Immigration, uniforme au lycée, municipales à Marseille : ce qu’en pense Renaud Muselier

Laurence Bottero
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Les sujets ne manquent pas à quelques jours de la traditionnelle trêve des confiseurs. Immigration, faits de violence commis par les jeunes, formation, organisation des Jeux Olympiques d'Hiver en 2030, ont été tour à tour l'objet des questions soumises à Renaud Muselier par Olivier Bost (RTL), Pauline Buisson (M6) et Claire Conruyt (Le Figaro), les trois journalistes du Grand Jury RTL.
Sur la loi immigration, Renaud Muselier, a rappelé le « besoin de fermeté républicaine » face à des mouvements d'immigration difficiles à gérer, entre autres pour les maires des villes frontalières, comme, pour le cas de Provence Alpes Côte d'Azur, Menton et Briançon, voisines de l'Italie. Rappelant que ce sont « des souffrances humaines » et que « les maires sont confrontés au quotidien à cette problématique de proximité », le président de la Région estime que « la législation doit évoluer. Le continent européen apporte des réponses de qualité de vie bien supérieures et bien différentes en termes de démocratie, en termes de soins, de travail, de respect des femmes que nous devons traiter en Europe et en France. Nous avons du retard. La loi proposée par Gérald Darmanin aurait dû être votée depuis longtemps, par nous les gens de droite ». Une façon de remettre une pierre dans le jardin de son ancien parti, Les Républicains.
Sur l'accord franco-algérien qui facilite la circulation, l'emploi et le séjour sur le territoire des ressortissants algériens, Renaud Muselier rappelle que le contexte de 1968, date de la mise en place de cet accord, n'est évidemment plus le même que celui de 2023. « Il faut l'amender et le restructurer ». Et de demander aussi à « renouer nos relations avec les Marocains ». Relations dont on sait qu'elles s'étaient particulièrement refroidies et qu'elles semblent être en phase de réchauffement.
Concernant les travailleurs sans papiers qui peuvent être régularisés, Renaud Muselier le dit « j'ai un principe, ceux qui travaillent, payent leur cotisation, parlent français, pourquoi les chasser ? Nous en avons besoin dans nos vignes, nos restaurants. Celui qui s'est intégré, pourquoi le chasser ? ».
Laurence Bottero