Ils étaient 5 000, sans leur robe noire, rassemblés pour la Convention nationale des avocats à l'Arena Park&Suites de Montpellier, du 28 au 31 octobre. Point d'orgue de cette manifestation : la présence de la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Christiane Taubira, ce jeudi 30 octobre.
Ce rendez-vous était, pour la profession, l'occasion de faire le point sur une actualité législative chargée. Et menaçante en certains points, selon les avocats.
Car plusieurs dossiers agacent, voire fâchent, la profession. À commencer par la réforme de l'aide juridictionnelle (AJ) que souhaite engager le gouvernement.
En juillet dernier, des milliers d'avocats avaient fait grève pour demander un financement durable. Suite à ce mouvement, le Premier ministre avait demandé au député Jean-Yves Le Bouillonnec de lui faire des propositions. Un rapport remis le 27 octobre à la Chancellerie. C'est sur la base de ce rapport que Christiane Taubira devrait engager une concertation avec les avocats.
La ministre rappelle que, selon des chiffres fournis par le CNB, seulement 7 % des avocats assurent 57 % de l'AJ.
Un prélèvement que le président du CNB qualifie d'oxymore politique - « une contribution volontaire obligatoire » - lui valant une ovation de la salle.
Autre pierre d'achoppement : le « projet Macron » comme le résume Jean-Marie Burguburu. Un projet qui comprend, entre autres, la suppression de la postulation territoriale, l'ouverture du capital des cabinets d'avocats, ou encore la création d'un statut d'avocat d'entreprise. Et qui déclenche « la colère, l'incompréhension, le désordre » dans la profession.
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Sur la question de la protection du secret professionnel et de l'interdiction des écoutes de conversations des avocats avec leurs clients - « c'est la démocratie qui est en danger ! », dénonce Jean-Marie Burguburu -, la ministre annonce un projet de texte de loi très prochainement.
« Nous allons discuter ! », répond Jean-Marie Burguburu...
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