Martine Vassal : "Economie et environnement ne doivent pas être opposés"

Laurence Bottero
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Martine Vassal "ne lâche rien" et même le week-end mouvementé par les soupçons de procurations illégales qui vient de s'écouler ne semble pas contribuer à affaiblir sa détermination. Et d'autant moins, dit-elle, qu'alors que la crise sanitaire s'essouffle, c'est une "onde de choc qui se prépare". Economiquement parlant, s'entend. "Le tissu économique est menacé. Il y a une inquiétude et l'obligation d'agir vite". Pas en injectant des millions d'euros, pas en misant tout sur la compensation financière, mais en "revoyant toute l'économie". Comprendre en remettant à plat ce qui doit l'être et en accélérant là où ça va bien.
Sujet qui divise, celui des croisières est pourtant primordial, "car c'est un pan de l'activité touristique", mais "il est indispensable de lutter contre la pollution et de retrouver un air sain". Martine Vassal estime que des mesures simples et rapides pour cela sont à disposition, comme l'instauration d'une ZFE, ou Zone à faible émission, en centre-ville, soit 314 000 habitants concernés. "Marseille doit devenir un port de croisière, 2 millions de croisiéristes sont attendus en 2021. Mais je veux accélérer sur le GNL, sur le branchement à quai".
Et la diminution de la pollution passe aussi par le trafic routier, le trafic ferroviaire, dont le noeud de la gare Saint-Charles doit "sauter".
Car enfin, dit-elle, pierre dans le jardin de son adversaire, le Printemps marseillais, "environnement et économie ne doivent pas être opposés. Certes, on ne soit pas laisser faire n'importe quoi. Mais justement capitaliser sur ce que nous avons vécu pendant deux mois de confinement".
Le confinement qui a fait accélérer la notion de télétravail. Pour Martine Vassal, c'est un vecteur d'amélioration de la qualité de vie au travail, qui doit faire émerger en ville, des lieux adaptés pour les salariés souhaitant un espace adéquat, "comme on a fait des lieux pour accueillir les startups". Autre corolaire du confinement, le recours plus important au commerce de proximité. "L'approvisionnement local, ce n'est pas un sujet que je découvre"... pointe celle qui, avec sa casquette de présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence a créé notamment un événement dédié en 2019, Marseille Provence Gastronomie.
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