• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Pourquoi la finance peut sauver la planète

Photo de Ivan Best

Jean Pisani-Ferry

Publié le 12 octobre 2015 à 09:07 - Mis à jour le 12 octobre 2015 à 09:49

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Faire reposer la lutte contre le changement climatique sur des engagements volontaires, comme le fait la COP21, risque de conduire à l'échec. D'autres voies sont plus prometteuses, qui reposent sur les instruments financiers. Par Jean Pisani-Ferry, Commissaire général de France Stratégie

La plupart des gens détestent la finance, et la voient comme l'irresponsabilité et la cupidité incarnées. Pourtant, même après avoir provoqué une récession historique et mis des millions de personnes au chômage, la finance semble aujourd'hui indispensable pour prévenir une catastrophe plus grave encore : le changement climatique.

Il est urgent d'agir pour limiter le réchauffement climatique, mais la communauté internationale est désespérément à court d'outils. Peu de gens soutiennent les solutions les plus ambitieuses prônées par les économistes, comme un plafond global sur les émissions de GES, couplé avec un système d'échange de droits d'émission, ou encore l'application d'un prix du carbone dans le monde entier grâce à une taxe mondiale sur les émissions de CO2.

La méthode choisie risque peu d'aboutir...

Au lieu de cela, les négociations préparant la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris en décembre sont menées sur la base de promesses unilatérales volontaires, appelées Intended Nationally Determined Contributions. L'approche par les objectifs volontaires a eu le mérite de créer une dynamique mondiale qui pourrait faire de la conférence de Paris un succès. Il est cependant peu probable que cette méthode aboutisse, à elle seule, à des engagements qui soient à la fois contraignants et proportionnés au défi.

La finance peut être un moyen d'action

Voilà pourquoi les défenseurs du climat recherchent de plus en plus activement d'autres moyens d'action. La finance est en tête de leur liste.

Tout d'abord, la finance offre un critère précis pour évaluer la cohérence des actes et des paroles. En 2011, "Unburnable Carbon", un rapport révolutionnaire publié par l'organisation non-gouvernementale Carbon Tracker Initiative, a montré que les réserves avérées de combustibles fossiles détenues par les gouvernements et les entreprises privées dépassent d'un facteur cinq la quantité de carbone qui peut être brûlée au cours des 50 prochaines années si l'on veut maintenir le réchauffement climatique en dessous de deux degrés Celsius. Les réserves détenues par les seules 200 plus grandes sociétés pétrolières cotées en bourse - excluant ainsi les producteurs appartenant à des États, comme Aramco en Arabie saoudite - dépassent d'un tiers ce plafond carbone. Par conséquent, cela signifie que la valorisation boursière de ces entreprises est incompatible avec un objectif de limitation du réchauffement planétaire.

Vendre les actifs riches en carbone

Cette prise de conscience a conduit à une campagne visant à convaincre les investisseurs de céder des actifs riches en carbone. De nombreuses personnes et institutions représentant un portefeuille de 2 600 milliards de dollars ont déjà rejoint ce mouvement de désinvestissement. En outre, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney a souligné que les actifs carbone risquaient de devenir des « actifs bloqués », obsolètes. Les investisseurs sont ainsi avertis que, du point de vue de la stabilité financière, les titres « bruns » comportent un risque spécifique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le montant du désinvestissement peut paraître important - ce qu'il est effectivement dans la mesure où la campagne a été lancée récemment. Néanmoins, 2 600 milliards de dollars représentent 3 % seulement des titres non financiers privés mondiaux. La tendance est réelle, mais elle est encore trop faible pour déclencher des changements importants dans la valorisation et le comportement des entreprises de combustibles fossiles.

Un besoin d'investissements énorme

Si la finance est aussi importante, c'est également parce que la transition vers une économie sobre en carbone exige des investissements énormes. Selon l'Agence internationale de l'énergie, l'investissement mondial dans l'approvisionnement en énergie est actuellement de 1 600 milliards de dollars par an, dont 70 % reposent encore sur le pétrole, le charbon ou le gaz. Les montants d'investissements verts ne représentent que 15 % du total et les investissements dans l'efficacité énergétique - des bâtiments, des transports et de l'industrie - n'atteignent qu'un maigre total de 130 milliards de dollars. Limiter l'augmentation de la température moyenne de surface à deux degrés nécessite le développement de technologies propres et, de manière encore plus importante, un quadruplement des investissements dans l'efficacité énergétique au cours des dix prochaines années.

Des instruments de financement adéquats

Or, un tel investissement ne se financera pas facilement : son rendement dépend d'un prix du carbone qui reste insaisissable et ne se concrétisera que dans le long terme, alors que l'amélioration de l'efficacité énergétique implique de remplacer des centaines de millions de véhicules désuets et de rénover des centaines de millions de bâtiments voraces en énergie. Des instruments de financement adéquats sont nécessaires pour réaliser le bon projet, au bon endroit et à la bonne échelle.

Les banques de développement et les banques vertes ont un rôle considérable à jouer. Par exemple, des prêts à long terme ciblés, couplés avec un allégement fiscal ou une subvention, aideraient les ménages à se décider à moderniser leur maison.

Augmenter le prix du carbone

Mais les spécialistes du climat espèrent surtout que l'innovation financière pourra offrir la prévisibilité qui fait actuellement défaut. Afin de susciter les investissements nécessaires pour atténuer le changement climatique et pour verdir l'économie, il est essentiel d'éliminer les subventions accordées aux combustibles fossiles, et d'augmenter rapidement, de façon crédible, le prix du carbone. Or, comme la cherté du carburant est impopulaire auprès des ménages et pose des problèmes de compétitivité aux entreprises, les gouvernements sont réticents à prendre des mesures dès aujourd'hui - et sont tentés de revenir sur leurs engagements à agir demain.

Donner une "valeur sociale" au carbone

Pour surmonter cette appréhension, les défenseurs de l'action climatique se tournent vers des mesures incitatives. Certains ont recommandé que les gouvernements émettent des obligations de performance de CO2, dont le rendement serait réduit si les entreprises dépassent leur cible de carbone. Une autre idée, mise en avant dans un article récent de Michel Aglietta et ses collègues, est de définir une trajectoire pour un prix indicatif du carbone appelé sa « valeur sociale » et de fournir aux développeurs de projets verts un certificat de carbone garanti par le gouvernement, représentant la valeur de la réduction des émissions correspondante. Les banques centrales, suggèrent-ils, refinanceraient ensuite ces prêts aux développeurs, jusqu'à la valeur du certificat de carbone.

Cela reviendrait à prendre un pari calculé. Si le prix du carbone dans, disons, dix ans correspond effectivement à la valeur sociale annoncée, le projet sera rentable et le développeur sera en mesure de rembourser le prêt. Cependant, si le gouvernement revient sur son engagement, le développeur fera défaut, laissant la banque centrale avec une créance sur le gouvernement. L'impossibilité d'augmenter le prix du carbone se traduirait alors soit par une augmentation de la dette publique, soit, dans le cas d'une monétisation, par de l'inflation.

L'idée est de forcer les gouvernements à avoir quelque chose à perdre dans la partie, en équilibrant le risque d'inaction sur la taxation du carbone par le risque d'insolvabilité ou d'inflation. La procrastination serait impossible. Des actions de lutte contre le réchauffement climatique seraient engagées sans délai. Néanmoins, une décennie plus tard, les gouvernements - et les sociétés plus largement - devraient choisir entre la fiscalité, la dette et l'inflation.

Entreprendre des investissements massifs aujourd'hui et ne décider que plus tard comment les financer semble irresponsable - et à juste titre. Mais ne pas agir du tout serait encore plus irresponsable.

Traduit de l'anglais par Timothée Demont

Jean Pisani-Ferry est professeur à la Hertie School of Governance à Berlin et actuellement Commissaire général de France Stratégie.

Copyright: Project Syndicate, 2015.
www.project-syndicate.org

Jean Pisani-Ferry

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »