Dans le Sud, la gauche en arbitre, les écologistes aussi
Laurence Bottero
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Finalement, il y aura bien eu une surprise. Mais pas dans le sens attendu. Point de cavalcade en tête pour Thierry Mariani, alors que les récents sondages donnaient la tête de liste du Rassemblement National largement en avance face à son adversaire, le candidat LR- LREM et UDI, Renaud Muselier.
Ce ne sont pas dix points d'écart, mais 5 qui séparent les deux frères ennemis, respectivement à 36,8% et 31,91%. Un résultat qui a galvanisé le second et rendu furieux le premier.
C'est en effet un Renaud Muselier à la fois soulagé et combattif qui s'est dit, à sa façon, pas surpris par les résultats - « Nous avons déjoué les sondages » - et qui a affirmé d'ailleurs n'avoir jamais cru à cette distanciation annoncée. Un Renaud Muselier qui sait que si le chemin jusqu'à la victoire finale paraît moins sinueux, il n'en n'est pas moins semé d'embûches. Et que les négociations, discussions, stratégies, prises de paroles... à venir vont devoir être mesurées et fines.
Car la situation, après ce premier tour, est malgré tout complexe.
Avec 16,8% des voix, Jean-Laurent Felizia qui mène la liste qui rassemble la gauche (PS, PCF et écologistes) a annoncé son intention - et celle de ses colistiers puisque la décision a été prise de façon collégiale - de se maintenir au second tour. Il faut dire que l'enjeu pour la gauche dans le Sud n'est pas neutre. Depuis 2015, aucun élu de la gauche ne siège au sein de l'hémicycle régional. On se souvient alors d'un Christophe Castaner - que les Français découvriront plus tard en ministre - furieux, annoncer le retrait de sa liste au profit de celle menée alors par le LR Christian Estrosi pour cause de front républicain. Si Jean-Laurent Felizia a malgré tout laissé une porte ouverte, le propos est bien plus clair sur les intentions de la gauche, du côté du premier secrétaire du PS dans les Alpes-Maritimes, Xavier Garcia. Lequel explique que la liste de la gauche unie pouvait pas se priver d'un second tour pour favoriser davantage encore Renaud Muselier. « On ne peut pas demander à une force politique de s'effacer pendant 13 ans ».
Laurence Bottero
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