Casse-tête chinois pour la Silicon Valley

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Blizzard a répété que Ng Wai Chung avait enfreint le règlement imposé aux utilisateurs en amenant la conversation sur un terrain extérieur au jeu vidéo... tout en réduisant sa période d'exclusion à six mois.
Blizzard a répété que Ng Wai Chung avait enfreint le règlement imposé aux utilisateurs en amenant la conversation sur un terrain extérieur au jeu vidéo... tout en réduisant sa période d'exclusion à six mois. (Crédits : Blizzard)
De grandes entreprises mondiales comme Apple, Google ou l'éditeur de jeux vidéo Blizzard Entertainment, essuient de vives critiques de la part du public et de certaines personnalités pour les mesures de censure - voire les sanctions - qu'elles ont prises afin d'éviter de se mettre à dos le pouvoir chinois aux prises avec la contestation à Hong Kong.

Voici plusieurs mois que les manifestations de Hong Kong défient le gouvernement chinois. Mais depuis peu, elles donnent également des sueurs froides aux dirigeants de plusieurs grandes entreprises technologiques américaines, à commencer par l'éditeur de jeu vidéo Blizzard Entertainment. Après que Ng Wai Chung, un célèbre joueur vivant à Hong Kong, a exprimé son soutien aux manifestations lors d'une partie de Hearthstone (un jeu de cartes stratégique très populaire) diffusée en direct sur la Toile, l'entreprise l'a banni de toute compétition pour une durée d'un an.

Blizzard lui reproche d'avoir enfreint une règle interdisant aux joueurs d'effectuer des déclarations susceptibles d'offenser un groupe de personnes ou de nuire à l'image de l'entreprise.

Apple, de son côté, a retiré de l'Apple Store une application collaborative baptisée HKmap.live, utilisée par les manifestants pour localiser et éviter les policiers.

Lire aussi : Manifestations à Hong Kong : la Chine accuse Apple de "complicité" avec les "émeutiers"

Google a également fait le ménage au sein du Google Play Store, supprimant une application de jeu de rôle baptisée The Revolution of Our Times, qui permettait aux...

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Commentaires
a écrit le 20/11/2019 à 10:18 :
Nous aurons donc bien compris (s'il en était encore nécessaire) que les GAFAM joueront toujours le business contre les libertés, les pouvoirs forts contre la démocratie, les intérêts de leurs actionnaires contre ceux des masses laborieuses, l'esclavage contre le droit du travail...etc...
Les GAFAM sont des organisations totalitaires, des dictatures qui font insidieusement autant de dégâts sur les sociétés humaines que
les dictatures traditionnelles. Elles ne font pas des morts...elles privent de vie.
a écrit le 20/11/2019 à 8:37 :
IL faut quand même que nous vivions à une époque de puissance politique désastreuse, d'hypocrisie généralisée, de politiciens compromis avec le pognon, pour attendre de nos entreprises qu'elles punissent les pouvoirs défaillants !

Nous votons pour des hommes politiques pas pour des entreprises, si on avait des politiciens avec un minimum de courage nous n'aurions pas à exiger d'entités commerciales qu'elles fassent le boulot à la place de nos politiciens devenus au final de simples paillassions.

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