Pétrole  : nouveau revirement stratégique de la Russie

IDEE. En réponse au « niet » de Moscou, le 6 mars, de diminuer la production russe, l'Arabie Saoudite a immédiatement baissé ses prix. Le résultat fut un écroulement du prix du baril. Quatre semaines plus tard, le président russe veut stabiliser le marché en réduisant sa production. Pourquoi ce revirement stratégique, et comment s'est-il mis en place ? Par Gérard Vespierre (*) Directeur de Recherche à la FEMO, Fondation d'Etudes pour le Moyen-Orient, Président de Strategic Conseils.

11 mn

Gérard Vespierre.
Gérard Vespierre. (Crédits : Valérie Semensatis)

La décision du Kremlin de refuser la réduction de production de l'OPEP, le 6 mars, a créer une situation nouvelle dans le marché pétrolier mondial. La réduction proposée par Riyad avait pour objectif d'absorber la baisse de consommation chinoise et de maintenir les prix. La Russie, et singulièrement Igor Setchine, président de Rosneft, ont décidé de redistribuer les cartes. En maintenant sa production et donc enclenchant une baisse des prix, la Russie déclarait ouvertement la guerre aux producteurs américains de pétrole de schiste. L'objectif était clair. Il consistait à créer une situation de marché, avec production haute et donc prix bas. Cette option devait conduire de très nombreux producteurs des Etats-Unis à la faillite ! Comment et pourquoi cette orientation russe s'est-elle mise en place ?

Objectif et stratégie russe

Igor Setchine fut très clair, la Russie veut interrompre la progression de la part de marché américaine et même la réduire. Cette dernière est en effet passée, au cours de ces 10 dernières années, de 7% à plus de 14%, au détriment notamment de la Russie et de l'Arabie Saoudite. La disparition de plusieurs millions de barils par jour de la production américaine, car c'est de ce niveau de volume dont il s'agit, ferait perdre aux Etats-Unis de nombreux points de part de marché. La Russie, et l'Arabie Saoudite, les regagnant à leur profit.

Cette stratégie de combat, de guerre, car c'est de cela dont il s'agit, s'est affichée par la décision du 6 mars. Mais elle avait été encore plus ostensiblement exprimée 48 heures plus tôt, à la fin de l'ultime réunion de préparation russe.

Présidée par Vladimir Poutine, cette réunion s'est déroulée le 4 mars à l'aéroport de Moscou. Un des participants a résumé, on ne peut plus clairement, la vision générale: « On va leur faire voir ». « On » signifie naturellement la Russie, et « leur » les producteurs américains de pétrole de schiste....!

Cette stratégie d'affrontement avec les producteurs américains de pétrole de schiste est-elle née à l'approche de la réunion du l'OPEP du 6 mars ? Pas du tout.

Il suffit de reprendre les déclarations du ministre russe de l'Energie le 28 décembre 2019, soit plus de deux mois avant le « désaccord » de Vienne. Alexander Novak, ce jour-là, a en effet très clairement exprimé que « nous ne pourrons pas indéfiniment continuer à baisser les volumes de production. Il faut se préparer l'an prochain à de nouvelles orientations ». La période festive et cet étonnant retournement de stratégie ne permirent pas à cette déclaration d'être sérieusement considérée. Rétrospectivement, elle apparaît de la plus grande importance.

Et maintenant, Vladimir Poutine avalise un nouveau changement de stratégie. Il propose une diminution, même très importante (10 millions de barils par jour) des volumes de production dans le monde.

Pourquoi un tel revirement en... 4 semaines ? Il y a pour expliquer ce nouveau choix de très nombreuses raisons, le « timing », l'économie russe, et les difficultés de ses alliés.

Le manque d'actualisation

Comme il vient d'être rappelé, la stratégie de ré-augmentation des niveaux de production de pétrole russe a été exprimée par Alexander Novak en fin d'année 2019. Elle fut donc préparée et arrêtée dans la deuxième moitié de l'an passé. A cette période, y avait-il une menace de Covid-19 ? Absolument aucune.

En outre, le 4 mars, quand fut décidé cette nouvelle stratégie, l'Etat russe ne considérait nullement le Covid-19 comme une menace réelle, ni pour la Russie, et encore moins pour le reste du monde.

Or, le marché pétrolier, en quelques semaines, à cause du Covid-19, est passé d'une baisse de consommation chinoise de 2 à 3 millions de barils par jour, à une forte réduction de la demande mondiale, dépassant les 10 millions de baril jour.

Planifiée dans un environnement pétrolier mondial « normal », et de croissance, la décision russe s'est retrouvée mise en œuvre dans un marché mondial « anormal » et en forte régression.

Cette situation non prévue a créé un écroulement du prix du baril, qui est passé, pour le Brent, sous le seuil des 30 dollars pendant 3 semaines.

Les répercussions sur la Russie devenaient inévitables...

L'impact sur l'économie russe

Les déclarations russes ont souvent repris au début du mois de mars la notion de marge confortable pour l'économie russe et son budget équilibré sur la base d'un baril à 42 dollars. Mais un baril à moins de 30 dollars créait une situation non acceptable.

Dans un précédent article paru le 17 mars, Pétrole : la Russie a-t-elle tout prévu ?, nous évoquions un réel étonnement vis-à-vis de ce niveau de parité budgétaire, alors que le cours moyen du baril s'était établi à 69 dollars en 2018 et 65 dollars en 2019 ! Mais au-delà de la question de l'hypothétique équilibre du budget, c'est le risque sur la monnaie russe qui devient primordial, et sa conséquence immédiate, le retour de l'inflation.

L'impact du cours du pétrole sur le Rouble est en effet bien connu depuis 5 ans. Il suit une parfaire corrélation avec les hauts et bas du prix du baril. Coté 67 Roubles pour 1 Euro au début du mois de janvier, il est descendu à 88 Roubles, pour s'établir ce jeudi à 80 soit une dévaluation de 16%.

Ce niveau de dévaluation peut être acceptable, quelques jours, quelques semaines, mais pas plusieurs mois, car il impacte directement le prix à la consommation sur tous les produits importés. Il devient donc pour la Russie nécessaire de résorber la crise pétrolière qu'elle a lancée.

Ces conséquences financières et économiques se sont traduites dans la communication russe. Initialement, les acteurs pétroliers ont eu la parole, à l'exemple d'Igor Setchine président de Rosneft. Maintenant ce sont les financiers qui s'expriment, en particulier Kirill Dimitriev, président du fonds souverain russe d'investissement. Changement de discours, changement de communicant, changement de stratégie...

Kirill Dmitriev a affirmé, au lendemain de la réunion du G20, fin mars, que si d'autres pays rejoignaient l'initiative (de baisse de production) un nouvel accord dans le cadre de l'OPEP+ serait possible. «Des actions conjointes entre pays sont nécessaires pour rétablir l'économie mondiale».

Du « niet » unilatéral, le Kremlin s'est tourné vers la négociation multilatérale.

Mais, la Russie n'est pas la seule à subir les conséquences de sa décision du 6 mars.

Les difficultés des alliés de la Russie

L'Algérie est particulièrement proche de Moscou. Difficile d'imaginer que ces relations privilégiées n'aient pas été utilisées pour passer quelques messages, afin de faire remonter les cours. L'Algérie voit depuis plusieurs années fondre ses réserves en devises, employées à soutenir une très difficile situation économique. Depuis 2015 et la baisse du prix du baril, ce sont plus de 100 milliards de dollars qui ont ainsi été « brûlés » au rythme de 20 à 25 milliards de dollars par an ! Absolument insoutenable.

De l'autre côté de l'Atlantique, un autre allié de la Russie est aussi dans une situation insoutenable, le Venezuela, un des 5 pays fondateurs de l'OPEP, avec en plus des exportations très réduites par les sanctions américaines. Cette situation est intenable.

