Casse-tête chinois pour la Silicon Valley
Guillaume Renouard, à San Francisco
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Blizzard, Hearthstone, jeu video, Battlegrounds Key Art
Blizzard
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Blizzard, Hearthstone, jeu video, Battlegrounds Key Art
Blizzard
Voici plusieurs mois que les manifestations de Hong Kong défient le gouvernement chinois. Mais depuis peu, elles donnent également des sueurs froides aux dirigeants de plusieurs grandes entreprises technologiques américaines, à commencer par l'éditeur de jeu vidéo Blizzard Entertainment. Après que Ng Wai Chung, un célèbre joueur vivant à Hong Kong, a exprimé son soutien aux manifestations lors d'une partie de Hearthstone (un jeu de cartes stratégique très populaire) diffusée en direct sur la Toile, l'entreprise l'a banni de toute compétition pour une durée d'un an.
Blizzard lui reproche d'avoir enfreint une règle interdisant aux joueurs d'effectuer des déclarations susceptibles d'offenser un groupe de personnes ou de nuire à l'image de l'entreprise.
Apple, de son côté, a retiré de l'Apple Store une application collaborative baptisée HKmap.live, utilisée par les manifestants pour localiser et éviter les policiers.
Google a également fait le ménage au sein du Google Play Store, supprimant une application de jeu de rôle baptisée The Revolution of Our Times, qui permettait aux participants de se mettre dans la peau d'un manifestant hongkongais.
Ces décisions n'ont pas manqué de susciter de vives critiques de la part du public et de certaines personnalités, qui y voient une censure exercée à la demande de Pékin. Des employés de Blizzard se sont ainsi mis en grève pour protester contre l'exclusion de Ng Wai Chung.
« Qui dirige Apple ? Tim Cook ou Pékin ? », a de son côté tweeté Josh Hawley, sénateur républicain du Missouri. Charles Mok, législateur hongkongais spécialisé dans l'industrie des nouvelles technologies, a, quant à lui, accusé Apple de renier son engagement au service de la liberté d'expression et des droits de l'homme pour se faire complice de la censure chinoise.
Face au tollé déclenché, les entreprises ont l'une après l'autre répliqué que leurs décisions n'avaient rien de politique.
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Blizzard a répété que Ng Wai Chung avait enfreint le règlement imposé aux utilisateurs en amenant la conversation sur un terrain extérieur au jeu vidéo, tout en réduisant sa période d'exclusion à six mois.
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Guillaume Renouard, à San Francisco