• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Marché de l'emploi: pourquoi la "Grande Démission" n'aura pas lieu en France

Louis Coulon

Publié le 25 avril 2022 à 08:56 - Mis à jour le 25 avril 2022 à 09:15

Grande Démission EM Normandie

Photo d'illustration

Shutterstock

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La Grande Démission qui frappe les Etats-Unis depuis juillet 2020 est un phénomène spécifique au marché du travail américain. Même s'il y a des tensions sur les recrutements en France, la situation est différente et appelle des réponses ciblées. Par Louis Coulon, co-fondateur de CleverConnect.

Après une vague de licenciements record au début de la pandémie, les Etats-Unis sont touchés depuis juillet 2020 par une vague de démissions sans précédent. Un phénomène nommé « Great Resignation » ou « Big Quit » qui n'en finit plus de faire parler de lui. Rien qu'à l'été 2021, pas moins de 4,3 millions de salariés ont quitté leur emploi, soit près de 3% de la main d'œuvre totale des Etats-Unis. Alors que la France enregistrait mi-2021, une hausse des démissions de près de 20% par rapport à la même période en 2019, faut-il s'attendre à un phénomène de même ampleur dans les prochains mois ?

Si ces chiffres ont de quoi alerter, ils doivent néanmoins être pondérés, notamment au regard des cadres réglementaires français et de la dynamique du marché de l'emploi observée ces dix dernières années qui se distingue fondamentalement du marché nord-américain ! Loin de reposer sur les mêmes causes, il y a fort à parier que le phénomène ne produira pas les mêmes effets en France ou en Europe.

Le futur du recrutement en France est-il prédit par la tendance américaine?

A première vue, les tendances démissionnaires semblent s'aligner, l'Europe et la France talonnant de près le modèle américain des derniers mois. Taux de chômage historiquement bas, pénurie de main d'œuvre généralisée, volatilité de la main d'œuvre, revendications sociales (QVT, équilibre pro-perso, etc.). On retrouve de nombreuses similarités entre les marchés de l'emploi nord américain et européens.

De quoi laisser entrevoir le spectre d'une Grande Démission à la française ? Pas vraiment ! Car les causes profondes sont bien différentes. La souplesse du cadre réglementaire américain couplé à tous les ingrédients précédemment mentionnés, a fortement déstabilisé le marché de l'emploi en période de baisse d'activité économique. Du côté de la France, le cadre et la situation historique sont diamétralement différents. Les mesures de sauvegarde des emplois, dont la principale est l'activité partielle, ont largement contribué à réduire le nombre de démissions pendant près de 2 ans. L'augmentation du nombre de démissions de CDI en France (+19,4% entre juillet 2019 et juillet 2021) ne serait donc qu'un effet de rattrapage.

Quant à la pénurie de main-d'œuvre, elle perdure depuis déjà une dizaine d'années sur le marché hexagonal. La situation est certes accentuée par la crise sanitaire, mais en aucun cas inédite. En 2017, la moitié des entreprises admettait ainsi faire face à des barrières au recrutement, notamment liées au manque de disponibilité des talents. En 2019, 6 métiers sur 10 étaient en forte tension de recrutement, contre 1 sur 4 en 2015. En cause, le manque d'attractivité d'un certain nombre de secteurs et métiers, moins en phase avec les attentes déjà changeantes des candidats à l'égard du travail (conditions et salaires en tête). En somme, la France devrait être épargnée par la lame de fond venue des Etats-Unis, et davantage préparée aux changements à venir.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Faut-il espérer un retour massif des candidats sur le marché du travail ?

Conséquence de cette vague de départs, les Etats-Unis sont entrés dans une nouvelle phase, celle du « Great Rehiring » ou « Grande Réembauche », se traduisant par un retour massif des démissionnaires sur le marché du travail. Faut-il donc se préparer à un afflux massif de candidats sur le marché français ? Pas vraiment. Loin d'avoir dû affronter des volumes de départs comparables, ni la France ni l'Europe n'ont à se préparer à cet effet boomerang pressenti. Et pour cause, toujours marquée par la pénurie qui tend à se pérenniser sur l'ensemble du Vieux continent, la balance du marché pèse aujourd'hui largement en faveur des candidats et un inversement de la tendance n'est pas à l'ordre du jour. En 2021, 90% des entreprises françaises ont signalé des difficultés à recruter (source : Manpower). Les candidats se font plus rares, sont plus exigeants et le font savoir. Alors, comment concilier les attentes des candidats et les besoins des organisations ?

Les entreprises doivent plus que jamais faire preuve de proactivité et de créativité pour attirer les candidats puis fidéliser leurs collaborateurs. La marque employeur, l'expérience candidat, le processus de recrutement, le développement des compétences sont autant de terrains sur lesquels les entreprises doivent investir pour se démarquer. La première impression, même sur le marché du travail, ça compte !

Mais, malgré tous les efforts d'attractivité et au-delà des difficultés à capter les candidats, les entreprises font face à une réelle pénurie de compétences. Rien que dans le numérique, Numeum, syndicat professionnel des entreprises de l'informatique, affirme qu'il manquerait 10.000 diplômés pour satisfaire les besoins des employeurs. Un constat qui fait ressurgir un problème structurel de plus en plus prégnant. Alors que la durée de vie des hard skills se réduit à mesure que la technologie évolue, comment les entreprises peuvent-elles s'assurer un apport constant de main d'œuvre qualifiée ? Un changement de paradigme doit s'opérer dans l'appréhension des compétences : lors de leurs recrutements, les organisations doivent plus que jamais penser en termes de potentiel et d'adaptabilité - et donc de soft skills - avant de considérer la maîtrise de compétences spécifiques.

À lire également

  • Grève chez Capgemini pour une hausse des salaires, sur fond de grande démission
  • La « grande démission » va-t-elle arriver en France ?
  • La "Grande démission" : comment expliquer les difficultés actuelles de recrutement en France ?
  • Des démissions en cascade aux États-Unis : la crise Covid a fait naître la #GreatResignation

La Grande Démission à la française n'aura pas lieu. Mais est-ce le plus important ? La tendance est à un marché dynamique porté par un taux de chômage bas et les nouvelles attentes des candidats. Contrairement aux recruteurs américains et à leur problématique nouvelle de volume, nous sommes dans un marché plus exigeant et plus compétitif. Les recruteurs français doivent continuer à peaufiner leur qualité d'orfèvre du recrutement en proposant aux candidats des expériences personnalisées, flexibles, humaines.

Louis Coulon

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats