Comment les PME et les ETI subventionnent les grandes entreprises

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Si les inégalités sont un sujet particulièrement prisé en France (inégalité des sexes, inégalités sociales, inégalité des chances…), celles entre les entreprises restent encore peu débattues.

Bien qu'elles soient le produit des politiques économiques de nos gouvernements successifs, elles ne semblent pas être à l'ordre du jour des débats de la présidentielle. Ces politiques ne se contentent pas d'être inégalitaires, elles sont de surcroît inefficaces : en 35 ans nous n'avons eu que 5 fois une croissance supérieure à 3%. La faible récurrence de ce chiffre finit même par amener la population à trouver cette situation normale.

Jusqu'à présent, nos hommes politiques, certes peu aidés par leur parcours, ne jurent que par de grands plans de type « gaulliens » administrant l'économie française. Hélas, à contrario des années 1960, le pouvoir politique français n'a plus les mêmes capacités d'intervention sur l'économie. Les leviers du pouvoir ne sont plus dans une seule main, mais entre de multiples organismes intergouvernementaux (BCE, OMC, FMI, Commission de Bruxelles...). Certains s'en plaindront et voudront revenir en arrière en se repliant sur nos frontières. Ce n'est ni impossible ni irréalisable. Cela implique toutefois, et il faut l'avoir présent à l'esprit, un nouveau choix de société dont il faudra accepter toutes les conséquences. À savoir, pour la partie la plus triviale, faire une croix sur certains biens : nouveaux téléphones, ordinateurs portables, et autres électroniques grand public. Une autre solution, surement plus efficiente, serait d'imiter les autres pays développés qui réussissent : faire confiance en la performance et le dynamisme d'une population éduquée : les Français.

 L'exemple du CICE

Les effets des politiques économiques de nos gouvernements depuis 35 ans ont été, au mieux, neutres pour notre croissance (en générant des effets d'aubaines) et toujours négatifs pour nos comptes. La particularité des plans français est qu'ils sont inutilement très consommateurs de fonctionnaires pour les mettre en place, les gérer et les contrôler. Prenons pour exemple le dernier « remède » en date : le CICE. Ce dispositif chargé de rétablir notre compétitivité par des créances d'impôts (sur les cotisations salariales) est bien complexe pour peu de chose. Comme la majorité des mesures, il bénéficie surtout aux grandes entreprises (GE), qui disposent de l'ingénierie financière et administrative nécessaire pour optimiser ces aides.

Ainsi, 43% du CICE profite aux grandes entreprises alors qu'elles ne représentent que 33% de l'impôt sur les sociétés et 37% des employés. Ce dispositif porte à lui seul le taux réel d'imposition des grandes entreprises à 11,5%. Or plutôt que de diminuer simplement les charges, et à rebours du reste de l'Europe, on passe par une complexité administrative et coûteuse, aussi bien pour les entreprises que pour l'État. C'est la double peine pour les PME et ETI : elles payent plus de taxes et d'impôts que leurs voisins et sont obligées de consacrer plus de ressources humaines afin de s'acquitter des diverses formalités administratives. Quelle égalité y a-t-il à faire payer les PME pour subventionner les grands groupes internationaux ?

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Ce sont les ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) qui bénéficient le moins de ce dispositif alors même qu'elles sont, outre-Rhin, le fer de lance de l'export, force de l'économie allemande. CICE, qui en plus d'être inégalitaire, bénéficie le moins aux entreprises exportatrices, comme l'indique le graphique ci-après :

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Attardons-nous un peu sur l'export qui est emblématique des faillites de nos politiques économiques. En 2004, alors que la balance commerciale de la France se porte relativement bien, l'Etat décide de créer l'agence UBI France (pour You buy France - « Tu achètes France »), devenue Business France en 2015, pour aider nos entreprises à exporter. Depuis notre balance commerciale est dans le rouge, confirmant la célèbre phrase de Coluche :

« Confions la gestion du désert à des Enarques, 4 ans après, ils importent du sable ».

Cette mesure fait partie de la longue tradition française des tentatives de décréter, en fonction du moment, la compétitivité, l'export, l'emploi... Or comme l'avait prédit Etienne Vauchez, polytechnicien, l'accompagnement par le secteur public du développement international des entreprises privées est inefficient et dommageable pour l'ensemble du secteur. La mise en place d'UBI France a mis à mal tout un écosystème de plus ou moins petites entreprises indépendantes qui avaient jusqu'en 2004 porté l'exportation de nos PME. Les revenus de ces petites sociétés dépendaient exclusivement de l'efficience de leurs prestations ou des résultats de leurs clients à l'export.

A contrario, UBI France tire ses revenus de l'Etat français qui est son véritable donneur d'ordre et client. De plus l'Etat, croyant bien faire, a imposé une politique du chiffre à UBI France, l'évaluant en fonction du nombre d'entreprises accompagnées. Ceci a contraint UBI France à pousser nombre d'entreprises à aller à l'export alors qu'elles n'y étaient pas prêtes.

Une non-préparation lourde de conséquences

Cette non-préparation est synonyme d'une perte de temps considérable. En effet, ne disposant pas des personnes qualifiées, les dirigeants d'entreprise se voient obligés à effectuer eux-mêmes ces déplacements. En plus de perdre du temps dans ces voyages d'affaires, les contrats ne sont pas conclus puisque la priorité, au retour dans l'entreprise, est donnée à la gestion des problèmes intervenus en leur absence, reléguant le traitement des contacts au second plan. Ce qui, par ailleurs, a bien terni la réputation de sérieux des Français à l'étranger. En outre la quasi gratuité des services d'UBI France et son mode de fonctionnement donnent une vision faussée de l'international laissant à penser qu'il est possible de réussir avec peu de moyens financiers et humains. Si l'on regarde les politiques d'accompagnement à l'export de nos voisins on remarque un fait révélateur : moins les Etats interviennent plus leur export se porte bien.

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Ainsi les pays qui ont le taux d'exportations (en % de leur PIB) le plus élevé sont ceux qui ont le moins d'employés dans leurs agences nationales de promotion à l'export. Même lorsqu'on compare les effectifs des agences par rapport à la population du pays, les classements restent les mêmes. On constate que ce sont les pays ayant le moins d'agents par habitant qui exportent le plus. En outre, et malheureusement pour nous, il semblerait que nos agents traitent moins de « clients » que leurs homologues européens si on s'en tient aux données de l'International Trade Centre.

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Certes, corrélation ne veut pas dire causalité et ces graphiques ne peuvent faire office d'une étude complète sur notre politique à l'export et de l'influence d'UBI France sur cette dernière. Malgré tout, on ne peut nier qu'ils soulèvent des interrogations sur la pertinence et l'efficience des politiques mises en place.

En cherchant à maitriser les exportations et plus généralement à administrer l'économie, nos gouvernements ont, de nouveau, une guerre de retard. Au lieu de décréter la compétitivité et de nous habituer à sa performativité, l'Etat devrait se recentrer sur ce qui fait son utilité : ses tâches régaliennes et des missions d'intérêt général : assurer la santé, l'éducation et la sécurité. C'est seulement libérées du carcan imposé par l'Etat que nos entreprises pourront être compétitives. En France, ce sont entre 60 et 110 milliards de subventions diverses qui seraient octroyées aux entreprises selon des rapports parlementaires de 2013. Les recettes de l'impôt sur les sociétés s'élèvent elles à environ 32 milliards d'euros en 2015. Et si l'on annulait toutes ces subventions ? Nous pourrions avec les sommes libérées réduire l'IS à 0%. Il resterait alors près de 30 milliards (dans l'hypothèse basse) d'euros pour diminuer les charges pour les employés et les employeurs ce qui permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat tout en diminuant les coûts de production. Autre avantage et non des moindres, nous aurions une simplification administrative sans pareille. Sans parler du message positif envoyé aux investisseurs qui créerait un appel d'air pour tous les sièges sociaux des grands groupes qui sont consommateurs de diplômés de toutes sortes et ferait reculer le chômage des jeunes. Nous réduirions aussi les dépenses publiques via la suppression des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, administrant ces aides et contrôlant les impôts, que nous pourrions réorienter vers des postes plus valorisants et plus utiles à la société : ceux ouverts dans l'éducation, la police ou encore le renseignement. Utopique ? Peut-être, mais le débat mérite d'être ouvert.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2017 à 15:55 :
Article intéressant. L'an passé j'ai effectué un voyage via Ubifrance et effectivement les contacts pris sur place n'ont pas donné de résultats probants. Je prends ma responsabilité car je n'ai pas assuré un suivit des contacts.
Par contre on m'a donné accès à leur base de données des marchés publics proao ce qui nous a permis de signer 2 contrats... dans un autre pays que celui visité.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:00 :
Effectivement, la base Proao est très intéressante pour les entreprises travaillant via les AO. C’est une plateforme que commercialise Ubifrance mais qui est développée et gérée par une société alsacienne Tenderspage.com. Aussi, je vous conseille de vous abonner directement à la plateforme car cela vous permettra d’avoir des conseils personnalisés et beaucoup plus adaptés à vos problématiques.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 06/01/2017 à 13:40 :
Article intéressant qui a le mérite d'ouvrir le débat.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:01 :
Merci.
Twitter; @patrick_edery
a écrit le 05/01/2017 à 14:10 :
Bonjour,
Article intéressant. En effet, le débat mérite d'être ouvert, sans préjuger des réponses qu'on peut apporter.
Les arguments venant "de chaque côté" doivent pouvoir être entendus.
Il est dommage que lorsqu'on explore des pistes différentes de ce qui existe déjà, cela engendre parfois des réactions épidermiques et insultantes.
J'ai pour ma part eu des contacts productifs avec UBI France. Mais ses missions pourraient sans doute être redéfinies. Notamment, en fonction des zones, dans "l'attelage" qu'UBI France forme avec les Chambres de Commerce France Internationale, pour éviter les surcoûts engendrés par les doublons.
La faiblesse des entreprises Françaises à l'export repose sûrement sur des considérations financières et l'excès de centralisation.
Mais l'habitude d'un certain nombre de Français d'être donneurs de leçon lorsqu'ils sont à l'étranger, voire condescendants, les fait souvent passer à côté du besoin réel du client, de la concurrence existante et du contexte historique/politique qu'ils devraient prendre en compte pour être performants. Je vous rejoins donc sur la nécessité d'une bonne préparation, mais qui doit s'accompagner d'une vraie ouverture d'esprit et d'une réelle envie d'agir sur le long terme.
Il ne faut pas non plus sous-estimer le poids de la mauvaise maitrise des langues étrangères par les Français.
La Diplomatie Française n'a pas été, pendant longtemps, une Diplomatie "Economique", ce qui a manqué.
L'abandon du soutien à la Francophonie, dans certains pays, a également eu des répercussions négatives. Car être proche d'une culture peut donner envie de consommer les produits et les services liés à cette culture.
A quand de vrais états généraux de l'export, réunissant public et privé, pour faire un état des lieux et proposer des solutions concrètes (et appliquées, pas d'usines à gaz), solutions qui pourraient notamment venir des réussites constatées sur le terrain?
Réponse de le 17/01/2017 à 10:02 :
Effectivement c’est une question complexe qui mériterait de vrais états généraux que le secteur privé réclame à cor et à cri depuis 10 ans, sans succès.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 05/01/2017 à 13:07 :
Je suis effrayé qu'autant de personnes puissent trouver cet article intéressant. Ne voyez-vous pas qu'on essaye de dénigrer le fondement de notre nation? Le monde entier nous envie nos services publics. C'est ce qui fait notre spécificité. Voyons reprenez-vous!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:05 :
Je ne suis pas certain que le monde entier nous envie nos services publics. Travaillant à l’étranger, je vous assure que ce n’est pas le cas. D’ailleurs si c’était le cas, pourquoi toutes les autres nations ne nous copient pas ?

Mais surtout, si vous lisez bien mon article, je ne demande pas la suppression du service public mais au contraire son renforcement par l’abandon de tâches qui ne sont pas d’intérêt général ou régaliennes.

Enfin, globalement le nombre de fonctionnaires a augmenté de 20% depuis les années 1980, êtes-vous plus satisfait des services rendus par l’administration depuis ? De plus, la révolution numérique devrait nous permettre d’augmenter la qualité du service public sans toutefois augmenter le nombre de fonctionnaires.
Twitter:
Réponse de le 17/01/2017 à 10:06 :
Mon twitter: @patrick_edery
a écrit le 05/01/2017 à 7:52 :
Article clair et sans appel! A faire méditer par nos (futurs) gouvernants.
Par ailleurs, je trouve affligeant que certains commentaires ne soient pas modérés avant publication, tellement ils écorchent notre langue. Leurs auteurs respectifs semblent n'avoir qu'un lointain souvenir de leur brevet des collèges ou de leur certificat d'études. Non seulement de tels commentaires ne font que niveller le débat par le bas (suivez mon regard) mais en plus ils créent de la pollution numérique dont on pourrait se passer.
Réponse de le 05/01/2017 à 17:22 :
@Pressbourgeois : niveller -> niveler
Réponse de le 17/01/2017 à 10:07 :
Merci. S'il est constructif, je trouve que le débat est toujours enrichissant.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 22:39 :
Le problème de l´excès de centralisation ne date pas d´hier, mais remonte au premier empire, voire même au roi soleil....!
Cette volonté de vouloir à tout pris mettre Paris au centre de toutes les décisions a malheureusement pénalisé la France de manière récurrente depuis des temps immémoriaux.
Aujourd´hui nous en payons le prix.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:08 :
C'est une analyse qu'il serait effectivement intéressant de développer.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 20:21 :
Quand on commence à parler du tissu industriel allemand en France on a droit aux sempiternelles remarques sur le fait que la France est pas pareille, qu'on a des champions et que c'est bien... Oui, mais l'emploi c'est aussi les PME, l'emploi local, diversifié dans les régions. Il est temps que la France comprennent ce que c'est qu'une PME dirigée par un patron. L'économie pour l'État reste trop souvent ces grandes boites dont les PDG font partie du système des dépouilles de l'administration publique.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:12 :
Je n'aurais pas dit les choses ainsi, mais je n'en pense pas moins.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 19:35 :
Excellent article, qui souligne bien la lourdeur administrative et l'inefficacité complète des mesure du genre CICE ou la creation d'agences gouvernementales (encore une!) de type UBI France... En bref, l'usine à gaz à la française qui étouffe depuis trop longtemps nos PME... Et strictement aucune remise en cause de ces politiques de l'échec et de l'overdose administrative. Aberrant!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:13 :
Tout à fait, je dirais même plus que c'est hallucinant!
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 18:54 :
Tribune portant sur un sujet intéressant et qui mérite débat; sans toutefois donner le gage d'objectivité maximale à son auteur quelque peu en concurrence avec Business France.. un ancien VSNE travaillant sur les PECO
Réponse de le 05/01/2017 à 12:40 :
Vous avez l'air bien renseigné, vous avez des fiches sur chacun d'entre nous? Pourquoi vous attaquer à la personne aulieu de débattre. Cela fait peur...
Réponse de le 05/01/2017 à 12:57 :
Pour info, dans une autre vie, j'ai travaillé à Ubi et seuls eux et l'ambassade ont la liste des VSNE (=Volontaire du Service National en Entreprise). C'est normalement une information confidentielle...
Réponse de le 17/01/2017 à 10:14 :
Pour vous c’est un défaut, pour moi c’est plutôt un atout. Depuis 1999 je suis en effet dans le secteur du développement international (du côté public et privé) et je pense donc avoir une certaine légitimité à proposer mon analyse.
Twitter: @patrick_edery
Réponse de le 17/01/2017 à 10:17 :
@FFF Merci.

@meaculpa Merci de cette précision.

Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 11:38 :
Un article qui devrait ouvrir les yeux à pas mal de gents... malheureusement la journée de travail des fonctionnaires d'Ubifrance n'est pas assez longue pour lire tout l'article !!!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:25 :
Les agents d’Ubifrance sont des cadres supérieurs diplômés qui nous seraient très utiles sur d’autres missions régaliennes telles que la sécurité et le renseignement.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 11:28 :
Intéressant mais utopique avec nos dirigeants actuels
Réponse de le 17/01/2017 à 10:27 :
Merci, il est vrai que, jusqu’à présent, nous avions de quoi nous plaindre. Maintenant que l’offre politique s’est élargie en ce domaine il est peut-être temps de nous impliquer plus afin de soutenir ceux qui, a priori, vont dans le bon sens et, lorsqu’ils seront au pouvoir, leur rappeler leurs promesses.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 11:24 :
Intéressantes remarques. En effet, comment est-il possible que la France se débrouille si mal a l'export malgré les subventions que reçoivent les entreprises? Peut-etre une telle assistance de l'Etat provoque la baisse de motivation? Souvent, les dirigeants français, avec les déplacements payés, les traitent comme des excursions et non pas de vrais voyages d'affaires. L'idée de supprimer des impots parait alléchante, cela pourrait aider plusieurs entreprises à mettre en oeuvre leur projet de développement à l'étranger, les entrepreneurs motivés qui préfèrent agir au lieu d'attendre des sous offerts sans aucune stratégie derrière... A débattre...
Réponse de le 17/01/2017 à 10:28 :
Merci, c'est effectivement une des problématiques.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 10:41 :
Vue les arguments, le débat mérite d’être ouvert. C’est sûr que l’efficience de la politique de l’état devrait être évaluée à chaque moment. Peut-être l’annulation des impôts est une idée utopique mais en même temps la proportion de ces chiffres me fait réfléchir…
Réponse de le 17/01/2017 à 10:29 :
Merci, car c'était le but de l'article.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 04/01/2017 à 9:02 :
Interessant!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:30 :
Merci !
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 22:36 :
Encore les mêmes vieilles recettes. Rien de neuf sous le soleil des ultras libéraux. C’est affligeant.
Réponse de le 04/01/2017 à 8:11 :
De veilles recettes mais qui marchent partout! Il n y a que la France qui ne les a pas applique ....
Réponse de le 17/01/2017 à 10:31 :
@Nonmaishallo Merci, je n'aurais pas dit mieux.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 22:24 :
Bonjour,
Il ne faut pas tourner autour du pot les fonctionnaires sont le clergé de l'Ancien régime et les élus l'aristocratie. Nous n'arriverons à rien si on ne se sépare pas des tous les emplois publics "non exécutif" ou, dit plus trivialement, des grattes papiers.
Bonne soirée à tous,
Réponse de le 17/01/2017 à 10:32 :
Merci, je ne l'aurais pas dit ainsi mais je n'en pense pas moins.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 21:56 :
Article d'utilité publique... à envoyer d'urgences aux candidats à la présidentielle!!!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:33 :
Oui, ce serait tellement bien ! Merci.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 21:18 :
Merci pour votre article, en tant que chef d'entreprise cela fait du bien
Réponse de le 17/01/2017 à 10:34 :
Merci à vous, nous sommes deux.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 15:32 :
Encore un nul grassement payé pour son incompétence.

1°) Monsieur n'a jamais mis en place le CICE qui correspond à environ 10 minutes par an pour un comptable.

2°) Monsieur est tellement incompétent qu'il est incapable d'interpréter les chiffres qu'ils lancent, sans les comprendre.
Ainsi, le graphique sur la proportion de salariés éligibles au CICE montre seulement que les entreprises exportatrices ont moins de personnel payés avec des faibles salaires. D'autre part, la véracité de ce graphique me semble douteux, dans la mesure où tous les salariés sont éligibles au CICE. Le CICE ne s'applique que sur une partie du salaire (en-dessous d'un certain seuil), qui est pris en compte.

3°) UBI FRANCE n'est qu'une aide supplémentaire de l'Etat aux entreprises Personne n'oblique les sociétés à passer par UBI FRANCE. Ainsi, prétendre comme le fait cet article qu'UBI FRANCE serait la cause du désastre industriel français est une bêtise incommensurable.

4°) Les causes du désastre industriel français sont connus et n'ont rien à voir avec UBI FRANCE.
- Des produits de mauvaises qualités, avec peu de contenus technologiques et mal adaptés au marché.
- la recherche et développement dans les entreprises françaises est en % du PIB, une des plus faibles du monde industrialisé.
- Il y a beaucoup moins de robots dans les entreprises françaises qu'ailleurs dans le monde.
- Les entreprises françaises sont peu présentes voir inexistantes sur la plupart des grands marchés mondiaux : USA, JAPON, CHINE, CORE DU SUD, BRESIL, MEXIQUE. A part, l'Europe et l'ancienne Afrique francophone, c'est le néant.

Accuser l'Etat de tous les maux est une particularité bien ancrée chez certains incompétents notoires, qui refusent de voir leur responsabilité. C'est tellement plus pratique et plus simple d'accuser les autres, que de se mettre à travailler, et à réfléchir.
Réponse de le 03/01/2017 à 16:36 :
Il y a encore des fonctionnaires d'Ubifrance qui travaille après 15h30?
Réponse de le 03/01/2017 à 16:38 :
Il y a encore des fonctionnaires d'Ubifrance qui travaille après 15h30?
Réponse de le 03/01/2017 à 16:48 :
L article a été publié à 12h00 et vous l'avez déjà lu, rédigé et argumenté tout cela? Vous ne seriez pas un community manager? J'espère que vous n'etes pas payé par nos impots...Cela m'ennuierait de participer financièrement à votre vulgarité
Réponse de le 03/01/2017 à 17:47 :
Tout à fait d'accord avec Monsieur MONTI, si on va si mal c'est à cause des patrons, vous allez voir avec Jean-Luc on va vous tondre.
Réponse de le 03/01/2017 à 18:24 :
@René MONTI : Vos arguments sont intéressants mais commencer une critique de la sorte vous décrédibilise. Apparemment ce M. Edery travaille dans le privé et donc seule sa compétence le paye... et vous M. Monti ?
Réponse de le 03/01/2017 à 20:08 :
Monsieur Monti,

Il y a une erreur dans votre point 2

"Seuls les salaires ne dépassant pas 2,5 fois le Smic (c'est-à-dire inférieurs à 3 643,79 € brut par mois en 2015) sont retenus. Dès lors que la rémunération annuelle d'un salarié dépasse ce plafond, elle est exclue, pour sa totalité, de l'assiette du crédit d'impôt."
Source
https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31326
Réponse de le 17/01/2017 à 10:37 :
Cher Monsieur Monti,
Avant tout, je vous rassure sur un point, ma rémunération ne dépend pas de vos impôts. J’espère que l’inverse est aussi vrai. Comme d’autres vous ont répondu aux questions une et deux, je me permettrai de me concentrer sur les points trois et quatre. Tout d’abord, personne n’oblige les entreprises à prendre les aides d’Ubifrance mais c’est comme dire que personne n’oblige les personnes victimes de famine en Corée du Nord, à accepter la nourriture distribuée par l’état. Je trouve que votre argument est particulièrement cynique et choquant, cela dénote d’une certaine morgue.

Ensuite, je n’ai jamais dit que le désastre industriel français était la faute d’Ubifrance, loin de moi cette idée. Relisez bien mon article. Je trouve aussi injuste que vous rejetiez la faute sur nos entrepreneurs étant donné l’environnement économique dans lequel ils sont obligés d’évoluer. Que ce soit pour la recherche ou pour les robots, il faut réaliser des marges pour les développer/acquérir.

Enfin, je ne comprends pas où vous voulez en venir avec votre dernière phrase car mon intention, à travers cet article, était justement de réfléchir et de débattre.

Twitter: @patrick_edery
Réponse de le 17/01/2017 à 10:40 :
@keskonsamuse J'espère aussi ...
@KEVINLACHAUX Hélas, plus le temps passe et moins vous aurez à tondre.
@Pierre1960 Je ne dirais mieux.
@Uneerreur Merci pour cette précision très bien documentée.

Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 14:12 :
Pour produire quoi et pour vendre à qui ?
Réponse de le 17/01/2017 à 10:40 :
Et bien effectivement, c'est la question que se posent tous les jours les entrepreneurs.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 12:48 :
Bravo! Je ne comprends pas que les médias n'en parlent jamais!
Réponse de le 17/01/2017 à 10:41 :
Et bien nous commençons, merci.
Twitter: @patrick_edery
a écrit le 03/01/2017 à 12:36 :
Bonjour,
Vous avez totalement raison mais ce programme ne sera jamais appliqué .
Les politiques ne savent pas gérer la France, mais cette gabegie permet de se faire réélire et placer les amis . La solution imposée viendra de l'europe si remontée des taux !
Le budget explosera avec la pyramide des âges et l'emploi en France .
Réponse de le 17/01/2017 à 10:42 :
J'espère que nous ne serons pas obligés d'en arriver là.
Twitter: @patrick_edery

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