Municipales à Nice : Estrosi, Ciotti et la gauche, ce que dit aussi le sondage Ifop

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
LTD/SYSPEO/SIPA

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Les élections n'auront lieu que dans deux ans - selon le calendrier électoral - mais les armes se fourbissent déjà. Il faut dire que la spécificité des Municipales, c'est le temps long. Celui nécessaire pour convaincre, rencontrer les citoyens, faire « du terrain », des réunions, écouter les besoins... Un marathon sur la ligne duquel Christian Estrosi s'est déjà positionné, depuis le printemps dernier précisément et l'annonce de son intention de rempiler pour un quatrième mandat.
D'aucuns estiment que cette annonce, faite autant en amont du scrutin, est une erreur.
Généralement, la volonté de se présenter devant les électeurs demeure longtemps un secret de Polichinelle : tout le monde s'en doute, mais rien n'est officialisé.
Cette stratégie, c'est plutôt celle optée par Eric Ciotti. Le meilleur ennemi de Christian Estrosi n'a pas (encore) confirmé son intention de briguer l'écharpe et le fauteuil de maire mais il fait peu de doute que l'ancien président des LR se placera, lui aussi, sur la ligne de départ.
Avec un bilan satisfaisant, ainsi que le montre le sondage Ifop pour La Tribune, Christian Estrosi a-t-il raison de préempter le sujet ? 61% de citoyens se disent contents de leur maire et 90% des habitants heureux du cadre de vie que propose Nice. La semaine dernière, nos confrères de Ouest-France faisaient même de lui le troisième maire le plus médiatisé de France, derrière Edouard Philippe et Anne Hidalgo. Une visibilité qui sert la cause : faire parler de sa ville, c'est bon pour la notoriété.
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D'ailleurs, ce que dit aussi le sondage Ifop pour La Tribune, c'est certes la satisfaction ressentie par ceux qui ont voté pour Christian Estrosi aux dernières élections municipales, tout comme par ceux qui ont voté Emmanuel Macron à la Présidentielle de 2022 - un résultat logique vu le rapprochement des deux hommes - mais, plus étonnant, le même sentiment est perçu chez les électeurs de Jean-Marc Governatori, candidat écolo aux municipales de 2020, à 50%, et même à 37% chez ceux ayant voté pour la divers gauche Mireille Damiano. Les électeurs d'extrême droite ferment la marche, les soutiens de Philippe Vardon - qui a quitté, entre temps le Rassemblement National pour le parti de Marion Maréchal - adhérent à la stratégie du maire de Nice à 31%.
Laurence Bottero