Quel programme économique pour le Printemps marseillais ?
Laurence Bottero
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Pour celle qui dans le civil est chef d'entreprise, le sujet n'est pas "un combat ente la gauche et la droite", mais "entre un système de 80 ans et une volonté de modernité".
"Nous sommes la métropole la moins attractive de France", pointe Olivia Fortin, soulignant les 300 000 personnes vivant dans les quartiers prioritaires, les 60 000 emplois qui manquent, chaque année sur le territoire et les 67 % de jeunes qui font le souhait de quitter la Cité phocéenne, par crainte, dit-elle, "de ne pas trouver d'emplois sur le territoire. Ce qui nous coupe de nos forces vives".
"Cette métropole est archaïque or pourtant nous avons tout pour être une métropole mondiale. Cependant les défis sont colossaux".
Et pour cela il faut prioritairement "créer les conditions".
"Nous avons bien conscience que ce n'est pas la collectivité qui va créer des emplois. Les entreprises doivent créer des emplois et nous, nous devons créer les conditions pour les aider à se développer et cela passe notamment par la qualité des services publics". C'est-à-dire des transports adaptés à l'échelle la métropole, le "réel échelon de la vie quotidienne". Ce qui, par effet de ricochet, doit servir l'attractivité endogène et exogène.
Reste ensuite à impulser. L'un des effets de leviers pour aider les entreprises du territoire passe notamment par la commande publique qui doit intégrer des critères favorisant le recours au local. Pour cela, "il faut allotir et intégrer des clauses sociales comme écologiques".
L'idée aussi d'un fonds métropolitain d'innovation, composé de contributions publiques et privées à 50 %, doté de 15 à 20 M€ auquel participeraient Région, CCI, Département... et qui octroieraient des prêts bonifiés ou des avances remboursables aux entreprises innovantes serait une réponse aux besoins de financement de ces dernières.
La relocalisation, mis en évidence par la crise sanitaire, est pour Olivia Fortin un autre levier qui permet de favoriser l'emploi non délocalisable. Une relocalisation pas uniquement industrielle mais qui concerne aussi l'agriculture. "Plus nous aurons le réflexe d'aller chercher des produits locaux, plus nous allons aider à la relocalisation qui est un enjeu de notre temps".
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Laurence Bottero
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