« J’ai la volonté de faire » (Benoît Payan, maire de Marseille)
Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - Les résultats du sondage Ifop/Public Sénat pour La Tribune, publiés hier, montrent une bonne appréciation de l'action municipale que vous menez...
BENOÎT PAYAN - Je n'ai pas par habitude de commenter les sondages. Mais ce sondage reflète une majorité au travail, a contrario de certains qui tentent de dénigrer l'image de la ville. Les Marseillais comprennent apparemment mieux le travail qui est fait que certains de ceux qui veulent les représenter.
Ce sondage souligne la façon dont les Marseillais perçoivent le maire de Marseille. Ils vous estiment compétent, portant une vision...
Je travaille 100 heures par semaine, j'ai une volonté de faire, j'y mets toute ma passion. Cette ville s'est imposée à moi. C'est mon intérêt de la faire changer.
Quand on est adolescent et que l'on essaie de comprendre le monde et que l'on comprend justement que l'on peut contribuer à le faire changer, on n'hésite pas. Marseille a été abîmée, y compris par ma famille politique. Donner pour les autres, cela relève du sacerdoce.
Vous arrivez à mi-mandat. La feuille de route que vous vous êtes fixé lorsque vous avez été élu est-elle respectée ? Quel bilan tirez-vous ? Et quelle vision avez-vous pour les trois ans à venir ?
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Il reste encore beaucoup à faire. Ma vision ne s'arrête pas à trois ans, elle se pense sur des décennies. On a besoin d'inventer un futur à Marseille. Je la ferai grandir. Cette ville est magique. Et elle est de plus en plus aimée. La qualité de vie est essentielle. Nous sommes en train de mener le plus grand plan de rénovation des écoles. D'ici la fin du mandat, nous aurons avancé. Marseille est une ville où on fabrique de la culture, des solidarités. Cette ville a été coupée en deux. Il y a une fracture béante. Il faut la réparer et j'y arriverai. Cela signifie mettre les moyens et j'ai, face à moi, beaucoup de challenges. En revanche, il faut repenser le fonctionnement des institutions. Il y a trop de millefeuille et c'est à l'Etat de réfléchir à la meilleure façon de réformer les institutions locales. L'organisation territoriale, c'est n'importe quoi. Plus rien n'a été fait depuis la loi de décentralisation à part multiplier les échelons.
Laurence Bottero
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