Loi PLM : Renaud Muselier en remet une couche

Laurence Bottero
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La réforme de la loi PLM - Paris-Lyon-Marseille - est un peu le serpent de mer qui, régulièrement, refait surface. Faut-il supprimer ce mode de scrutin qui place les trois métropoles de France dans une situation à part ? Le sujet est largement sur la table et les réflexions et travaux quant à sa possible rénovation, en cours. A la manœuvre, Sylvain Maillard, le député de Paris et président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.
Annoncé pour décembre, le dépôt d'une proposition de loi n'est, pour l'heure, toujours pas acté. Ce qui, entre temps, nourrit forcément les discussions et les interrogations. Voire les petites phrases. Qui peuvent irriter.
En estimant que la loi PLM concernait « avant tout Paris », Sylvain Maillard a provoqué l'ire de Renaud Muselier. Le président de la Région Sud a vu rouge, très rouge et l'a fait savoir. Rappelant notamment que la République française ne s'arrête pas aux portes du périphérique parisien.
Une façon de dire que la réforme, tout comme la loi, sont un sujet suffisamment complexe pour ne pas le regarder sous le seul prisme d'une ville, toute Capitale qu'elle soit.
Et de rappeler quelques fondamentaux bien sentis : le vote municipal se fait avant tout « sur le nom et le visage qui figurent sur les affiches électorales ».
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Le président de la Région Sud de dénoncer un regard qui se ferait « sans intelligence ni pratique » et ne regarderait que par le petit bout de la lorgnette parisienne. « Ce ne sont pas les Parisiens qui vont décider pour les Marseillais », tacle-t-il. Renaud Muselier qui rappelle qu'avant de parler projet de loi voire modification définitive, il faut savoir être beaucoup plus transparent sur les compétences de chacun. « Cela ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs, il est nécessaire d'abord d'apporter une clarification sur les compétences locales ». Notamment sur le rapport entre celles dévolues aux maires de secteur et premier Magistrat de la ville.
Laurence Bottero