• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Lucas Lefebvre

Publié le 19 juillet 2026 à 18:30

Lucas Lefebvre

Lucas Lefebvre

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Par Lucas Lefebvre, Cofondateur de La Fourche

En réalité, un moment de bascule. Le texte adopté par le Sénat le 2 juillet rouvre la porte à des dérogations permettant l’usage de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides interdits en France. Une question concrète se pose : accepte-t-on de revenir sur des protections mises en place au nom de la santé et de l’environnement ? Et si, dans ce débat, on écoutait enfin ceux qui ont choisi  de s’en protéger ? 

Le bio, un choix de santé 

En juin, La Fourche a interrogé près de 7 000 de ses adhérents. 83 % déclarent consommer bio  d’abord pour protéger la santé de leur famille. Leur réponse éclaire une tendance plus large :  pour beaucoup de consommateurs, le bio n’est pas une posture, mais une manière de réduire  l’exposition de leur foyer aux pesticides. 

Pour de nombreuses familles, acheter bio est un arbitrage, parfois un effort budgétaire, toujours  une attente de confiance. Elles demandent simplement que le cadre légal ne fragilise pas ce  qu’elles cherchent à éviter : la présence de substances controversées dans leur environnement  alimentaire. 

Quand le doute existe, le recul est une faute 

La littérature scientifique documente depuis plusieurs années des risques associés à  l’acétamipride, notamment sur le développement neurologique et la reproduction. Le débat  scientifique n’est pas clos. Justement : c’est pour cela que le principe de précaution existe. Le Conseil constitutionnel a déjà censuré, le 7 août 2025, la réintroduction de l’acétamipride au  regard des exigences de la Charte de l’environnement. Ce rappel devrait compter. La santé  publique et l’environnement ne sont pas des variables d’ajustement. 

Personne ne nie les difficultés de certaines filières agricoles. Mais répondre à des impasses  agricoles réelles par un recul sanitaire serait une erreur stratégique. 

Le bio ne vit pas sous cloche 

Certains pourraient penser que cette réintroduction ne concernerait pas les consommateurs  bio. Après tout, les pesticides de synthèse sont exclus du cahier des charges biologique. Mais  les parcelles bio ne sont pas des îles.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Elles partagent les mêmes sols, nappes, vents et bassins versants que les parcelles  conventionnelles. Les substances mobiles et persistantes ne s’arrêtent pas aux limites  cadastrales. Elles peuvent circuler par dérive, ruissellement ou eaux souterraines. Aucun producteur bio ne peut garantir seul l’étanchéité de son exploitation face aux  pratiques de son voisinage. Réautoriser ces substances ne concernerait donc pas seulement  les exploitations qui les utiliseraient. Cela toucherait aussi celles qui ont fait l’effort de s’en  passer. 

La souveraineté alimentaire ne se construit pas en reculant 

L’argument des partisans de la réintroduction est connu : d’autres pays européens utilisent  encore ces molécules, pourquoi la France se pénaliserait-elle seule ? Mais est-ce vraiment cela,  la souveraineté alimentaire : s’aligner sur les pratiques les moins protectrices au nom de la  concurrence ? 

La France a construit, en deux décennies, une filière bio reconnue. Elle repose sur une  confiance fragile : celle de familles qui changent leurs habitudes pour réduire leur exposition aux  pesticides, et celle d’agriculteurs qui ont investi dans une autre manière de produire. Répondre à des difficultés agricoles de court terme en fragilisant cette confiance serait une  erreur. La souveraineté ne se gagne pas en renonçant à ses exigences. 

Le 16 juillet, la CMP devra choisir 

Cette promesse ne peut pas reposer uniquement sur les efforts des producteurs, des  distributeurs et des consommateurs bio. Elle a besoin d’un cadre légal cohérent, stable et  protecteur. 

Nous demandons aux membres de la commission mixte paritaire réunie le 16 juillet de ne  pas valider ce retour en arrière. De ne pas rouvrir une brèche que le Conseil constitutionnel  avait déjà refermée au nom de la Charte de l’environnement. 

Derrière chaque débat législatif sur les pesticides, il y a des terres, des nappes phréatiques, des  producteurs, des enfants, des familles. Il y a une question simple : quelle protection voulons nous garantir à ceux qui ont choisi de se nourrir autrement ? 

Le bio n’est pas un luxe. C’est une exigence de santé publique. Et cette exigence mérite  mieux qu’un recul voté au nom de l’urgence.

Lucas Lefebvre

Sur le même sujet

Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats