Pollution : nos villes ne respirent plus !

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(Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Il y a encore quelques jours 18 départements français étaient placés en «vigilance orange» par Météo-France. Le plan canicule a été déclenché, les ventilateurs et éventails ont refait surface et la qualité de l'air s'est fortement dégradée avec un indice de pollution élevé. En effet qui dit canicule, dit pic de pollution. Par Jean Marc Sanchis*

Ce gaz se forme sous l'action d'un fort ensoleillement combiné à des polluants émis par les activités industrielles et le trafic routier. Jusqu'alors, les solutions pratiquées pour réduire au mieux la pollution reposaient majoritairement sur le contrôle du trafic.

La vitesse maximale autorisée pouvait être réduite et les véhicules les plus polluants pouvaient également ne pas circuler. En juin 2017, il avait ainsi été décidé de restreindre la circulation avec le dispositif des vignettes Crit'air, à Paris, qui permettent d'identifier les véhicules autorisés à rouler lors des pics de pollution. Les véhicules portant les vignettes 4 et 5 avaient alors été interdits de circuler.

Récemment à Paris, la mairie a décidé de mettre en place la gratuité du stationnement résidentiel pour inciter les Parisiens à ne pas utiliser leur voiture. Un forfait « anti-pollution » a également été instauré sur l'ensemble du réseau de transports en commun francilien.

Quelles nouvelles solutions ?

Aujourd'hui, on assiste à la floraison de nouvelles solutions pour contrer cette pollution. Des solutions qui ne se concentrent plus uniquement sur la cause de la dégradation de la qualité de l'air mais qui tentent d'agir en aval afin de dépolluer.

Parmi elles, l'architecture dite durable ou le design écologique. Ces nouvelles réponses à la pollution nous permettent de revoir notre rapport avec la nature et, par extension, notre façon de construire nos villes. Elles prennent en compte les enjeux écologiques de demain pour mieux cerner les besoins d'aujourd'hui et purifier l'air de nos villes.

Ainsi, les défis du « Grand Paris », le plus grand projet urbain d'Europe, sont de fluidifier les transports en commun, mais aussi de créer des espaces verts.

Aujourd'hui, on ne peut plus ignorer les grands enjeux environnementaux tels que l'émission de dioxyde de carbone, les changements de climats ou la pollution. Dépolluer c'est rendre ses poumons à la cité. Il nous faut donc redoubler d'efforts, chacun à son échelle, pour que nos enfants grandissent dans des villes qui respirent. À nous de voir comment mettre en place au quotidien des actions collectives dans ce souci de développement durable.

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Jean Marc Sanchis, Directeur Commercial et Marketing de La Barrière Automatique

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Commentaires
a écrit le 08/08/2018 à 9:05 :
Et un plan vélo un peu consistant? il serait facile d'augmenter les trajets domicile travail en vélo (encore à une proportion ridiculement basse par rapport à nos voisins européens...)
et ainsi avoir un impact massif sur les embouteillages et la pollution de l'air...
L'IKV (indemnité kilométrique vélo) est un bon commencement ainsi que s'assurer du respect de la loi, car les aménagements vélo sont obligatoires mais non respectés...
a écrit le 07/08/2018 à 10:18 :
Haussmann, où es-tu ? l'indigence des politiciens, toujours et encore, aucune vision d'avenir pour les concitoyens parisiens (les pauvres) à part les entasser dans des surfaces toujours plus petites, conséquences de la spéculation immobilière. Si Haussmann a percé de grandes avenues, on oublie souvent qu'il a aussi développé les squares et parcs... dont les parigos auraient bien besoin actuellement. Mais que voulez vous, l'attrait financier prime sur le bien être. Ces politichiens sont vraiment pathétiques en hurlant à tue-tête que la pollution gnagnagna etc. mais à quand un deuxième et troisième champs de mars ? qui aura le courage de raser des immeubles pour en faire des espaces verts ? toujours que dl'a "gueule" ces zélus.
a écrit le 06/08/2018 à 22:10 :
La VRU de Chambéry était à 70 hier, sans rien d'indiqué sur le grand panneau (utile de savoir pourquoi) mais en sortie, quand les voies se rejoignent c'est passé de 90 à 80 au 1er juillet. On peut donc rouler plus vite sur la route sans séparateur qu'avec séparateur. :-)
a écrit le 06/08/2018 à 20:11 :
Problématique spécifique que les parisiens, selon leur habitude, extrapolent à l'ensemble du territoire.
Au point où ils viennent nous enquiquiner dans nos campagnes avec leurs vignettes, limitations de vitesse débiles, plan de sauvegarde du tétard arboricole et autres contraintes qu'ils essayent d'imposer là où leur problème ne se pose pas.
Qu'ils purifient donc l'air de Paris, ça leur fera du bien. Chez moi, les enfants grandissent en respirant, merci pour eux.
a écrit le 06/08/2018 à 13:37 :
"Parmi elles, l'architecture dite durable ou le design écologique"

Surtout que vous n'y êtes pas forcément très loin, quand on voit que les abeilles désertent (enfin s'y font massacrer plutôt hein... ) la campagne ravagée par les produits chimiques de l'agro-industrie pour aller se réfugier en ville, cela veut dire qu'il ne manque pas grand chose, peut-être rien d'ailleurs pour y élaborer un éco-système singulier.

Par ailleurs l'état d'esprit du citadin, plus évolué que son homologue provincial trop habitué à être entouré de nature pour la respecter on dirait bien, devrait faciliter encore plus le mouvement. Je pense que quand le lobby du BTP sera ach... heu convaincu, ou forcé, à partir de là cela devrait aller très vite.

Faudra juste leur parler de l'importance des insectes et qu'il n'y a pas de nature sans eux même si BAYER fait tout pour les éradiquer et nous avec d'ailleurs.

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