L'immobilier et le BTP se préparent à la reprise à Toulouse

Pierrick Merlet

Quand la construction retrouvera-t-elle son rythme de croisière à Toulouse ?
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Quand la construction retrouvera-t-elle son rythme de croisière à Toulouse ?
Rémi Benoit
Il y a un mois jour pour jour, le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait le confinement des Français jusqu'à nouvel ordre face à la crise du Covid-19. Par ricochet, cette décision a provoqué l'arrêt brutal des chantiers de logements, du bâtiment et de travaux publics, sur la région toulousaine, mais aussi partout en France. L'exemple le plus marquant au niveau local est sans aucun doute la non-livraison dans les temps initialement espérés du futur Parc des expositions de Toulouse, le MEETT. Pour permettre la reprise de ces secteurs d'activité, le gouvernement a donc publié un guide au début du mois d'avril recensant les règles à respecter afin de "relancer la machine", mais aussi protéger la santé des salariés.
Si la reprise se profile pour les promoteurs, c'est aussi le cas pour la filière du bâtiment qui recensait au plus fort de la crise 95% de ses chantiers à l'arrêt en Haute-Garonne, tout comme pour la filière régionale des travaux publics dont 77% des entreprises étaient paralysés fin mars.
Seulement, pour reprendre leurs chantiers, le guide validé par le ministère du Travail le 3 avril impose le port du masques quand deux salariés ne peuvent respecter la distanciation sociale d'un mètre minimum. Un problème pour ces filières où les diverses tâches sont menées en équipe.
Face à cette difficulté de s'approvisionner en masques pour les entreprises, le guide vient d'être amendé pour permettre également l'utilisation de masques dits "alternatifs", avec un taux de filtration de l'air de minimum 90%. Si ce type de masque est généralement réutilisable, cet assouplissement de rassure pas pour autant les professionnels.
Par ailleurs, au-delà de la reprise des chantiers qui est accueilli favorablement, des entreprises s'inquiètent pour l'approvisionnement. En effet, dans les filières du logement, du bâtiment et des travaux publics beaucoup de matériaux proviennent de l'étranger. Et aujourd'hui, les flux de marchandises sont fortement ralentis.
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Cette reprise sera-t-elle donc éphémère ? L'avenir le dira. Temporaire ou pas, l'arrêt de tous les chantiers va avoir quoi qu'il en soit des conséquences sur les marchés, et en premier lieu sur celui de l'immobilier. Déjà ralenti par les élections municipales (reportées à juin pour le moment) ces douze derniers mois, la délivrance des permis de construire est au point mort et par conséquent, les mises en vente baissent à Toulouse et sur son aire urbaine, tandis que la demande est toujours là. Selon les derniers chiffres de l'Observer, l'observatoire de l'immobilier toulousain, les stocks étaient 7,9 mois sur la ville de Toulouse fin 2019 et de 9,3 mois sur l'aire urbaine. Pour éviter qu'un marché soit sous tension, ce stock doit être à 12 mois selon les professionnels.
Avant la crise déjà, l'immobilier toulousain connaissait une belle envolée. Fin 2019, le prix moyen du mètre carré de l'aire urbaine toulousaine, en logement collectif, était estimé à 3 900 euros, soit une hausse de +9% par rapport à 2017. Une tendance similaire à celle observée sur la ville centre où le prix moyen du mètre carré dépasse les 4 000 euros.
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