Présidentielle en Guinée-Bissau : José Mario Vaz écarté au profit d'Umaro Sissoco Embalo
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Un ancien Premier ministre plutôt qu'un président sortant. C'est le choix du Mouvement pour l'alternance démocratique (Madem), premier parti d'opposition en Guinée-Bissau. A l'issue de son Congrès d'investiture ce vendredi 9 août, le parti a porté son choix sur l'ex-Premier ministre (novembre 2016-janvier 2018) Umaro Sissoco Embalo comme candidat à la présidentielle du 24 novembre prochain.
Exclu du Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert(PAIGC), José Mario Vaz s'était alors rabattu sur le Madem, né de la scission du parti historique pendant la crise l'ayant opposé à Domingos Simoes Pereira. Venu réclamer la caution politique du parti, José Mario Vaz a échoué à obtenir l'investiture du parti d'opposition. Son entourage lui a alors conseillé de se présenter sous l'étiquette d'indépendant. «La décision a déjà été prise, il a accepté», confie-t-on auprès de nos confrères de l'AFP.
Le mandat du président devait normalement expirer le 23 juin. Mais en juin dernier, un décret du président sortant avait fixé la présidentielle au 24 novembre, prolongeant d'une vingtaine de jours la date du 3 novembre, initialement prévue par la Commission nationale des élections (CNE). Sur fond de tensions et d'accusations de coup d'Etat, la CEDEAO avait fini par soutenir ce calendrier, mais José Mario Vaz ne devait gérer que les «affaires courantes».
La fixation d'une présidentielle n'avait pas suffi à régler la crise politique en Guinée-Bissau. Si l'opposition entre Vaz et Pereira depuis 2015 avait plongé le pays dans une longue crise politique, les législatives du 10 mars dernier arrachées de haute lutte n'ont rien changé de la configuration. Le PAIGC contrôle la majorité à l'Assemblée nationale via une coalition, mais Aristides Gomes a été désigné Premier ministre pour sortir le pays dans l'impasse en attendant l'organisation de la présidentielle du 24 novembre.
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Cette dernière devrait voir la participation de plusieurs indépendants, en réalité des déçus qui n'ont pas obtenu de l'investiture d'un parti. Outre José Mario Vaz, l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, écarté de la liste des candidatures au Madem pour avoir manœuvré en douce le soutien d'autres partis, va aussi faire cavalier seul. Au PAIGC, on préférait la candidature de Cipriano Cassama, actuel président de l'Assemblée nationale, jusqu'à ce que Manuel Serifo Nhamadjo, ancien président de transition (2012-2014), ne se manifeste. Désormais, les spéculations vont bon train pour une candidature de Domingos Pereira, lui qui attend désespérément sa désignation comme Premier ministre.
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