Liberia / investiture de Weah : « Mister George » devient officiellement « His Excellency »

George Weah
Reuters

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Pour le symbole, George Weah aura accroché son maillot de footballeur à la retraite pour enfiler son costume de président du Liberia. Le symbolisme politique ne s'arrête pas là. Sous le baldaquin installé dans le rectangle vert du stade Samuel Kanyon Doe de Monrovia, archicomble, l'ancienne Prix Nobel et première femme présidente du pays et d'Afrique, Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, va transmettre le relais présidentiel à l'ancien Ballon d'or. Une affaire de titres et de...générations.
Devant ses nouveaux homologues, entre autres Muhammadu Buhari du Nigéria, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de Côte d'Ivoire, Faure Gnassingbé du Togo, Nana Akuffo Addo du Ghana, George Weah va jurer de diriger le pays selon les règles de la constitution du Libéria.
Avec son entrée dans le Manoir de Monrovia, l'enfant de bidonville vient d'entériner la première passation pacifique de pouvoir de l'histoire politique d'un pays longtemps miné par la guerre civile. La présence de la vice-présidente, Jewel Howard-Taylor, du vice-président sortant Joseph Boakai et de la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, devrait définitivement sceller la pacification du pays.
Après douze de règne de « Mom » -surnom d'Ellen Johnson Sirleaf- et une présidentielle marquée par la contestation, l'élection de Weah, enfant issu de la minorité autochtone, a soulevé un vent d'espoir sans précédent dans le pays. Lorsque les hourras se seront estompés, George Weah devra désormais entrer dans le moule présidentiel et concrétiser ses promesses de campagne.
Au-delà des grands thèmes de campagne sur l'accès à l'emploi, à l'éducation, à la santé, l'amélioration des services publics, la lutte contre la corruption devrait être l'un des dossiers les plus épineux sous les souliers du nouveau président. Pour autant, le redressement de l'économie reste le chantier le plus gigantesque des quatre prochaines années du premier mandat de George Weah.
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Sous perfusion d'aides internationales et du FMI, le Libéria pâtit de la chute des prix des produits miniers qui devraient être tirés pour la nouvelle année par les secteurs de l'or et du fer. Après les douze ans en demi-teinte d'Ellen Johnson Sirleaf, la croissance devrait dépasser les 2%. Mais tout ou presque reste à refaire.
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Tout comme l'espoir qu'il suscite, l'entrée de Weah à l'Executive Mansion suscite des vocations au sein de la jeunesse même si beaucoup remettent en cause sa capacité de gérer le pays pour lequel il a décroché un Master. L'ancien Ballon d'or a montré que quelque chose a changé au Liberia. Dans l'expectative, pressé de le voir réussir ou échouer, le monde suit de près ses pas de président du Liberia.
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