Quand le PLF interrompt la requalification de la Croisette

Laurence Bottero
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La Croisette entamera sa dernière phase de travaux, initialement prévue fin 2024, en 2026
(c) Snøhetta AURC

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La Croisette entamera sa dernière phase de travaux, initialement prévue fin 2024, en 2026
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C'était un projet de requalification ambitieux qui devait modifier la physionomie de l'un des plus célèbres boulevards au monde. Célèbre, mais qui n'était plus forcément à la hauteur de ce « village mondial » qui accueille chaque année, outre le Festival du Film, plus de 72 événements BtoB. Dès 2017 donc, Cannes enclenche un programme, doté d'une enveloppe de 133 millions d'euros, qui voit l'élargissement des plages, l'harmonisation des établissements balnéaires et la restructuration des réseaux de souterrains humides. Ultime phase, celle de la requalification totale de la surface, devait démarrer cette fin 2024 pour se terminer fin 2025.
Sauf que les prélèvements prévus par le projet de loi de finances 2025 sur les finances des communes viennent rebattre les cartes et le calendrier. Concernée à hauteur de 18 millions d'euros - 8 millions d'euros par an pendant deux ans, additionnés de 1,6 million d'euros pour combler la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales - Cannes a fait le choix de décaler cette ultime phase à 2026.
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Un report de deux ans que David Lisnard, son maire, justifie par un calcul simple : pour poursuivre le planning de requalification de la Croisette, il faudrait sans doute revoir l'imposition locale.
D'autant que le montant des offres soumises par les entreprises devant intervenir sur ce dernier chantier est bien plus élevé que les estimations initiales du maître d'œuvre.
Laurence Bottero