Nouvelle-Aquitaine : les voeux en clair obscur d'Alain Rousset

Pierre Cheminade

Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le 13 janvier 2023, à Bordeaux.
Agence APPA

Pierre Cheminade

Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le 13 janvier 2023, à Bordeaux.
Agence APPA
Montée de l'extrême droite et de l'abstention en France et ailleurs, guerre en Ukraine « d'une brutalité qu'on croyait disparue », dérèglement climatique et assèchement des ressources en eau : c'est avec un ton grave, traduisant « une très grande inquiétude », qu'Alain Rousset a longuement évoqué le contexte politique, économique et climatique peu enthousiasmant de ce début d'année 2023. Avant d'esquisser quelques pistes qui, fidèles à sa ligne politique, s'articulent autour de modèles décentralisés :
Mettant en avant « le sillon de la Région qui s'inscrit dans le long et moyen terme », le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a ensuite égrainé les projets de développement économique à l'œuvre sur le territoire comme autant de solutions aux défis de la transition écologique : du lycée des métiers du bâtiment de Felletin (Creuse) au 1,7 milliard d'euros d'investissements programmés sur le bassin gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), du projet d'école vétérinaire à Limoges (Haute-Vienne) au développement de la biotech Treefrog Therapeutics (Gironde) en passant par les innovations développées par Elicit Plant (Charente), le Ferrocampus (Charente-Maritime), Envie (Gironde), HDF Energy (Gironde) ou encore ACC (Charente), Flying Whales (Gironde) et Imet Alloys (Creuse). Il a également rappelé les feuilles de route régionales autour de la transition écologique, Néo Terra qui concerne désormais la moitié des subventions régionales, et de la sortie des pesticides de synthèse à l'horizon 2030 au profit des solutions de biocontrôle.
Mais la grosse annonce, qui n'en est pas encore véritablement une à ce stade, c'est la tenue de négociations entre la Nouvelle-Aquitaine et une entreprise du solaire pour décrocher un investissement hors norme :
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La Nouvelle-Aquitaine serait encore en compétition avec deux autres territoires pour accueillir cette entreprise qui a signifié son intérêt pour le Sud-Ouest. Il reste encore beaucoup de sujets administratifs et territoriaux à éclaircir mais le projet s'élèverait à environ 1,4 milliard d'euros. Il porterait l'implantation d'une voire de deux usines en Nouvelle-Aquitaine, permettant de créer à terme jusqu'à 3.000 emplois.
Pierre Cheminade