• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Brexit : pourquoi les négociations ont-elles été si difficiles ?

Adrian Borbély et Bruno André Giraudon (*)

Publié le 05 février 2021 à 09:51 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:06

Brexit: des difficultes persistent dans les negociations, dit johnson

Photo d'illustration

POOL

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. De juin 2016 au 1ᵉʳ janvier 2021, date d’entrée en vigueur de l’accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE, les négociations du Brexit auront offert le spectacle d’un processus tumultueux. Par Adrian Borbély, EM Lyon et Bruno André Giraudon, Université Paris Dauphine – PSL (*)

Les négociations liées au Brexit, qui ont tenu l'Union européenne en haleine pendant plus de quatre ans, n'auront pas été le long fleuve tranquille promis par le premier ministre Boris Johnson et ses équipes pro-Leave. Si le Brexit a été voté le 23 juin 2016, le processus de négociation a formellement débuté le 29 mars 2017, lorsque le Royaume-Uni a activé l'article 50 du traité de Lisbonne.

Deux accords s'ensuivront : l'accord de divorce, approuvé par le parlement britannique le 9 janvier 2020, et l'accord sur les conditions post-divorce, signé in extremis le 24 décembre dernier et effectif au 1er janvier 2021.

Pourquoi le processus a-t-il été si chaotique ? Parmi les théories liées au processus de négociation, le modèle du professeur américain William Zartman, de l'Université Johns-Hopkins, permet d'éclairer les principales difficultés rencontrées. Selon lui, toute négociation suit nécessairement trois étapes :

  • Lediagnostic: d'abord réalisé individuellement par chacune des parties, puis partagé entre elles.
  • Laformule: les parties construisent ensemble la structure du futur accord (la liste des points à négocier).
  • Ledétail: les parties décident en introduisant dans la formule les éléments concrets de leur accord (qui fait quoi quand, qui paie quoi, etc.).

Le diagnostic : d'abord réalisé individuellement par chacune des parties, puis partagé entre elles.

La formule : les parties construisent ensemble la structure du futur accord (la liste des points à négocier).

Le détail : les parties décident en introduisant dans la formule les éléments concrets de leur accord (qui fait quoi quand, qui paie quoi, etc.).

Un diagnostic contraint par les circonstances

Le diagnostic constitue l'étape la plus importante de la négociation, mais aussi celle qui est le plus souvent négligée, par excès de confiance ou du fait des circonstances, notamment en situation de crise. À titre d'exemple, en France, le rapport Pénicaud sur les négociations concernant la mise en place du Conseil social et économique (CSE) constatait froidement, en décembre 2018, une « quasi-absence de diagnostic » de la part des partenaires sociaux lors de ces négociations dans les entreprises.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le premier diagnostic, celui sur lequel aurait dû se baser la décision de quitter l'Union européenne, peu d'électeurs en avaient conscience, au point que, parmi ceux qui ont voté Leave, beaucoup ont ensuite estimé qu'ils auraient voté différemment s'ils avaient été mieux renseignés.

Une fois la décision prise (irrévocable du fait de la légitimité populaire), c'est nécessairement dans la précipitation que le diagnostic de l'étendue des négociations s'est fait.

En principe, c'est pourtant bien sur le diagnostic que vont s'appuyer les négociateurs pour définir leurs objectifs et la stratégie qu'ils entendent déployer pour les atteindre. En négociation internationale, il revient à l'administration de réaliser le diagnostic et au pouvoir politique de fixer le cap et de décider des grandes lignes de la stratégie.

Concernant le Brexit, la négociation s'est brutalement imposée : le résultat du référendum a été une surprise (les sondages donnant, jusqu'au dernier moment, plutôt l'avantage au Remain) et a même déstabilisé le pouvoir britannique (démission du gouvernement de David Cameron et constitution d'un nouveau gouvernement, une fois Theresa May élue à la tête du Parti conservateur).

En situation d'urgence, encore plus qu'en situation normale, le dialogue entre une administration solide et un pouvoir politique bien ancré s'avère fondamental. Outre le temps très court pour réaliser le diagnostic des négociations du Brexit (avec des ressources contraintes, rien n'étant prévu pour de telles négociations), l'administration britannique a dû faire face aux atermoiements d'un pouvoir politique malmené de toutes parts, tant par l'opposition travailliste que par les tenants d'un Brexit « hard » ou « soft ». Il s'agit ici du pire scénario pour établir une stratégie viable de négociation.

Tel un bon pilote d'avion, un bon négociateur ne devrait jamais se mettre dans une situation où il a un besoin impérieux d'être un bon négociateur. Cela passe par le diagnostic et, lorsque c'est possible, par l'anticipation.

Pour les Britanniques, le Brexit semble être l'exemple parfait d'une négociation où tant l'objectif que la stratégie ont été définis sans un diagnostic complet de la situation. L'Union européenne semble avoir bien mieux anticipé ces négociations, sans doute car elle est bien équipée et rompue depuis des décennies aux négociations d'annexion et de partenariat. Ces difficultés de diagnostic ont rendu chaotique le processus et expliquent notamment que les points d'achoppement principaux ne semblent pas avoir été prévus.

Les points bloquants « surprise » de la formule

À la suite de leur décision de quitter l'Union européenne, les Britanniques ne semblaient pas avoir mesuré les questions qui allaient empoisonner les négociations jusqu'à leur terme. La question irlandaise ne fut pas la seule mais reste particulièrement révélatrice.

Sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne impliquait nécessairement de traiter le problème de la frontière entre la République d'Irlande (indépendante et membre de l'UE) et l'Irlande du Nord (province britannique). La question dépasse le seul champ économique (la République d'Irlande restant dans le marché commun), elle est sociétale : une frontière risque de raviver les tensions communautaires et religieuses qui ont longtemps secoué l'île.

La formule, c'est-à-dire la liste des points que l'accord devra traiter, ne pouvait faire l'économie de la situation de l'Irlande. L'une des utilités majeures du diagnostic est d'identifier, pour la formule, ces questions à forts enjeux, où aucune solution acceptable à première vue ne semble exister, et où les positions de repli des parties sont inacceptables. Dans le cas de l'Irlande : un retour à une frontière physique, ou un maintien de facto de tout le Royaume-Uni dans le marché commun - le fameux « backstop » - et donc un Brexit qui n'aurait de Brexit que le nom.

Si la question irlandaise semble avoir échappé au diagnostic avant le vote (à part en Irlande du Nord, ce qui l'a conduit à voter majoritairement non au référendum), elle s'est rapidement imposée dans la formule et s'est révélée tellement complexe qu'elle a failli jusqu'au bout faire échouer les négociations.

Le détail : un accord tout juste satisfaisant

Ce n'est pas parce que la négociation aboutit à la signature d'un accord que l'accord est nécessairement objectivement bon. Depuis que l'accord post-divorce a été signé, rares sont les parties impactées qui s'en réjouissent : la City londonienne s'estime lésée, les incidents entre pêcheurs se multiplient, l'industrie et les chaînes logistiques souffrent de difficultés de livraisons, etc.

Alors que le Royaume-Uni pensait quitter l'Union européenne sans grever ses finances publiques, il devra finalement s'acquitter d'une très lourde facture.

Il n'en demeure pas moins que tout accord doit être comparé avec la situation des parties en l'absence d'accord : en l'espèce, par rapport à un divorce sans accord, il semble y avoir consensus, l'accord a le mérite d'exister, de clarifier la situation et d'offrir un chemin pour l'avenir.

Il n'en reste pas moins que, sur la question irlandaise, l'accord n'en est pas vraiment un : si l'hypothèse du maintien du Royaume-Uni dans l'union douanière est écartée, il revient à l'assemblée d'Irlande du Nord de statuer, tous les quatre ans, sur le maintien de la solution trouvée, ou un retour à une frontière physique sur l'île.

Faute de zone d'accord possible, les parties ont ici fait preuve de créativité, mais laissent planer une certaine incertitude sur l'avenir post-Brexit.

The Conversation _____

À lire également

  • Brexit: menacé, le personnel des ports de Belfast et Larne suspend les contrôles à la frontière nord-irlandaise
  • Brexit : Cherbourg, la nouvelle porte d'entrée du pays du trèfle
  • Brexit : pas d'expatriation massive de Britanniques en France
  • Brexit : des conséquences économiques moins sévères que prévu

(*) Par Adrian Borbély, Professeur associé en négociation, EM Lyon et Bruno André Giraudon, Conférencier en négociation, Université Paris Dauphine - PSL

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Adrian Borbély et Bruno André Giraudon (*)

Sur le même sujet

Etienne Martin

OPINION. « Essais non destructifs : la véritable fragilité de notre réindustrialisation est humaine »

La France investit massivement pour réindustrialiser son économie. Elle relance le nucléaire, modernise ses infrastructures, renforce son industrie de défense et accélère sa transition énergétique.

Idées & Débats
Michel Mangion

OPINION. « Bioéconomie : ne tuons pas l'innovation française »

L'intelligence artificielle monopolise aujourd'hui l'attention médiatique et politique. Pourtant, une autre révolution technologique est en marche : celle de l’économie de la transformation du vivant. Avec la bioéconomie, l’innovation s’ancre également dans les territoires, dans les chaînes de valeur agro-industrielles et dans des écosystèmes régionaux pour faire émerger les technologies du vivant de demain.

Idées & Débats
Edoardo Secchi et Alexandre Del Valle

OPINION. « Sommet de l’OTAN : Trump préfère le despote oriental Erdogan à l’alliée occidentale Meloni »

Pendant deux ans, Giorgia Meloni avait réussi à établir un canal direct avec Donald Trump et à occuper une position privilégiée entre l'Europe et Washington. Puis Trump a fait ce qu'il fait toujours avec ceux qui se rapprochent trop de lui : il les utilise, les humilie, puis les abandonne. Fort avec les faibles (Européens, Canadiens et alliés asiatiques), faible avec les forts (Chine, Russie, Turquie, Inde, etc).

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats