• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Emmanuel Macron, la « verticale du vide » ?

Michel Wieviorka

Publié le 02 avril 2023 à 05:07

France: macron veut un "conseil national de la refondation" apres les legislatives

Photo d'illustration

CHRISTIAN HARTMANN

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
DECRYPTAGE. En pleine crise sur la réforme des retraites, l'affaiblissement constant des institutions et des corps de médiation interroge sur l'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron. Par Michel Wieviorka, Sociologue

Entre l'Élysée et la société civile, les médiations se font rares. Le pouvoir semble s'exercer de haut en bas, et la violence, ici et là, se substitue au sens et au contenu.

Les mobilisations sociales, hier avec les « gilets jaunes », aujourd'hui sur les retraites et sur la question de l'eau et des mégabassines, sont de plus en plus débattues sous l'angle des affrontements entre forces de l'ordre et acteurs contestataires. Comme s'il n'y avait plus qu'à attribuer aux uns ou aux autres la responsabilité dans l'essor de la violence, et à dénoncer les CRS et les BRAV-M, ou les anarchistes, les black blocs et les autres.

En démocratie, la violence est toujours potentiellement présente, mais elle s'installe et se médiatise quand les problèmes ne sont pas traités politiquement, quand la crise ne se transforme pas en débat ou encore quand les demandes émanant du corps social ne peuvent pas déboucher sur des négociations ou des compromis.

Pour éviter la violence, la prévenir, ou en sortir, comme l'a montré le programme IPEV (International Panel on Exiting Violence) à la Fondation Maison des Sciences de l'Homme dans ses travaux et rencontres organisées entre 2015 et 2020, il faut des acteurs qui s'impliquent.

On peut alors rendre possibles le débat et la négociation, en créer les conditions et les mettre en œuvre concrètement. Ce n'est pas la même chose, et ne mobilise pas nécessairement les mêmes personnes.

Le déclin des institutions et des médiations

La situation actuelle de la France appelle deux types d'analyses complémentaires. Celles-ci se chevauchent sans se juxtaposer complètement.

D'une part, il convient d'examiner les processus qui, sur la durée, ont vu progressivement s'affaiblir les acteurs susceptibles d'assurer le traitement politique des problèmes sociaux. Et d'autre part, la période récente implique de s'intéresser à l'écroulement - sinon programmé, du moins délibéré et avéré - des institutions et des médiations susceptibles de contribuer au règlement politique pacifique et constructif des tensions, des crises et des différends. Un état de fait dans lequel le locataire de l'Élysée a une claire responsabilité.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La fragmentation et le déclin des médiations du corps social avec le pouvoir remontent au milieu des années 70. La France était alors à la fois intégrée par une République sans problème en tant que telle, et structurée par le conflit du mouvement ouvrier et des maîtres du travail, typique des sociétés industrielles.

Le libéralisme ou le néo-libéralisme n'affectaient pas encore le modèle républicain du service public et des grandes entreprises publiques ou nationalisées. Déjà, mai 68 avait vu apparaître un acteur inédit, étudiant. De nouvelles contestations ont suivi, de type post-industriel, sociétales si l'on veut.

Puis, l'idée républicaine et la laïcité sont redevenues des enjeux passionnels, alors que les extrémismes de tous bords, notamment islamistes, se développaient. La désindustrialisation, les mutations de l'économie, bien des changements culturels - et pas seulement dans les entreprises - ont affaibli le syndicalisme, et les grands acteurs du système politique se sont étiolés. L'archipellisation dont parle le sondeur Jérôme Fourquet traduit la décomposition d'un ancien monde et la marque de l'entrée difficile dans un nouveau.

Des mobilisations dans un paysage fragmenté

Les mobilisations contemporaines oscillent entre conduites de crise réactives, violentes parfois, et formation de mouvements sociaux et culturels (sur l'environnement, le genre, diverses questions éthiques touchant à la vie, à la mort ou encore à la « race », etc.)

Dans un paysage fragmenté, avec une population inquiète du fait de l'inflation, épuisée après la crise sanitaire, l'archipel France peine à fonctionner, les médiations déclinent - tout le contraire de la créolisation créative chère à l'écrivain Édouard Glissant.

Dès lors, l'ensemble se désarticule : le jeu de partis politiques classiques en déclin semble sans grand rapport avec le corps social (même lorsqu'il s'agit des syndicats). Il en va de même avec les institutions que sont le Sénat et la Chambre des Députés.

L'ancrage social et territorial et la capacité de mobilisation des grandes associations à l'existence plus ou moins ancienne régressent : quand en plein confinement, le 2 juin 2020, une manifestation pourtant interdite rassemble quelque 20 000 personnes pour exiger la vérité à propos de la mort d'Adama Traoré dans un local policier, quatre ans plus tôt, ce n'est pas à l'initiative de SOS Racisme ou de la Ligue des droits de l'Homme, mais à celle d'un collectif animé par sa sœur.

Aujourd'hui, les syndicats, qui ont su s'unir face au pouvoir pour exiger le retrait de sa loi sur les retraites, n'en sont pas moins suspendus à la radicalité de la base. Des initiatives leur échappent, par exemple, la coordination des contrôleurs de la SNCF en grève du 2 au 5 décembre 2022.

Les violences qui guettent désormais toute contestation importante sont un composé indémêlable de deux logiques : elles proviennent du dehors du mouvement mobilisé, mais n'en entretiennent pas moins des liens de sens avec lui. Et les acteurs paisibles qui protestent ne persistent pas tous dans une attitude pacifique. Ils notent que la violence permet d'obtenir plus du pouvoir qu'en son absence, et parfois se laissent emportés par la colère ou la rage, en situation de manifestation par exemple.

Un pouvoir de haut en bas

Le chef de l'État, dès 2017, s'est engagé sur une pente claire : le pouvoir est considéré comme s'exerçant de haut en bas, et très peu de médiations semblent trouver grâce à ses yeux.

À plusieurs reprises, notamment durant la crise liée à la pandémie, il a décidé de subordonner les pouvoirs judiciaire et législatif à l'exécutif, pour, affirmait-il alors, mener la « guerre » au Covid-19. Dans la lutte contre le terrorisme, il s'est également employé à décréter des mesures d'exception. Sur le social, il ne prend pas forcément en compte les syndicats, y compris réformistes comme la CFDT - une attitude qui est une constante et ne date pas uniquement du débat sur la réforme des retraites.

Cette propension à annuler les médiations est perceptible dans de nombreux domaines : suppression du corps diplomatique parachevant une « évolution préoccupante » selon les experts ; désinvolture vis-à-vis des élus locaux ou régionaux, par exemple encore ces jours-ci en n'invitant pas la plus importante de leurs associations, celle des Maires de France, à la réunion de travail du 13 mars 2023 sur la décentralisation ; dynamitage de la gauche, puis de la droite classique dont on vient d'observer les effets à l'occasion du débat parlementaire sur les retraites (le parti Les Républicains est moribond ou presque).

Quelle est la part ici de la personnalité du chef de l'État et de l'hybris, selon le mot de son ministre de l'Intérieur d'alors Gérard Collomb, qui ont amené Emmanuel Macron à se voir régulièrement accusé de l'exercice d'un pouvoir « jupitérien » ? Au risque donc d'éliminer toute intermédiation entre le chef de l'État et le peuple, quitte à ouvrir un boulevard à l'extrême droite ? Ces questions relèvent d'une psychologie politique toujours risquée - mais on ne manque pas, aujourd'hui, d'enquêtes journalistiques et de témoignages pour documenter cette fabrication d'une verticale du vide, institutionnelle, politique et sociale.

Celle-ci doit beaucoup à la conception que le chef de l'État a de son rôle. Les institutions de la Ve République la facilitent, d'où les demandes récurrentes de passage à la VIᵉ. Mais les acteurs sociaux, politiques ou culturels font-ils tous les efforts possibles pour aller dans le sens du débat et de la négociation ? Oui, si l'on considère l'intersyndicale déterminée, conjuguant radicalité défensive et réformisme ouvert à la négociation, qui s'oppose à la réforme gouvernementale des retraites. Non, si l'on se souvient des « gilets jaunes » : l'idée intéressante du Grand Débat, où l'on peut retrouver la pensée de Paul Ricœur, n'a pas abouti finalement à une négociation, faute d'avoir mobilisé les acteurs concernés, et ce, de leur fait, et pas seulement de celui du pouvoir.

À lire également

  • Emmanuel Macron met la pression sur Élisabeth Borne pour apaiser le climat social
  • La carte du « moi, ou le chaos » va-t-elle échapper à Emmanuel Macron ?
  • Entre Emmanuel Macron et les syndicats, l'impossible réconciliation
  • Retraites : après l'interview d'Emmanuel Macron, les syndicats désabusés

Peut-on imaginer un renversement de tendances ? Il faudrait au moins une profonde réforme institutionnelle et un personnel politique renouvelé - toutes choses qui semblent pour l'instant hors d'atteinte.

Par Michel Wieviorka, Sociologue, membre Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS, EHSS-CNRS)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Michel Wieviorka

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »