir, même les politiques ! Vous êtes bien un élu PS !... La multitude de petites entreprises, c'est ça qui apporte les emplois !
Réponse de le 24/10/2014 à 12:25 :
Une vraie simplification des procédures les rendraient accessibles à ces personnes "à capacités intellectuelles réduites". Bravo pour voir le monde à l'envers !
Réponse de le 24/10/2014 à 23:12 :
AHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHHAHAHAHAHAAH
a écrit le 24/10/2014 à 7:59 :
Publi-reportage....????? fille de qui pour avoir cette honneur????
Réponse de le 24/10/2014 à 10:07 :
Surement, fille d'un fonctionnaire protégé.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :