• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Comment les PME et les ETI subventionnent les grandes entreprises

Patrick Edery

Publié le 03 janvier 2017 à 11:00 - Mis à jour le 03 janvier 2017 à 11:04

L'essentiel de l'actualité

jeudi 9 juillet

  • Les États-Unis frappent à nouveau l’Iran, le pétrole monte
  • Engrais : le gouvernement annonce aides d’urgence et stratégie pour « sortir de la dépendance »
  • Les embauches ont progressé au 1er trimestre, selon la Dares
  • Puces IA : SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
  • Les États-Unis ont approuvé la vente de missiles Tomahawks à l’Allemagne
Voir plus

Le Quotidien Numérique

09 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2

  • 2

    Détroit d'Ormuz : comment l'Iran a bâti son péage, entre « frais de services » et droit contesté

  • 3

    500 plus grandes fortunes de France : de nouveaux milliardaires propulsés grâce à l'intelligence artificielle

  • 4

    EasyJet : les pilotes français opposés au possible rachat par Castlelake

  • 5

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 6

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Si les inégalités sont un sujet particulièrement prisé en France (inégalité des sexes, inégalités sociales, inégalité des chances…), celles entre les entreprises restent encore peu débattues.

Bien qu'elles soient le produit des politiques économiques de nos gouvernements successifs, elles ne semblent pas être à l'ordre du jour des débats de la présidentielle. Ces politiques ne se contentent pas d'être inégalitaires, elles sont de surcroît inefficaces : en 35 ans nous n'avons eu que 5 fois une croissance supérieure à 3%. La faible récurrence de ce chiffre finit même par amener la population à trouver cette situation normale.

Jusqu'à présent, nos hommes politiques, certes peu aidés par leur parcours, ne jurent que par de grands plans de type « gaulliens » administrant l'économie française. Hélas, à contrario des années 1960, le pouvoir politique français n'a plus les mêmes capacités d'intervention sur l'économie. Les leviers du pouvoir ne sont plus dans une seule main, mais entre de multiples organismes intergouvernementaux (BCE, OMC, FMI, Commission de Bruxelles...). Certains s'en plaindront et voudront revenir en arrière en se repliant sur nos frontières. Ce n'est ni impossible ni irréalisable. Cela implique toutefois, et il faut l'avoir présent à l'esprit, un nouveau choix de société dont il faudra accepter toutes les conséquences. À savoir, pour la partie la plus triviale, faire une croix sur certains biens : nouveaux téléphones, ordinateurs portables, et autres électroniques grand public. Une autre solution, surement plus efficiente, serait d'imiter les autres pays développés qui réussissent : faire confiance en la performance et le dynamisme d'une population éduquée : les Français.

L'exemple du CICE

Les effets des politiques économiques de nos gouvernements depuis 35 ans ont été, au mieux, neutres pour notre croissance (en générant des effets d'aubaines) et toujours négatifs pour nos comptes. La particularité des plans français est qu'ils sont inutilement très consommateurs de fonctionnaires pour les mettre en place, les gérer et les contrôler. Prenons pour exemple le dernier « remède » en date : le CICE. Ce dispositif chargé de rétablir notre compétitivité par des créances d'impôts (sur les cotisations salariales) est bien complexe pour peu de chose. Comme la majorité des mesures, il bénéficie surtout aux grandes entreprises (GE), qui disposent de l'ingénierie financière et administrative nécessaire pour optimiser ces aides.

Ainsi, 43% du CICE profite aux grandes entreprises alors qu'elles ne représentent que 33% de l'impôt sur les sociétés et 37% des employés. Ce dispositif porte à lui seul le taux réel d'imposition des grandes entreprises à 11,5%. Or plutôt que de diminuer simplement les charges, et à rebours du reste de l'Europe, on passe par une complexité administrative et coûteuse, aussi bien pour les entreprises que pour l'État. C'est la double peine pour les PME et ETI : elles payent plus de taxes et d'impôts que leurs voisins et sont obligées de consacrer plus de ressources humaines afin de s'acquitter des diverses formalités administratives. Quelle égalité y a-t-il à faire payer les PME pour subventionner les grands groupes internationaux ?

Ce sont les ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) qui bénéficient le moins de ce dispositif alors même qu'elles sont, outre-Rhin, le fer de lance de l'export, force de l'économie allemande. CICE, qui en plus d'être inégalitaire, bénéficie le moins aux entreprises exportatrices, comme l'indique le graphique ci-après :

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Attardons-nous un peu sur l'export qui est emblématique des faillites de nos politiques économiques. En 2004, alors que la balance commerciale de la France se porte relativement bien, l'Etat décide de créer l'agence UBI France (pour You buy France - « Tu achètes France »), devenue Business France en 2015, pour aider nos entreprises à exporter. Depuis notre balance commerciale est dans le rouge, confirmant la célèbre phrase de Coluche :

« Confions la gestion du désert à des Enarques, 4 ans après, ils importent du sable ».

Cette mesure fait partie de la longue tradition française des tentatives de décréter, en fonction du moment, la compétitivité, l'export, l'emploi... Or comme l'avait prédit Etienne Vauchez, polytechnicien, l'accompagnement par le secteur public du développement international des entreprises privées est inefficient et dommageable pour l'ensemble du secteur. La mise en place d'UBI France a mis à mal tout un écosystème de plus ou moins petites entreprises indépendantes qui avaient jusqu'en 2004 porté l'exportation de nos PME. Les revenus de ces petites sociétés dépendaient exclusivement de l'efficience de leurs prestations ou des résultats de leurs clients à l'export.

A contrario, UBI France tire ses revenus de l'Etat français qui est son véritable donneur d'ordre et client. De plus l'Etat, croyant bien faire, a imposé une politique du chiffre à UBI France, l'évaluant en fonction du nombre d'entreprises accompagnées. Ceci a contraint UBI France à pousser nombre d'entreprises à aller à l'export alors qu'elles n'y étaient pas prêtes.

Une non-préparation lourde de conséquences

Cette non-préparation est synonyme d'une perte de temps considérable. En effet, ne disposant pas des personnes qualifiées, les dirigeants d'entreprise se voient obligés à effectuer eux-mêmes ces déplacements. En plus de perdre du temps dans ces voyages d'affaires, les contrats ne sont pas conclus puisque la priorité, au retour dans l'entreprise, est donnée à la gestion des problèmes intervenus en leur absence, reléguant le traitement des contacts au second plan. Ce qui, par ailleurs, a bien terni la réputation de sérieux des Français à l'étranger. En outre la quasi gratuité des services d'UBI France et son mode de fonctionnement donnent une vision faussée de l'international laissant à penser qu'il est possible de réussir avec peu de moyens financiers et humains. Si l'on regarde les politiques d'accompagnement à l'export de nos voisins on remarque un fait révélateur : moins les Etats interviennent plus leur export se porte bien.

Ainsi les pays qui ont le taux d'exportations (en % de leur PIB) le plus élevé sont ceux qui ont le moins d'employés dans leurs agences nationales de promotion à l'export. Même lorsqu'on compare les effectifs des agences par rapport à la population du pays, les classements restent les mêmes. On constate que ce sont les pays ayant le moins d'agents par habitant qui exportent le plus. En outre, et malheureusement pour nous, il semblerait que nos agents traitent moins de « clients » que leurs homologues européens si on s'en tient aux données de l'International Trade Centre.

Certes, corrélation ne veut pas dire causalité et ces graphiques ne peuvent faire office d'une étude complète sur notre politique à l'export et de l'influence d'UBI France sur cette dernière. Malgré tout, on ne peut nier qu'ils soulèvent des interrogations sur la pertinence et l'efficience des politiques mises en place.

En cherchant à maitriser les exportations et plus généralement à administrer l'économie, nos gouvernements ont, de nouveau, une guerre de retard. Au lieu de décréter la compétitivité et de nous habituer à sa performativité, l'Etat devrait se recentrer sur ce qui fait son utilité : ses tâches régaliennes et des missions d'intérêt général : assurer la santé, l'éducation et la sécurité. C'est seulement libérées du carcan imposé par l'Etat que nos entreprises pourront être compétitives. En France, ce sont entre 60 et 110 milliards de subventions diverses qui seraient octroyées aux entreprises selon des rapports parlementaires de 2013. Les recettes de l'impôt sur les sociétés s'élèvent elles à environ 32 milliards d'euros en 2015. Et si l'on annulait toutes ces subventions ? Nous pourrions avec les sommes libérées réduire l'IS à 0%. Il resterait alors près de 30 milliards (dans l'hypothèse basse) d'euros pour diminuer les charges pour les employés et les employeurs ce qui permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat tout en diminuant les coûts de production. Autre avantage et non des moindres, nous aurions une simplification administrative sans pareille. Sans parler du message positif envoyé aux investisseurs qui créerait un appel d'air pour tous les sièges sociaux des grands groupes qui sont consommateurs de diplômés de toutes sortes et ferait reculer le chômage des jeunes. Nous réduirions aussi les dépenses publiques via la suppression des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, administrant ces aides et contrôlant les impôts, que nous pourrions réorienter vers des postes plus valorisants et plus utiles à la société : ceux ouverts dans l'éducation, la police ou encore le renseignement. Utopique ? Peut-être, mais le débat mérite d'être ouvert.

Patrick Edery

Sur le même sujet

Charles Cuvelliez

OPINION. « Les drones ont ouvert un nouveau chapitre de la guerre hybride  »

D’après l’IISS, l’International Institute for Strategic Studies, un think tank basé à Londres spécialisé dans l’analyse des questions de sécurité internationale, de défense et de géopolitique, qui s’est livré à une véritable enquête policière, le Kremlin a bien orchestré une campagne de drones au-dessus de l’Europe.

Idées & Débats
Sébastien Guinard

OPINION. « Le paradoxe chinois de l’IA : une nanoseconde derrière et pourtant déjà devant »

Oubliez les tokens et les gigawatts ! L'IA ne se contente plus de calculer, elle agit. La véritable course à l'intelligence artificielle est la capacité industrielle.

Idées & Débats
Catherine Baudeneau

OPINION. « Pourquoi les Français épargnent-ils autant… mais investissent-ils si peu ? »

Les Français épargnent beaucoup. Trop, disent parfois certains observateurs. Avec un taux d'épargne qui dépasse régulièrement les 17 % du revenu disponible des ménages et plus de 6 000 milliards d’euros d’actifs financiers détenus par les Français, notre pays ne manque manifestement pas de ressources financières. Pourtant, une question demeure : pourquoi cette épargne abondante se transforme-t-elle si difficilement en investissement ?

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Canicule, le symptôme de plus d’une grande crise de la ville »

La canicule met en lumière une vérité implacable : nos villes sont mal adaptées. Au-delà de la climatisation, c'est une refonte profonde de notre urbanisme qui s'impose. L'industrie de l'immobilier et de la ville, forte de son expertise, dévoile un plan d'action pour relever ces défis cruciaux.

Idées & Débats
private equity

OPINION. « Votre argent est disponible... Presque ! » (Michel Santi)

Le crédit privé, un marché de milliers de milliards, promettait des rendements stables. Mais derrière le « blanchiment de volatilité » se cache une liquidité illusoire. Les fonds ferment leurs guichets, révélant une sortie de secours en trompe-l'œil. Le risque est-il sous-estimé ?

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « France-Maroc : derrière le quart de finale, la stratégie gagnante du soft power marocain »

À l’approche du quart de finale de la Coupe du monde qui opposera la France au Maroc, tous les regards seront naturellement tournés vers le terrain. Pourtant, l’essentiel est peut-être ailleurs.

Idées & Débats
Michel-Henry Bouchet

OPINION. « Aide au développement en berne : constat de cinq décennies d’échec ? »

Malgré des décennies d'aides massives, le développement en Afrique subsaharienne stagne. Alors que le FMI s'inquiète d'une baisse des fonds, ces aident n'ont pas atteint les objectifs.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Sommet de l’OTAN : vers une accélération de la logique capacitaire ? »

En plaçant le développement des capacités au cœur de son agenda, l’OTAN confirme une évolution déjà engagée. Le sommet d’Ankara permettra-t-il d’en accélérer la mise en œuvre ?

Idées & Débats