Benoît Payan, quelle stratégie économique pour Marseille ?
Laurence Bottero
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Photo d'illustration
DR - Compte Twitter Benoît Payan
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On a longtemps pensé que l'élection du nouveau maire de Marseille se ferait au troisième tour. Comprendre, lors de l'installation du conseil municipal, là où - on a tendance à l'oublier - se fait réellement l'élection du premier magistrat. Dans la Cité phocéenne, même pendant la campagne électorale, il se murmurait qu'il faudrait attendre ce conseil d'installation pour véritablement connaître le nom du successeur de Jean-Claude Gaudin, tant les scénarios possibles étaient nombreux. La réalité a dépassé les espérances. Elle a même fait encore plus fort.
Car c'est finalement une sorte de quatrième tour qui est nécessaire pour connaître le nom de celui qui s'installera durablement dans le bureau du premier étage, face à la mer, au Vieux-Port et à la Bonne-Mère.
Benoît Payan, puisque c'est de lui dont il s'agit, devrait donc - sauf nouveau rebondissement - s'asseoir dans le fauteuil que Jean-Claude Gaudin a occupé durant 25 ans et quatre mandats. Enfin ! est-on tenté d'écrire, tant ce membre du parti socialiste n'a jamais caché sa volonté de diriger la deuxième ville de France.
L'émoi de ce nouvel épisode dans la longue série d'une élection à nulle autre pareille ne doit pas cacher ce qui est le fond du sujet : quelle stratégie désormais pour Marseille ?
Marseille dont on sait à la fois les difficultés mais aussi les capacités. Marseille qui a besoin de rattraper son retard. Sur le sujet, tout le monde est d'accord : les entrepreneurs, les économistes, les observateurs locaux... et Benoît Payan lui-même.
Là où on attend désormais le (futur) maire de Marseille c'est sur la feuille de route stratégique, économique notamment. Quels choix vont être faits pour placer la Cité phocéenne sur l'échiquier français mais aussi euroméditerranéen ?
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Car le sujet de fond, c'est l'attractivité. L'image extérieure de la Cité phocéenne n'est certainement pas à la hauteur de ce que doit être celle de la deuxième ville de France. Les rebondissements politiques - dont celui-ci - n'arrangent rien à l'affaire. Marseille est toujours considérée comme « à part », mais pas pour de bonnes raisons. C'est notamment l'une des réflexions que porte Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes qui connaît bien le territoire pour y organiser chaque année les Rencontres économiques d'Aix et qui le dit sans ambages « il faut changer l'image ». L'image extérieure c'est aussi la capacité à faire venir des entreprises exogènes, comme des investisseurs et en l'occurrence Marseille dispose d'arguments qui comptent, notamment l'opération d'intérêt national Euroméditerranée, qui il y a 20 ans a déjà été un levier de transformation.
Laurence Bottero
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