Oman réduit ses dépenses budgétaires

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Qabus bin Said Al Said, sultan d'Oman
Qabus bin Said Al Said, sultan d'Oman (Crédits : DR)
En dépit de dépenses en baisse de 15,6%, le déficit budgétaire va rester élevé. Il représentera 24% du budget

Oman va réduire cette année ses dépenses publiques de 15,6% en raison de la chute des cours du pétrole mais prévoit toujours un énorme déficit budgétaire, a affirmé vendredi le ministre des Finances Darwish al-Balouchi.

Le montant des dépenses prévues pour 2016 est de 11,9 milliards de rials (28,3 milliards d'euros) contre 33,7 milliards d'euros en 2015, a indiqué M. Balouchi dans un communiqué. Les recettes du sultanat sont estimées cette année à 8,6 milliards de rials (20,5 milliards d'euros), en baisse de 26% par rapport à 2015, ce qui engendrera un déficit budgétaire de 7,9 milliards d'euros, selon le ministre cité par l'agence de presse ONA.

L'année dernière, Oman avait enregistré un déficit budgétaire de 10,8 milliards d'euros.

Les cours du brut ont chuté de moitié depuis juin 2014 en raison d'une abondance de l'offre et d'une faible demande. Les pays du Golfe, grands exportateurs de pétrole, sont durement touchés par cette crise et la plupart d'entre eux ont mis en place des mesures d'austérité.

Le sultanat a annoncé mercredi une série de mesures pour diversifier son économie et réduire sa dépendance à l'égard des recettes pétroliers, comme le lui a suggéré le Fonds monétaire international (FMI).

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Commentaires
a écrit le 04/01/2016 à 10:50 :
un déficit de 8Md € pour des recettes de 20Md € en 2016 (25,5 en 2015)...
cela fait un déficit autour de 30% des recettes
comment cela peut il continuer ainsi ?
posons nous les mêmes question au sujet de l’Arabie Saoudite. ...
a écrit le 03/01/2016 à 14:41 :
Si il est bien un pays au moyen-orient qui mérite notre soutient, c'est assurément le Sultanat d'Oman et le Sultan Qabus. Petit pays de 4 millions d'habitants qui n'est ni sunnite et ni chiite et dont le monarque s'est toujours employé à garder une neutralité unique dans la région. Cet apôtre de la paix aura permis de désamorcer bien des tensions, des libérations d'otages et probablement des conflits. Le pays pratique une réelle tolérance pour les minorités religieuses, les femmes voir les homosexuels. Le sultan très malade aurait largement mérité le Nobel de la Paix. Ci le déficit budgétaire permet de maintenir la concorde dans le pays alors c'est une bonne chose et un coup de pouce ne serait pas de trop pour ce pays méritant. Le déficit lié à un baisse du brut pourrait être de courte durée si des émeutes devaient éclatées au seins des population chiites au pays des Saoudes ou au Koweit, suite l'exécution du religieux chiite saoudien, car un baril à 100$ à la fin de l'année 2016 devient possible.

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