À peine le confinement prononcé en France, le président du Conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric (PS), avait annoncé l'arrêt des chantiers publics dont il a la maîtrise d'ouvrage, le 19 mars. Néanmoins, pour ne pas pénaliser les entreprises concernées, l'élu départemental avait alors décidé que ces dernières recevraient une avance de 50% sur la facture du chantier, contre 30% habituellement. Une première mesure de soutien, avant un plan de relance plus global.
"Si son périmètredecompétences ne lui permet pasdesoutenir financièrement et directement les acteurs économiques, le Conseil départemental a engagé la préparation d'un planderelance à l'issuedecette crise sans précédent, en concertation avec les chambres consulaires et les fédérations professionnelles.Ce plan concernera notamment les acteurs du BTP, l'économie sociale et solidaire, l'artisanat et le commerce, le tourisme ainsi que l'agriculture", avait ainsi déclaré la collectivité dès le 20 mars.
Près d'un mois et demi plus tard, Georges Méric en a dévoilé les premiers contours lors d'une visio-conférence mercredi 6 mai. Depuis la mi-avril, la filière du BTP a entamé une reprise partielle et progressive dans la région toulousaine, entachée par la recherche de masques. Par conséquent, d'importants retards de chantiers sont à prévoir, à l'image des travaux en cours pour un nouveau collège à Escalquens et dont le Département 31 a la maîtrise d'oeuvre. Celui-ci devait ouvrir ses portes pour la rentrée scolaire de septembre 2020, mais finalement le Covid-19 a repoussé son ouverture au début de l'année prochaine. Mais qui va régler ce retard dans la livraison ?