L’ambassadrice Nikki Halley, VRP de Trump en Afrique
Aboubacar Yacouba Barma
Aboubacar Yacouba Barma
C'est le président Donald Trump qui avait annoncé, en septembre dernier lorsqu'il a reçu en déjeuner plusieurs chefs d'Etat africains à New York en marge de l'AG des Nations unies, qu'il enverrait bientôt l'ambassadeur de son pays à l'ONU en Afrique pour constater et rapporter la situation politique et humanitaire dans certains pays. « J'enverrais prochainement l'ambassadrice Nikki Halley en Afrique pour discuter des conflits et de leur résolution, et plus important, de la prévention », avait annoncé le président américain qui a nommément cité le Sud Soudan et la RDC, deux pays où les USA fournissent une importante aide humanitaire.
C'est ce qui explique que les deux pays constituent les étapes majeures de la tournée africaine que vient d'entamer Nikki Halley. En plus des entretiens avec les autorités des pays visités, des responsables de l'Union africaine et des représentants de l'ONU, Nikki Halley rencontrera des hommes, femmes et enfants qui bénéficient sur le terrain de la protection et du soutien des opérations de l'ONU ont indiqué vendredi dans un communiqué, les services de la diplomate américaine. Avec ce premier déplacement sur le continent, « l'ambassadrice Halley pourra se rendre compte par elle-même du travail de l'ONU dans des pays dévastés par les conflits, avec des visites auprès de missions de maintien de la paix et de sites où œuvrent d'autres agences de l'ONU apportant de l'aide humanitaire vitale » a précisé la même source.
La veille de son départ, l'ambassadrice américaine à l'ONU s'est fendue d'une tribune sur le site de CNN dans laquelle elle expliquait « pourquoi le président m'envoie en Afrique ».
Si l'Ethiopie avait été choisie en raison du fait qu'elle abrite à la fois le siège de l'Union Africaine et qu'elle accueille l'une des plus grandes communautés de réfugiés dans le monde, au Sud-Soudan et en RDC, il s'agira de parler surtout politique avec les autorités afin de débloquer le processus, ce qui constitue aux yeux de la diplomatie américaine un préalable pour la réussite des missions de l'ONU. « Ni le Soudan du Sud ni la RDC n'ont montré de réels progrès vers des solutions politiques pour mettre un terme à la violence. Or sans la volonté politique de ces pays, l'ONU ne peut atteindre ses objectifs » a aussi fait savoir l'ambassadrice américaine qui explique que le Soudan du Sud continue d'empêcher la mission de l'ONU de s'acquitter de son mandat alors qu'en RDC, des violations des droits de l'homme, des travailleurs de l'ONU assassinés et des élections longtemps différées ont ébranlé la confiance dans le gouvernement.
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Au Sud Soudan et en RDC, la visite de l'ambassadrice américaine est particulièrement attendue surtout par les opposants et la société civile qui espère une plus grande pression des USA pour imposer à Joseph Kabila l'organisation d'élections dans les plus brefs délais alors que le régime de Kinshasa semble jouer la montre.
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