Sans aller aussi loin, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, très dépendants de leurs exportations de pétrole, et proches de Moscou ne peuvent que demander un changement de la stratégie russe, et une remontée des prix.

L'effondrement des cours en deçà des planchers escomptés, les nécessités économiques intérieures, et les pressions extérieures expliquent donc la rapidité et la radicalité du changement du cap stratégique du Kremlin.

Il convient d'ajouter également la rapidité et la force de la réponse saoudienne à la décision russe du 6 mars

Le « blitzkrieg » saoudien

Il n'est pas inutile de préciser que tous les experts et observateurs du marché pétrolier ont été plus que surpris de la réactivité saoudienne. Quelques heures après la décision russe du 6 mars, Riyad annonçait en effet une réponse à deux gâchettes : baisse immédiate de ses prix, et annonce d'une hausse de production de 2 millions de barils par jour à partir du 1er avril...

La rapidité de la réaction et sa puissance allaient produire une plongée immédiate des cours. Tel était le but recherché.

Moscou était pris au piège de sa propre stratégie. Tel était l'autre but recherché. En moins de 3 semaines, Vladimir Poutine se disait favorable à une diminution de production, qu'il avait refusé le 6 mars, opérant ainsi un changement de cap à 180°.

Le « Blitzkrieg » pétrolier saoudien était couronné de succès en moins d'un mois. Les négociateurs russes sont de retour « autour de la table », avec une volonté de négocier une baisse des volumes de production. Ces faits s'opposent aux commentaires de Philippe Chalmin, qualifiant « d'irresponsable » la stratégie saoudienne (Challenges). Elle a au contraire pleinement réussi et atteint son but : faire changer de 180° la stratégie russe, et amener Moscou à reprendre des négociations organisant des baisses de production.

La stratégie saoudienne a-t-elle été élaborée en moins de 24 heures ? Certainement pas.

ll serait naïf de considérer les décisions saoudiennes comme relevant d'une partie de dés, joué par un seul homme, le Prince héritier, Mohammed ben Salman. L'Arabie Saoudite dispose de la première compagnie pétrolière du monde, par le chiffre d'affaires et les profits. Saudi Aramco est puissamment organisée et sa direction financière est dotée d'un département « Stratégie et Développement ». C'est donc très probablement au sein de cette structure que fut étudiée et préparée la réponse au changement de cap annoncé, dès fin 2019, par la Russie.

Un process classique d'entreprise, aboutissant à une décision, et qui s'oppose à la description d'une « réaction solitaire » et « brutale », prise par « un adolescent despotique », MBS, prince héritier, comme le décrit Philippe Chalmin.

De nouvelles négociations internationales ont été reconduites qui n'avaient ce dimanche pas encore abouti.

L'implication américaine

Quand aux Etats-Unis, il est de l'intérêt de Washington de voir les cours du baril se reprendre de façon significative. Les tweets du président des Etats-Unis ont déjà œuvré dans ce sens, la semaine passée.

Mais la structure américaine, libérale et décentralisée, se situe à l'opposé de la structure des « sociétés d'Etat » russes et saoudienne. Les milliers d'entreprises américaines impliquées dans le pétrole de schiste, et la loi anti-trust, rendent impossible toute décision présidentielle, ou gouvernementale, autoritaire et verticale. La loi du marché se doit d'opérer, ce qu'elle a commencé à faire.

Les premiers signes sont venus de la diminution depuis mi-mars du nombre de machines de forage. De 815, il y a 3 semaines, leur nombre est descendu à 603 le 9 avril, soit 26% de baisse.

Parallèlement, la production américaine a baissé fortement pour la première fois, de 600.000 barils, passant de 13 à 12,4 millions de barils par jour, selon les statistiques parues le 8 avril.

Les Etats-Unis ne sont donc pas les mains vides dans des négociations de réduction de production.

Il y a également des possibilités de contacts directs entre la structure réunissant les producteurs texans et les autorités russes, et de tels échanges ont déjà eu lieu. La loi anti-trust n'interdit pas de parler avec la Russie...

Des décisions importantes pour l'ensemble du secteur pétrolier mondial sont donc à l'aube d'être prises.

Non pas par l'OPEP, ni l'OPEP+, mais paradoxalement par un OPEP++.

Un aboutissement, certes ponctuel, mais un résultat que la Russie n'avait sûrement pas prévu en prenant sa décision le 6 mars !

 _________

(*) Diplômé de l'ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA Finances, Paris Dauphine.
Auteur du site : www.le-monde-decrypte.com

11 mn

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Commentaires 28
à écrit le 06/03/2021 à 22:47
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Je veux m'imposer sur le pétrole

à écrit le 14/04/2020 à 17:09
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l’Algérie restée au temps de la préhistoire du pétrole ne pourrait pas redresser (un peu) la tête si les russes n'étaient pas là ! Sans liberté économique pas de résultats !

à écrit le 14/04/2020 à 13:22
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L'article résume simplement le résultat des négociations à un échec pour la Russie, un parti pris (habituel) qui ne correspond pas à la réalité. Il a échappé à l'auteur que personne n'est gagnant dans cette affaire, sauf les consommateurs qui bénéfic...

à écrit le 13/04/2020 à 16:27
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Il est très facile de dire qu'on réduit la production alors que les capacités de stockage s'épuisent. Je ne suis pas sûr que la décision de Poutine soit contrainte par l'Arabie Saoudite ou par les Etats Unis. Il se peut que Trump ait mis aussi quelqu...

le 13/04/2020 à 19:11
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Il se peut que Trump ait mis quelque chose ? Il se peut aussi qu'il n'ait rien mis parce qu'il n'a rien à mettre. La guerre c'était entre la russie et l'Arabie Saoudite. Les russes ne se seraient pas privés de le crier sur tous les toits si les US...

à écrit le 13/04/2020 à 12:07
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Commentaire vu sur l'éducation enligne: "Oskar Lafontaine le Sat Apr 11 2020 22:22:22 GMT+0800 (CST) Ne pas perdre de vue qu'à l'origine de l'effondrement du cours du baril de pétrole, avant même le coronavirus, il y avait déjà excès d'offre ...

le 13/04/2020 à 16:02
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Je voulais dire "Commentaire vu sur LEFIGARO enligne"

le 14/04/2020 à 0:58
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Vive la Russie

le 14/04/2020 à 7:42
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Vive l'Arabie Saoudite

à écrit le 13/04/2020 à 8:40
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Les nouveaux suzerains du marché de l'or noir, l'opep+ou++ est morte, texans et russes font la guerre, de vendeurs d'armes qui se transforme en suzerains de pétrole, il ya une decenie que l'opep, à leur tête l'Arabie saoudite, aurait décidé d'imposer...

à écrit le 13/04/2020 à 7:02
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Article hyper objectif. Bravo

à écrit le 13/04/2020 à 0:48
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Article objectif et intéressant mais qui ne me semble pas convaincant. Comment imaginer une seule seconde que les Russes n'aient pas prévu les conséquences que vous citez (budget déficitaire, alliés en difficulté etc.) ? On peut penser tout ce qu'on...

le 13/04/2020 à 9:03
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Poutine est un fin stratège de la propagande uniquement. Sinon, il navigue à vue en pensant plus à lui-même qu'à son pays. Des milliers d'exemples et de faits réels sont là pour prouver ceci.

le 13/04/2020 à 11:32
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> mais tout le monde s'accorde à dire que c'est un fin stratège qui voit plusieurs coups à l'avance. Tout le monde, c'est la propagande russe et ce qui reçoivent l'argent russe. La réalité est tout l'autre, il est difficile de trouver des exempl...

à écrit le 12/04/2020 à 21:15
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La réduction de la production était de fait inéluctable ... les capacités de stockage débordent. Au mieux, ils ne peuvent plus écouler que ce qui est consommé. Dit autrement, si ils remontent les prix, il suffit que les acheteurs qui ont suffisamme...

à écrit le 12/04/2020 à 20:29
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Bon article, bien documenté mais qui je pense passe à côté de ce qu'est vraiment la stratégie russe. Je crois que Russe et Saoudiens se sont rapprochés en 2019 et ont élaboré une stratégie de lutte commune contre le schiste américain qui prenait une ...

le 12/04/2020 à 21:08
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@Jack: Votre conception est jolie, mais elle ne colle pas avec les faits, certes, peu connus. Lors de ce conflit, L'Arabie Saoudite a particulièrement cherché de couler les exportations russes. Il y a eu une période de plus de deux semaines quand la ...

à écrit le 12/04/2020 à 19:12
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Bon article, mais quelques points à ajouter. a). A la réunion de Poutine avec les capitaines du pétrole qui s'est déroulée le 4 mars à l'aéroport Vnoukovo, la majorité d’eux était contre cette stratégie, selon le vice-président de Lukoil L. Fedoun e...

le 12/04/2020 à 22:52
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Je ne suis pas d'accord avec l'ex-moscovite pour deux raisons La première les exemples cités ne sont pas convainquant. La Biélorussie est en discussion avec la Russie sur le prix du pétrole livré depuis que le système de taxation du pétrole a chan...

le 13/04/2020 à 0:09
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@Ex Moscovite :Je ne partage pas le point de vue qui est de considérer que la flexibilité de l'industrie du pétrole de schiste lui permettra de repartir facilement et de se stabiliser à la suite du cours qui remonterait. Cette industrie demande beau...

le 13/04/2020 à 7:22
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@Ex-moscovite: Très très très bonne analyse. Merci et bravo.

le 13/04/2020 à 12:30
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@Jack: Le fait est que la Russie ne pouvait rien vendre de son gros point d’exportation. Oui, tout le monde pratique de gros rabais en ce moment, mais les Saoudites visaient particulièrement la Russie, ainsi, personne ne voulait acheter le pétrole ru...

le 13/04/2020 à 13:07
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@PASCAL RENDU: Désolé, mais votre remarque contient tellement de l’information issue de la propagande russe qu’il est difficile de la considérer sérieusement. Pour ce qui concerne l’essai de dégoûter les banques américaines qui financent l'exploita...

à écrit le 12/04/2020 à 17:09
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Quand finira-ton avec ce chantage permanent sur les économies par des pays qui ont une économie fonctionnant comme un racket permanent de type mafieux sur les économies des pays. Les richesses du sous sol sont une partie de la planète, avec effet s...

à écrit le 12/04/2020 à 16:39
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La morale de tout cela, c'est que plupart des pays producteurs de pétrole sont dans une fuite en avant. Ils ne savent plus quoi faire pour maintenir leur PIB, qui va finir par inexorablement baisser. Mais ces pays sont dans une logique de "Encore un ...

le 12/04/2020 à 16:58
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L'Australie compte beaucoup sur le charbon qu'elle consomme et exporte, la Pologne se chauffe et produit de l'électricité au charbon, ressource naturelle extraite par des gens qualifiés pour ça, comment "basculer" par raison vertueuse ? Et se "condam...

à écrit le 12/04/2020 à 16:37
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Le conseil de développement stratégique de l'Aramco s'appelle la CIA. Le royaume americano saoudien connait une situation économique particulièrement difficile, et a les plus grande difficultés a boucler son budget national. Poutine à l'occasion uniq...

le 12/04/2020 à 20:55
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@Hawat: Les russes ont déjà perdu cette bataille, si vous ne l'avez pas remarqué. Leur coût de production est largement supérieure à celui de l'Arabie Saoudite et sur nombreux gisements il est tout à fait comparable à celui du schiste américain. En p...

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